"Qualité Environnementale des Bâtiments", en route vers les indicateurs de performance
L’isolation des bâtiments est devenue un enjeu majeur avec les contraintes écologiques contemporaines. En effet, une bonne isolation est synonyme de nombreux avantages, à la fois sur le plan économique avec une facture de chauffage moindre et sur le plan environnemental grâce à la diminution des émissions de CO2. Lire la suite| Retour à l' accueil |
Le japonais Sim-Drive annonce un véhicule électrique avec 300 km d'autonomie
Par Raymond Bonnaterre le 31 mars 2011 | (2) Commentaires | Permalink
Le consortium japonais Sim-Drive, spin-off de l'Université de Keio, regroupant les talents d'universitaires et de grands Groupes nippons (Mitsubishi Motors, Isuzu, Kureha, Pioneer, etc.) est sûrement un des centres de développement de véhicules électriques les plus innovants du moment (Voir les prototypes de la Keio dans un précédent papier). A base d'une technologie à quatre roues motorisées (in-wheel motors) il propose un véhicule électrique de 1650 kg alimenté par une batterie Toshiba de 24,9 kWh présentant une autonomie de 305 km en roulant à 100 km/h. Ceci représente une consommation d'énergie électrique de 84 Wh par kilomètre. Ce superbe résultat est rendu possible en particulier par la technologie in-wheel qui supprime toutes les pertes d'énergie par frottement tout au long d'une chaîne de transmission mécanique classique.
Soyez sûr cher lecteur que la technologie EV et ses batteries associées n'en sont qu'au début d'une très longue aventure.
LIRE le .
Le 31 Mars 2011
Voir aussi : véhicules électriques
Le prix de l'essence: un obstacle certain vers la réelection du Président Obama
Par Raymond Bonnaterre le 31 mars 2011 | (0) Commentaires | Permalink
En ces temps agités en Afrique du Nord et au Moyen-Orient (MENA), en ces moments où le WTI coté sur le NYMEX a perdu probablement de façon définitive son rôle de benchmark mondial au profit du Brent coté sur l'ICE à Londres, les cours de l'essence aux États-Unis se sont indexés sur le prix marginal de l'essence importée d'Europe. Il en résulte de copieuses marges de raffinage (entre 20 et 25 $/baril) pour les raffineries américaines provenant à la fois du spread de 10$ par baril entre Brent et WTI qui se superpose à la marge entre le cours de l'essence et celui du pétrole européen (FIG.I). Les prix à la pompe aux États-Unis ont gagné plus de 50 cents depuis le début de l'année pour venir friser les 3.6$/gallon en moyenne avec des prix dépassant les 4$/gallon en Californie (EIA). De telles données économiques laissent augurer d'excellents résultats financiers pour les Groupes pétroliers américains au premier trimestre 2011, mais elles sont politiquement destructrices pour l'Administration Obama et son patron.
Que peut faire le Président devant cette équation énergétique et financière dont les clés se trouvent sur la cotation du Brent à Londres et dans les mouvements d'émancipation démocratique dans le MENA? Objectivement pas grand chose. Mais ceci ne l'a pas empêché d'aborder hier ce sujet au cours d'un long discours à la Georgetown University à Washington portant sur l'indépendance énergétique des États-Unis.
- Constatant les retards pris dans le développement des ressources pétrolifères du Golfe du Mexique, les deux-tiers des permis accordés ne seraient pas encore en phase d'exploration (le traumatisme de la plateforme BP a dû en refroidir certains),
- constatant que faute de rentabilité et face aux problèmes de logistique, les biocarburants de deuxième génération n'ont pas connu le succès escompté par les oracles du Department of Energy ,
le Président Obama n'en demeure pas moins convaincu que la poursuite des objectifs d'amélioration dans l'efficacité énergétique des véhicules et l'accroissement des productions locales de pétrole et de gaz, conventionnel ou non, le développement des biocarburants et leur large distribution, leur utilisation dans l'Air Force, le développement des véhicules hybrides et électriques, devraient permettre de réduire d'un tiers les importations de pétrole des U.S.A. "en un peu plus d'une décennie".
Pour atteindre un tel objectif encore faudrait-il convaincre le consommateur américain qu'il doit choisir lors de ses achats de voitures les véhicules les moins lourds et les plus sobres en carburant. Une politique interventionniste de type Bonus-Malus étant impensable dans ce pays de liberté, il ne reste plus qu'à espérer que les prix des carburants vont enfin jouer leur rôle et infléchir les choix des conducteurs et des fabricants vers des modèles plus énergétiquement efficaces.
Remarque: pour parler de façon pertinente des importations de pétrole américaines il faut examiner les importations nettes (FIG.II, courbe rouge). En effet les raffineurs américains constatant de moins en moins de demande locale, en raison de la réduction des consommations et de la montée des biocarburants, exportent de plus en plus de produits tels que le gasoil très bien payé en Europe. Les volumes exportés de produits pétroliers au mois de Janvier dernier se sont élevés à 2,7 millions de barils/jour. Ceci fait que pour des volumes importés de près de 12 millions de barils/jour, les importations nettes n'ont atteint que 9,3 millions de barils/jour au mois de Janvier. Pour comprendre l'objectif du Président Obama, en réduisant les importations "d'un tiers de 11 millions de barils/jour ...en un peu plus qu'une décennie", est donc de ramener ces importations nettes vers les 5,7 millions de barils/jour. Il suffit pour cela de refaire aux U.S.A. en un peu plus de dix ans ce qui a déjà été réalisé en 5 ans. Le gaspillage énergétique américain est une vraie mine d'économies.
LIRE l'intégrale du qui devant un parterre d'universitaires, met en avant avec humour la compétence indéniable de son Secrétaire d'État, Prix Nobel de physique. Du petit-lait politique.
Le 31 Mars 2011
Voir aussi : énergie fossile
La consommation d'électricité marqueur objectif du dynamisme économique des Nations
Par Raymond Bonnaterre le 29 mars 2011 | (3) Commentaires | Permalink
Au moment où une partie du Japon, troisième économie mondiale et leader incontestable dans de nombreuses techniques de pointes, se retrouve en pénurie de puissance électrique - les autorités japonaises anticipent un manque de puissance électrique qui pourra atteindre les 15000 MW cet été dans la région de Tokyo - il semble utile de rappeler l'importance de la ressource électrique dans le développement économique des Nations. L'importance de l'énergie électrique dans les processus industriels, dans le fonctionnement de tous les équipements informatiques et de communication, dans la gestion des températures et de l'hygrométrie de notre environnement domestique, dans la salubrité de notre alimentation, dans le transport de masse, etc. n'est plus a démontrer. La consommation de cette ressource énergétique particulièrement bien adaptée au milieu urbain en fort développement, ne pourra aller qu'en croissant avec la montée du niveau de vie moyen des populations et l'arrivée de nouvelles applications comme les véhicules électriques.
Pour convaincre le lecteur incrédule il suffit, à mon avis, de consulter les consommations électriques données par l'EIA d'un vieux pays, aux activités industrielles chancelantes et à la population croissante d'un pour-cent par an : les États-Unis (FIG.I).
Après la stabilisation du PIB de ce pays en 2008 et le recul observé en 2009 suivi d'une reprise en 2010, il est possible d'observer que les consommations d'électricité ont parfaitement répliqué ce va-et-vient économique de ces trois dernières années tout en s'inscrivant dans la tendance décennale des consommations d'énergie électrique qui varie de façon sensiblement linéaire avec une pente de 0,165 TWh par milliard de dollars "2005" de PIB. La même courbe portant sur les productions nettes montre une pente de 0,176 TWh par milliard de dollars "2005" de PIB. Ceci correspond à 0,15 TWh par milliard de dollars de PIB 2010 pour la consommation et à 0,16 TWh pour la production nette.
Il n'est donc pas nécessaire d'être grand-clerc pour prévoir que malgré les convictions de certains mouvements écologiques d'Outre-Atlantique, les consommations américaines d'électricité vont probablement poursuivre leur croissance avec l'augmentation du PIB et des populations qui affectionnent tout particulièrement les États de la Sun-Belt. Entre 1993 et 2009 le nombre de foyers américains s'est accru de 17 millions d'unités (de 96,6 à 113,6 millions) et le nombre de foyers se chauffant majoritairement à l'électricité s'est accru pendant cette durée de 13,2 millions d'unités en passant de 25 à 38,2 millions . Quand aux équipements électroniques, ils abondent FIG.II (Source EIA, ).
Dans le cas de la France, la part de la consommation d'électricité dans le mix énergétique est particulièrement importante, en raison d'une politique tarifaire favorable. Cette consommation présente d'une année sur l'autre une forte variabilité dépendant des conditions climatiques, le chauffage des foyers constituant une part importante de la consommation d'électricité. Pour juger des tendances à moyen-terme des consommations en fonction du PIB il est donc préférable d'utiliser les données de consommation électrique annuelles corrigées des variations climatiques fournies par RTE (FIG.III).
Après une année 2006 en stagnation, due à une chute brutale des consommations des grandes industries, les consommations d'électricité corrigées du climat en France sont reparties à la hausse en 2007 et 2008 pour se replier avec la crise en 2009 et reprendre ensuite en 2010. Dans la relation consommation-PIB, la pente de la droite de corrélation de 0,156 TWh par milliard d'euros "2000" de PIB correspond à une croissance de 0,13 TWh par milliard d'euros 2010 de PIB.
Dans l'hypothèse d'une poursuite de la croissance économique de notre pays, liée en particulier à la croissance démographique, il faut donc anticiper une augmentation des consommations d'électricité dans les années à venir. Ceci est d'autant plus vrai pour la France que la croissance observée dépend de plus en plus des consommations des petits ou moyens clients, la part des grands comptes industriels qui représentaient 23% de la consommation hors pertes en 2001, n'en représentaient plus que 17% en 2010.
Ces résultats portant sur des économies présentant des PIB à intensité énergétique décroissante montrent que malgré un ratio de plus en plus faible des consommations globales d'énergies ramenées au PIB, l'énergie électrique occupe une position privilégiée par rapport à ses concurrentes telles que le pétrole dont les prix deviennent de plus en plus dissuasifs. Il s'opère donc un transfert de la ressource pétrolière vers l'électricité. L'exemple de la gestion des températures et autres fonctions des foyers est facile à identifier. Mais en Europe par exemple il serait possible de citer le succès croissant du trafic dans le tunnel sous la Manche qui se développe aux dépens des transports aériens et surtout maritimes pour les marchandises. Il y a là un exemple d'une substitution directe de la consommation de kérosène ou de fuel lourd devenus trop onéreux vers l'électricité dans les transports et rendue possible par un investissement majeur. La concurrence entre le TGV et le transport aérien sur notre territoire est un autre exemple de ce transfert de ressource énergétique. Les transports de masse ferroviaires (TGV, RER, métro, tramway) de façon générale assurent cette fonction dans le monde. Ils impliquent faute d'évidente rentabilité, le plus souvent au préalable un investissement massif de la collectivité. Il sera intéressant de suivre les péripéties d'un tel développement du train rapide envisagé en Californie.
Le 29 Mars 2011
Voir aussi : actualités
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Qatar: Pearl, une usine GTL qui transmute le gaz en or
Par Raymond Bonnaterre le 24 mars 2011 | (2) Commentaires | Permalink
Shell annonce le démarrage de l'immense complexe pétrolier Pearl au Qatar (article précédent sur le sujet) qui va valoriser les immenses réserves de gaz naturel du North Field situé à 60 km au large que l'émirat partage avec l'Iran (South Pars). Cet ensemble, dès 2012, va traiter quotidiennement 1,6 milliard de pieds cubes de gaz (44 millions de m3) qui vont générer 260 mille barils par jour d'une part de condensats (120 mille barils) et d'autre part de divers carburants et autres produits pétrochimiques à haute valeur ajoutée (140 mille barils) issus du procédé Gas to Liquid de Shell.
Heureux émir qui va utiliser une ressource qu'il vendrait péniblement sur le marché mondial entre 5 et 10 $/MMBTU après liquéfaction et transport pour la transformer en carburants liquides qui valent aujourd'hui entre 22 et 24$ le MMBTU. Multiplier par trois et plus dans l'avenir le prix du produit, cela mérite bien quelques pertes process et un investissement gigantesque.
LIRE le et regardez qui est probablement l'homme au monde qui connaît le mieux les procédés GTL.
Le 24 Mars 2011
Voir aussi :
France: la production d'électricité ne suit pas la croissance de la demande
Par Raymond Bonnaterre le 23 mars 2011 | (10) Commentaires | Permalink
En raison des progrès réalisés dans l'efficacité énergétique des processus et de l'arrêt de nombreuses activités manufacturières, la consommation globale d'énergie en France est en décroissance depuis 2004. De 263 MTEP à cette date elle est passée à 242 MTEP en 2009 (BP statistical review) pour remonter en 2010 vers les 255 MTEP. Cette lente décroissance globale s'accompagne d'une redistribution du mix énergétique avec l'arrivée des énergies renouvelables et la baisse des consommations de produits pétroliers qui ont chuté de 10% entre 2004 et 2010, passant de 2 millions de barils/jour à 1,8 million.
Remarque: il faut toujours prendre ces statistiques énergétiques avec beaucoup de recul. En effet elles proviennent d'une addition de choux et de navets avec d'une part les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) et les énergies électriques renouvelables ou nucléaires. Les productions électronucléaires sont transformées en équivalent énergie primaire avec un rendement fixé à 33% (1MWh = 0,2606 TEP) alors que les productions hydrauliques, éoliennes et photovoltaïques sont comptabilisées avec un rendement de 100% (1MWh = 0,086 TEP). La part du nucléaire dans le bilan énergétique de la France est donc une donnée à considérer avec prudence.
Au sein de ce mix, les consommations d'électricité sont depuis dix ans en croissance régulière (FIG.I) avec une progression moyenne annuelle de 1,4% soit de 5,5 TWh (courbe rouge).
Ce résultat provient d'une forte croissance de la consommation (2,2% par an ou 7 TWh) au travers des distributeurs vers les clients petits ou moyens (FIG., courbe verte) alors qu'inversement la consommation des gros industriels servis directement par RTE a affiché durant cette période une baisse de -1,8% par an en passant, entre 2001 et 2010, de 94 TWh à 80 TWh.
En face de cette croissance des consommations, les productions d'électricité en France n'ont pas suivi. Entre 2000 et 2010 les productions nettes sont passées de 517 à 550 TWh soit une croissance annuelle de 0,6%. Ce phénomène de piétinement, malgré la mise à disposition de 15 TWh d'électricité issue d'énergies renouvelables autres qu'hydraulique durant la période, provient des mauvaises performances du nucléaire français des cinq dernières années (FIG.II, courbe verte, échelle de gauche).
La production ne suivant pas la croissance de la demande c'est le solde des échanges d'électricité avec nos voisins (courbe rouge, échelle de droite) qui en a pâti. Les importations d'électricité en provenance d'Allemagne ont ainsi atteint des puissances moyennes annuelles très élevées ( 2,2 GW en 2009 et 1,8 GW en 2010).
En résumé, en raison d'une croissance soutenue de la demande intérieure et d'une faible progression des productions, la France a perdu en cinq ans son statut de grand fournisseur d'électricité à ses voisins européens. Bien sûr cela se retrouve dans le bilan du commerce extérieur par un moindre solde positif et donc par une contribution à la baisse du PIB de notre pays.
Ce point étant réalisé, il est alors possible de se poser quelques questions sur le futur à moyen terme de l'activité électrique de notre pays en le reliant à la même problématique au niveau européen puis mondial.
1- tout d'abord il faut imaginer une consommation d'électricité française qui va poursuivre sa croissance et non pas l'inverse comme essaient de s'en persuader certains. Pourquoi? Parce que l'usage d'électricité est lié à la croissance du PIB et de la démographie. Les pompes à chaleur réversibles constituent de formidables outils de régulation thermique du foyer. Parce qu'il va falloir réduire les consommations de produits pétroliers hors de prix, abandonner le fuel domestique dans le chauffage et commencer pour certains à rouler en véhicules électriques. Parce que les progrès dans l'efficacité énergétique évalués à 10% de la consommation européenne d'électricité d'ici à 2020 par la Commission Européenne (341 TWh dont une large part de 140 TWh dans les moteurs industriels) ne seront pas suffisants pour stabiliser les consommations.
2- les prix du MWh électrique vont augmenter. EDF va mettre à profit l'émoi causé par l'accident japonais de Fukushima pour justifier des augmentations de tarifs que le Politique ne pourra plus lui refuser. La sécurité nucléaire aura bon dos pour cacher sous le tapis les résultats d'une gestion très approximative de l'entreprise EDF. Mais il faut replacer ce mouvement de hausse prévisible du MWh électrique dans l'évolution générale des prix de l'énergie. Ils apparaitront finalement comme très mesurés. Rappelons que les prix de l'énergie dans la Zone Euro au mois de Février dernier étaient en hausse de 13% par rapport à ceux du mois de Février 2010. Ce mouvement n'est pas fini.
3- il ne faut pas se faire d'illusions sur l'aptitude de nos voisins européens à subvenir à nos défaillances de génération électrique. L'Allemagne avec sa décision de quitter le nucléaire va se mettre en limite de puissance disponible. Un scénario d'un retour de la Gauche, alliée aux Verts, dans notre pays qui s'accompagnerait de la fermeture symbolique d'une ou deux centrales nucléaires plongerait l'Europe dans une quasi-pénurie de puissance électrique. Il faudrait alors gérer la pénurie de puissance en pointe par des effacements ou des délestages.
4- dans ce contexte l'arrivée de la nouvelle tranche N°3 EPR de Flamanville sera la bienvenue. Un plan d'accélération de la modernisation du parc élctronucléaire mondial existant doit tenir compte du projet franco-japonais Atmea qui est un produit de 1000 MW alliant les connaissances d'AREVA et de MHI. Ce pourrait-être le produit à promouvoir dans le monde en remplacement des solutions low-cost qui prévalaient jusque-là. Un exemple: se débarrasser de l'hydrogène provenant de la corrosion du cœur de la centrale en surchauffe en faisant exploser le toit de l'enveloppe externe comme à Fukushima, n'est pas digne d'une technologie soi-disant sous contrôle. Les centrales les plus évoluées savent résoudre ce problème par une recombinaison catalytique ménagée de l'hydrogène à l'oxygène de l'air.
5- l'introduction dans notre pays de 5 à 10 GW de centrales au gaz à cycle combiné par EDF et ses concurrents confèrerait au parc français une bien plus grande souplesse et se rentabiliserait par une reprise du solde des échanges avec ses voisins. Pour que ces investissements soient réalisés et participent à la croissance du PIB, il faut que le MWh se vende en France au juste prix par rapport au restant des pays européens. Pour l'instant EDF investit aux Pays-Bas dans ce domaine. Bien sûr, pour alimenter ces centrales il faudrait investir dans quelques terminaux portuaires gaziers qui permettraient d'acheter le GNL sur le marché spot abondant et non indexé sur les cours du pétrole.
En conclusion, la France avec un peu de sang-froid et de réalisme économique peut mettre à profit les questionnements actuels sur les problèmes de génération d'électricité locaux et dans le monde. Pour cela elle doit établir un juste prix du MWh, investir dans de nouvelles centrales au gaz et électronucléaires d'avenir. Elle peut disposer avec l'EPR et la centrale franco-japonaise Atmea qui reste à valider industriellement, des solutions pour la future génération de centrales électronucléaires dans le monde et se démarquer ainsi des concurrents nippo-américains ou coréens qui jouaient jusque là les solutions low-cost. Dans ce contexte la nécessité de la reconduite d'Anne Lauvergeon dans ses fonctions à la tête d'AREVA apparaît comme une évidence.
LIRE le rapport de la Commission Européenne sur de l'efficacité énergétique
Le 23 Mars 2011
Voir aussi : actualités
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Séparer le bitume du sable de l'Alberta n'est peut-être pas aussi difficile que cela
Par Raymond Bonnaterre le 19 mars 2011 | (1) Commentaires | Permalink
J'aime les innovations quand elles apparaissent après coup comme évidentes. Extraire du sable du bitume à l'aide d'un solvant organique et d'une solution ionique aux propriétés surfactantes est une démarche qui peut sembler évidente pour tout chimiste organicien qui a fait un peu de paillasse. Alors allez consulter le site de la Pennstate University qui vous montrera une vidéo montrant la simplicité de la démarche. Le sable décanté après rinçage à l'eau, est plus propre que celui des plages déclare Aron Lupinsky qui a mis au point le procédé. Tout le tour-de-main réside dans le choix du liquide ionique à base d'un sel de methyl-immidazolium.
Voir .
Le 19 Mars 2011
Voir aussi : énergie fossile
France: par quoi remplacer le parc électronucléaire? Ou les approximations à éviter
Par Raymond Bonnaterre le 18 mars 2011 | (33) Commentaires | Permalink
Un futur candidat déclaré aux élections présidentielles a affirmé dernièrement, sans sourciller, vouloir remplacer le parc électronucléaire français par les ressources géothermiques. J'avoue que malgré la sympathie que m'inspirent le dynamisme et la culture du personnage, les bras "m'en sont tombés". Ce fait divers illustre la méconnaissance par certains de quelques données énergétiques de base de notre pays et de leurs ordres de grandeur. La France à fin Janvier sur 12 mois avait importé 139 MTEP de combustibles fossiles (dont pétrole et dérivés: 87,4 / dont gaz naturel: 41,2/ dont charbon: 10,6) et en 2010 en Métropole, elle a produit 550 TWh d'électricité à partir de diverses ressources (TAB.). La part électronucléaire représente avec 408 TWh les trois quarts de la production d'électricité. Cette énergie annuelle représente une puissance électrique moyenne de 47 GW.
Le parc électronucléaire français en activité représente une puissance nominale de 63GW. Elle sera portée vers les 65 GW à la mise en route de la nouvelle tranche EPR de 1650 MW de Flamanville. Au sein de ce parc 5 réacteurs ont été implantés avant 1980: deux réacteurs de 880 MW à Fessenheim et trois de 900 MW environ au Bugey.
Le traumatisme causé par l'accident nucléaire japonais a fait subitement ressortir toutes les thèses antinucléaires qui s'articulent généralement autour de la gestion de la pénurie volontaire et du développement de ressources alternatives. Mais lesquelles?
Les générateurs nucléaires assurent la production de base de l'électricité. Cela disqualifie comme cœur de la solution l'éolien ou le solaire faute de solutions de stockage à la hauteur. Alors il reste effectivement la géothermie, le biogaz en complément du gaz naturel et diverses autres solutions à base de biomasse, de vagues, de courants ou de marées qui ne font pas la maille. Il faut savoir que la géothermie dans le monde représente une puissance électrique installée de 10 GW environ dont 2 sur la côte ouest des États-Unis, 2 aux Philippines, 1,2 au Mexique, 1,2 en Indonésie, 0,9 en Italie, 0,6 en Islande, pays où les sous-sols remuent beaucoup et parfois les volcans grondent. Elle n'évolue que très lentement en raison des investissements élevés par MW. Les États-Unis envisageaient avant la crise de porter la puissance installée à 12GW à l'horizon 2025, mais où trouveront-ils les investisseurs? La France est heureusement peu concernée par ces phénomènes tectoniques et vouloir développer massivement cette filière dans notre pays me semble être une hypothèse bien audacieuse.
Pour remplacer le nucléaire en France il ne reste donc plus que le charbon ou le gaz. Oublions pour l'instant le charbon trop polluant et difficilement transportable, il reste donc une option réaliste à base de gaz naturel qui serait constituée de ce qui se fait ou va se faire de mieux dans chacun des domaines:
-de centrales au gaz à cycle combiné avec un rendement énergétique de 60% (Siemens, MHI, GE, Alstom)
-d'une alimentation au gaz naturel de plus en plus enrichi en biogaz, jusqu'à 5% ou 10% ? en développant à fond la filière au travers de multiples petites unités agricoles ou urbaines de production de biogaz sur le modèle allemand (voir par exemple ),
-d'un complément éolien offshore, peu éloigné des côtes, constitué d'éoliennes de 6 à 10 MW couplées au centrales au gaz.
Il faudrait donc installer pour remplacer les centrales nucléaires dans les 60 GW de centrales au gaz et dans les 30 à 40 GW d'éoliennes. La puissance installée au gaz devant pouvoir répondre à la demande avec un vent nul durant une période de grand froid anticyclonique, courante sous nos latitudes en hiver. Laissons à d'autres la réalisation de calculs plus précis ce qui importe ce sont les ordres de grandeurs.
En l'absence d'éoliennes les 420 TWhe qu'auraient produit les centrales nucléaires seront assurés par la combustion de 700 TWh thermiques de gaz (60% de rendement) ce qui représente 60 MTEP. Il devient alors possible de calculer ce que représente le parc nucléaire dans le bilan énergétique 'fossile" de notre pays. Il représente 60/(139+60) = 30% soit une majoration potentielle des importations d'énergie fossile de 60/139= 43%.
Dans l'hypothèse d'un large parc éolien offshore de 40 GW en supplément, en prenant un taux de charge de 30% au large des côtes françaises, ce serait un quart de l'énergie (105 TWh) qui serait founi par les éoliennes. Il ne faudrait plus alors que 45MTEP de gaz naturel pour alimenter les centrales à gaz.
Importer 60 MTEP ou 45 MTEP de gaz naturel supplémentaire à 10$/MMBTU (62 pences/therm) qui est le prix actuel sur le marché spot en Europe cela représente dans les 23 ou 17 milliards de dollars.
En résumé remplacer la totalité des centrales nucléaires en France nécessiterait d'investir dans
-60 centrales au gaz à cycle combiné d'un GW chacune
- en option, pour réduire les consommations de gaz, 40 GW d'éoliennes offshores de 6 à 10 MW chacune, soit dans les 5000 bestioles
A un milliard d'euros le GW (à la louche, mais les volumes agiraient sur les prix unitaires) cela représente dans les 100 milliards d'euros d'investissements. A cette facture il faudrait ajouter une facture supplémentaire annuelle de gaz qui atteindrait à terme dans le 13 milliards d'euros (aux cours actuels) et les frais de démantèlement des centrales.
L'Allemagne qui est très riche et possède un parc nucléaire plus restreint a sûrement les moyens de s'offrir le démantèlement de ses centrales. Je suis certain que la France, même dirigée par une majorité écolo, dans la situation financière où elle se trouve, sous la surveillance des Marchés, ne pourra pas s'offrir un tel projet trop onéreux. Une option serait d'étaler au fil de l'eau un plan sur une quarantaine d'années qui débuterait par la construction d'éoliennes et de centrales au gaz en substitution des centrales nucléaires les plus anciennes ou des plus délabrées. Cela apporterait au moins plus de souplesse dans la gestion du parc. Les régions les plus isolées (Bretagne, Sud-Est) pourraient être ainsi désenclavées.
Une opportunité serait encore envisageable, à condition de prospecter, si par miracle notre sous-sol regorgeait de gaz non conventionnels. Il faudrait alors choisir entre la peur atomique et les nappes phréatiques polluées...je vous le prédis concitoyens gaulois: le ciel va nous tomber sur la tête!
Les évènements du Japon ne marqueront pas la fin du nucléaire, les prix croissants des énergies fossiles lui garderont tout son attrait. Mais je crois qu'ils auront après réflexion, définitivement condamné le nucléaire "low-cost" fait maison, ce qui est une excellente chose.
LIRE le sur RTE
Le 18 Mars 2011
Voir aussi : énergie fossile
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Allemagne: les sept centrales électronucléaires stoppées pour trois mois effacent 7 GW de puissance électrique
Par Raymond Bonnaterre le 17 mars 2011 | (22) Commentaires | Permalink
La décision de la Chancelière allemande de stopper pour trois mois sept centrales électronucléaires d'avant 1980 (TAB.) représente un effacement de puissance de 7GW. Compte tenu de la centrale de Krümmel plus récente mais déjà stoppée, ce sont 8,3 GWe de puissance qui vont faire défaut au réseau allemand. Ceci représente 41% de la puissance électronucléaire et 6,4% de la puissance électrique totale allemande. Sur une période de trois mois avec un facteur de charge de 90% en génération de base ceci représente un manque d'énergie électrique de 13,9 TWh pour les sept centrales concernées par la décision politique.
L'État allemand dispose de larges ressources pour importer le charbon et le gaz qui permettront de se substituer à ce manque de puissance. Par contre les E-On, EnBW et autres RWE qui vont payer risquent de trouver la pilule un peu amère. Rien n'est trop beau pour les beaux yeux d'Angela et les élections en préparation dans certains Länder.
LIRE le papier de sur ce sujet.
Le 17 Mars 2011
Voir aussi :
Comparaison des rendements de conversion du rayonnement solaire en biocarburants
Par Raymond Bonnaterre le 16 mars 2011 | (0) Commentaires | Permalink
La progression des rendements agricoles et l'extension des surfaces cultivées dans le monde doit à la fois permettre de nourrir l'humanité, de lui apporter des boissons gouleyantes plus ou moins alcoolisées, d'élever les animaux (d'élevage ou de compagnie) et de fournir les matières de base à la production de biocarburants. Les progressions observées jusque là dans l'accroissement des rendements agricoles et la disponibilité de larges surfaces de terres cultivables indiquent que ces objectifs peuvent être atteints dans les décennies à venir (LIRE le papier précédent sur ce sujet). Les investissements financiers et humains nécessaires à leur réalisation, s'accompagnent d'un accroissement du niveau de vie des populations paysannes concernées, ce qui généralement les motive.
La production de biocarburants est presque toujours présentée comme une activité incompatible avec les impératifs alimentaires. Bien sûr tout cela est fait à la serpe et le plus souvent dans les moments de montée des cours totalement manipulés des produits agricoles de base (sucre, oléagineux et autres céréales). L'extension des cultures dans les zones sous-développées est présenté comme une menace émanant du CO2, les sous-produits protéinés de l'industrie des biocarburants destinés à l'alimentation animale ne sont que rarement pris en compte dans les bilans. Ils représentent cependant plus d'un quart du maïs entrant dans les raffineries dont seul l'amidon de la graine est utilisé pour produire l'éthanol.
Pour essayer de comparer les rendements et les contraintes des diverses cultures utilisées dans la production de biocarburants il est important de bien préciser la filière utilisée et la localisation de ces cultures. En effet de larges progrès restent à accomplir selon les latitudes plus ou moins favorables à un type de culture et défavorable à l'autre. La cane à sucre, le palmier sont leaders dans la zone intertropicale. Inversement le maïs sera plus à l'aise dans des zones tempérées humides comme la Corn Belt américaine. Opposer les uns aux autres pour des raisons de rendements comparés n'a parfois que bien peu de signification pour un paysan.
En termes de rendement énergétique (TAB.I) c'est la culture du palmier à huile en Indonésie ou en Malaisie qui détient le record avec des rendements pour les nouveaux hybrides pouvant atteindre 9800 litres d'huile à l'hectare (Sime Darby). Pour une irradiance au sol estimée autour des 6000 MJ/ha/an dans ces pays (par comparaison aux 7460 MJ/ha/an à El Paso ou aux 7242 MJ/ha/an dans le sud de l'Espagne) l'énergie contenue dans la seule huile correspond à 0,6% de l'énergie annuelle du rayonnement au sol. Ce faible rendement provient tout d'abord du fait que 50% du rayonnement n'est pas actif pour la photosynthèse et qu'une large partie est utilisée en évaporation d'eau et en chauffage du sol et de l'environnement. Enfin une part est destinée à la croissance de la plante. Pour comprendre le succès des plantations de palmier durant les trente dernières années (TAB.II) qui a suivi la progression de consommation de corps gras par individu (elle a plus que doublé entre 1975 et 2009) on se reportera à de Hubert Omont paru récemment. On y apprendra que les industries des biocarburants consomment 1% des productions d'huile de palme dans le monde. Un procédé comme celui de Neste Oil, Groupe très innovant et injustement décrié, n'utilise pour charger ses réacteurs conduisant au biodiesel ou au biokérosène, que 50% d'huile de palme, l'autre part de la charge est constituée de graisses animales, de stéarine et de divers acides gras sous-produits de la production d'huile de palme (voir le ).
La culture intensive qui suit l'ordre des rendements est celle de la cane à sucre avec des rendements qui atteignent 8000 litres d'éthanol par hectare et par an en utilisant uniquement le sucre de cane. Cette industrie va devoir évoluer, comme le fait l'industrie d'alcool de maïs américaine, vers un procédé mixte de première et de deuxième génération utilisant à la fois le sucre mais aussi la bagasse et les feuilles comme matières premières. D'après les spécialistes de la CNAA brésilienne les volumes annuels d'éthanol atteindraient alors 14000 litres à l'hectare. C'est une voie intéressante pour désensibiliser les prix de revient de l'éthanol à celui des cours du sucre.
Enfin vient le maïs dans le trio de tête qui avec 4200 litres d'éthanol à l'hectare sous des climats plus froids comme celui de l'Iowa ne s'en tire pas si mal. L'introduction par Poet d'une boucle cellulosique utilisant les feuilles et les tiges va permettre d'accroître le rendement d'alcool à l'hectare d'au moins 30%.
Ces quelques chiffres montrent que l'industrie agricole des biocarburants n'en est qu'à ses débuts. Elle va devoir croître en rendements produits à l'hectare et en surfaces de cultures tout en restant compatible avec l'accroissement des besoins alimentaires mondiaux. Une voie pour la rendre plus aisément compatible avec cet objectif fondamental est de supprimer les subventions accordées aux raffineries qui mélangent les biocarburants aux dérivés du pétrole de plus en plus onéreux. Les volumes de biomasse introduits dans les raffineries de pétrole deviendraient subitement plus sensibles aux coûts des matières premières agricoles et seules les unités de production de biocarburants les plus performantes pourraient poursuivre leur chemin.
Les biocarburants représentent en volume aujourd'hui dans le monde autour des deux millions de barils/jour, demain avec des volumes de l'ordre de huit à dix millions de barils/jour ils deviendront indispensables à l'approvisionnement énergétique de la planète. Leur potentiel de croissance est sous-estimé par les Agences et les Groupes pétroliers. Ils mésestiment l'impact des prix du pétrole sur l'attractivité des ersatz moins onéreux. S'il y a une demande rentable le monde agricole produira plus. L'exemple des huiles de palme dont les volumes mondiaux produits ont été multipliés par neuf en trente ans illustre cette conviction.
Le 16 Mars 2011
Voir aussi : bio-carburants
Lire la suite "Comparaison des rendements de conversion du rayonnement solaire en biocarburants"
La France ne doit pas se tromper de cible: ses consommations de gaz et de pétrole sont la vraie menace
Par Raymond Bonnaterre le 16 mars 2011 | (10) Commentaires | Permalink
En ces moments d'évènements électronucléaires japonais générant en chacun d'entre nous de fortes émotions, relayés par de multiples barbus plus ou moins hirsutes, nous prédisant sur les écrans plats un tsunami en Alsace ou dans l'embouchure de la Gironde il est important de garder son sang-froid. Le ciel ne va peut-être pas nous tomber sur la tête. Les techniciens japonais vont même arriver à juguler les émissions d'hydrogène de leurs centrales nucléaires corrodées, causes d'explosions polluantes et traumatisantes, faute d'unités de recombinaison catalytique de ce gaz à l'oxygène de l'air à la sortie des purges des réacteurs. Dans quelques semaines, il faudra alors se rendre à l'évidence: le Japon pour pallier son manque de puissance électronucléaire, va mettre en marche toutes ses centrales à flammes disponibles et importer massivement du gaz, du charbon et du pétrole. D'autres vont abandonner immédiatement leurs projets électronucléaires low-cost et se tourner vers des solutions plus classiques au charbon ou au gaz naturel. Certains vont mettre leurs vielles centrales nucléaires au rancard alors qu'elles étaient auparavant prévues pour un report d'obsolescence (on parlait de 60 ans ou même 70 ans de durée de vie possible). Il faut donc prévoir en raison d'une certaine désaffection du nucléaire, une demande durable et croissante de combustibles fossiles dans le monde, sur fond d'incertitudes politiques dans la zone MENA (Moyen-Orient/Afrique du Nord) et anticiper des cours du pétrole encore à la hausse. Le regain de demande de gaz naturel va de plus, permettre au fournisseur russe de gaz de maintenir ses tarifs indexés sur ceux du pétrole auprès de ses clients européens.
La France n'est pas à ce jour physiquement menacée par un accident nucléaire majeur bien improbable mais elle l'est économiquement par une montée programmée des prix de ses combustibles fossiles importés. Au mois de Janvier le solde du commerce extérieur des combustibles fossiles a affiché un solde négatif record de 5 milliards d'euros (LIRE). Il est à prévoir un accroissement de la facture dans les mois à venir. Dans les 70 milliards d'euros annuels de solde négatif cela représente un budget de 4000 euros par foyer d'achats d'énergie à l'extérieur, dont une faible part seulement reviendra en France avec retard pour financer des exportations d'avions, d'armes ou de bijoux.
Il en résulte que les mesures urgentes à prendre ne sont pas d'inciter le bon peuple à réduire ses consommations d'électricité produite localement à moindre coût, mais plutôt de réduire ses consommations de fuel, de carburants routiers et de gaz de chauffage, ressources largement importées. Il ne faut pas se gourer de cible, sous peine de voir notre pays sombrer dans un profond Moyen-âge économique.
Rappelons que l'Allemagne malgré ses décisions de se passer de nucléaire est toujours incapable de le faire réellement. Elle va, sur ordre de la Chancelière, fermer au printemps quelques vieilles centrales durant quelques mois pour amuser la galerie et brûler à pleins feux son lignite polluant. On attend toujours le plan de fermeture définitive de ces centrales allemandes qui ne sera ni gratuit, ni immédiat.
Alors investissez dans une chaudière à bois ou encore dans une pompe à chaleur japonaise pour soutenir ce pays martyrisé! Vous réduirez votre facture énergétique et ne donnerez plus un seul kopeck pour du fuel domestique ou du gaz importé à des prix prohibitifs de Russie ou d'ailleurs.
Rédigé le 15 Mars 2011
Voir aussi : énergie fossile