"Qualité Environnementale des Bâtiments", en route vers les indicateurs de performance
L’isolation des bâtiments est devenue un enjeu majeur avec les contraintes écologiques contemporaines. En effet, une bonne isolation est synonyme de nombreux avantages, à la fois sur le plan économique avec une facture de chauffage moindre et sur le plan environnemental grâce à la diminution des émissions de CO2. Lire la suite| Retour à l' accueil |
L'industrie photovoltaïque mondiale est lancée dans une course à l'échalote qui finira mal
Par Raymond Bonnaterre le 28 février 2010 | (9) Commentaires | Permalink
Que diriez-vous d'un marché de composants à la croissance incertaine, dépendant d'aides gouvernementales diverses et variées de pays souvent largement endettés, faisant appel à des gammes de produits nombreuses et hétéroclites, produites par de très nombreux acteurs dans le monde investissant tous massivement pour conquérir des parts de marché, alors que les capacités de production sont déjà à plus du double de la demande? Marché complètement fou ... serait à coup sûr votre réponse. C'est pourtant la situation actuelle du photovoltaïque mondial.
Prenons un exemple schématique, celui du chinois Trina Solar. En 2009, il a livré 399 MW de modules et autres cellules solaires ce qui a représenté un quasi doublement en volumes de son activité qui avait représenté 201MW en 2008. Son marché a été à 92% européen, la Chine ne représentant que 3% de son business (FIG.)! Et bien, grâce à ce doublement son chiffre d'affaires en 2009 ne s'est accru que de 1,6% à 845 millions de dollars. En d'autres termes durant l'année, le prix moyen de vente en passant de 3,61 $/Watt à fin 2008 à 1,90 $/Watt en fin 2009, a quasiment été divisé par deux. Quelle est la stratégie de Trina Solar pour 2010? Elle est très simple, il compte investir pour atteindre une capacité de production comprise entre 850 et 950 MW à fin d'année et table sur des livraisons comprises entre 750 et 800 MW soit un nouveau doublement en volumes. Mais ou va-t-il vendre ces nouvelles productions? En Europe bien sûr (82 à 87%), aux Etats-Unis (8 à 10%), la Chine ne représentant encore qu'une faible partie (3 à 5%).
Le problème n'est pas de savoir si Trina Solar va atteindre ou non ses objectifs, ce qui après tout le regarde. Le problème c'est qu'ils sont des dizaines de chinois et autres taïwanais comme lui à prévoir un doublement des volumes pour accroître leurs parts de marché essentiellement en Europe et tenir ainsi le choc de la guerre des prix qui sévit. Il est clair que face à cette politique de course en avant généralisée, il va y avoir de nombreuses déceptions suivies de disparitions douloureuses.
Le Marché boursier est en train de mesurer la menace d'explosion de ce business de composant ou des dizaines d'acteurs élaborent la même stratégie de prise de parts d'un marché à la croissance incertaine, parce que dépendante du bon vouloir des autorités politiques des Etats. Alors la semaine dernière la quasi-totalité des acteurs ont plongé en Bourse. Le norvégien REC a perdu 15%, l'allemand SolarWorld a lâché 11%, le chinois Trina Solar 10%, l'américain First Solar a perdu 9%, l'allemand Q-Cells 8% pour ne citer que les plus représentatifs. La Bourse attend donc une formidable décantation de ce marché dont seuls les plus robustes ou les plus astucieux surnageront du bain.
la présentation du chinois Trina Solar
Le 28 Février 2010
Voir aussi :
L'économie américaine semble avoir terminé son destockage au cours du dernier trimestre 2009
Par Raymond Bonnaterre le 27 février 2010 | (2) Commentaires | Permalink
Prise par surprise par la crise financière, l'économie américaine était entrée dans la crise économique avec d'immenses stocks de produits finis ou intermédiaires qu'il a fallu, par la suite, peu à peu éponger. La fugitive prime à la casse du mois d'Août 2009 avait par exemple participé à ce processus dans l'industrie automobile. Durant les trois premiers trimestres 2009 ce sont 360 milliards de valeurs en stocks non agricoles qui ont disparu, 40 milliards de dollars par mois en moyenne indique le BEA du Department of Commerce américain. Au cours du dernier trimestre ce déstockage s'est quasiment tari avec une baisse des stocks de 12 milliards de dollars seulement, soit 10 fois moins rapide qu'auparavant. Cette variation brusque de la vitesse de baisse des stocks apparaît dans le calcul du PIB chaîné américain au quatrième trimestre, comme un processus d'enrichissement de 130 milliards dollars 2005. Ce montant représente plus des 2/3 de la croissance du PIB de 188 milliards de dollars 2005. En d'autres termes dans la croissance annualisée du PIB américain de 5,93% du quatrième trimestre 2009, il y a 4,09 points qui proviennent de cette variation de la vitesse de déstockage non agricole. Il faut donc prendre cette croissance exceptionnelle du PIB comme la fin probable du processus. Il serait une erreur de sur-interpréter cette forte croissance de l'indicateur comme un signal de franche reprise économique (FIG.I, variation entre les deux derniers points).
Pour illustrer cette prudence, il est possible de mentionner que la génération nette américaine d'électricité au mois de Novembre 2009 s'est élevée à 283 TWh. Il faut remonter 9 ans en arrière, au mois de Novembre 2001, pour retrouver un chiffre aussi faible. La baisse de génération d'électricité cumulée sur 12 mois glissants, observée depuis Juillet 2008, se poursuivait gaillardement en Novembre (FIG.II). Elle est due à 65% à la baisse des consommations industrielles en énergie électrique, les 35% autres proviennent des consommations individuelles, publiques et commerciales. Ce seul exemple montre que le processus de reprise n'était pas encore enclenché au dernier trimestre 2009.
le communiqué du BEA du Department of Commerce américain
Le 27 Février 2010
Voir aussi : actualités
Etats-Unis: la consommation en produits pétroliers par les transports routiers poursuivait sa baisse en Décembre
Par Raymond Bonnaterre le 26 février 2010 | (0) Commentaires | Permalink
Pour juger de la consommation en produits pétroliers par les transports routiers aux Etats-Unis, hors variations de stocks en aval des raffineries, il est nécessaire de réaliser une gymnastique assez simple qui consiste à partir des consommations d'essences, de leur soustraire les consommations de fuel éthanol qui ont atteint 8% des volumes en fin d'année (719 mille barils/jour au mois de Décembre) et de rajouter les consommations de gasoil à très faibles teneurs en Soufre qui est maintenant le produit normalisé distribué dans les stations services américaines. Un examen sur deux ans de ces consommations qui sont de l'ordre de 11 millions de barils/jour, montre clairement leur tendance à la baisse (FIG.).
Remarque: le point anormalement bas de septembre 2008 correspond à la période des ouragans dans le Golfe du Mexique.
La baisse des consommations de gasoil pour les transports de 7% entre Décembre 2008 et Décembre 2009, la croissance de 1,2 points de la teneur en alcool dans l'essence et la stabilité de la consommation d'essence conduisent à ce résultat.
La hausse des prix des produits pétroliers, la stabilité des prix de l'éthanol, les incertitudes économiques laissent à penser que ce mouvement de repli va se poursuivre durant, au moins, la première partie de 2010. Bien sûr ces variations n'auront aucun impact sur les prix du pétrole américain qui ne dépendent ni de l'état des stocks, ni de l'offre, ni de la demande physique en produits qui représentent dans les 3 à 4% des échanges de papiers sur le NYMEX.
Le 26 Février 2010
Voir aussi : énergie fossile
Q-Cells une entreprise du photovoltaïque allemand qui abandonne pas mal de ses illusions
Par Raymond Bonnaterre le 25 février 2010 | (0) Commentaires | Permalink
La politique industrielle tous azimuts, aux travers de multiples filiales, du leader allemand du photovoltaïque, Q-Cells, présentait jusqu'en 2008 des signes inquiétants d'absence d'axe stratégique clair. Depuis la crise de surproduction mondiale et d'effondrement des prix est passée par là, obligeant l'acteur allemand à revenir à des conceptions plus raisonnables dans sa politique produit et industrielle. Il aura commercialisé en 2009 en cellules et modules divers 551 MW qui sont à comparer aux 574 MW livrés en 2008. Ces volumes ont conduit à un chiffre d'affaire total de 801 Meuros (1,45 euro/Watt) venant de 1251 Meuros (2,18 euros/Watt) en 2008. Formidable effet de ciseau avec une baisse des volumes associée à une forte baisse des prix de ventes (50 à 55% pour les cellules, 305 à 50% pour les modules affirme l'industriel). C'est la dure réalité d'un marchand de composants qui passe en quelques mois d'un marché florissant et en croissance, à la guerre des tarifs et des parts de marchés en face de redoutables concurrents chinois.
Pour réagir, Q-Cells est en train d'axer sa politique industrielle sur la production des modules à base de Silicium en Malaisie et sur le développement dans sa filiale germano-suédoise Solibro, de sa technologie CIGS en couches minces, beaucoup plus adaptée aux conditions économiques européennes. Cette focalisation sur deux principales gammes de produits va conduire Q-Cells à disposer d'une capacité de production de 1235 MW en 2010 (FIG.). Avec une telle capacité de production, au plus du double de la réalisation en 2009, il ne va pas être évident pour cet industriel de charger correctement ses diverses usines, tout au moins à court terme.
la présentation de Q-Cells pour entrer dans les données économiques détaillées.
Le 25 Février 2010
Voir aussi :
Le PIB allemand: une illustration de l'état de l'économie en Europe
Par Raymond Bonnaterre le 24 février 2010 | (1) Commentaires | Permalink
Les Gazettes matinales nous apprennent que le PIB allemand du quatrième trimestre n'a pas varié d'un poil par rapport à celui du trimestre précédent, les progrès accomplis par les exportations allemandes étant compensés par le recul de l'activité économique intérieure. En d'autres termes sur la courbe du PIB chaîné (FIG.) cela veut dire que le dernier point de la courbe se situe au même niveau que l'avant dernier.
Sans être un grand spécialiste de la chose économique et en prenant un peu de recul il est aisé de constater que l'économie allemande a fait un plongeon de six points environ au cours de l'hiver et qu'elle éprouve beaucoup de mal à s'en remettre.
Cette courbe confirme que l'économie européenne va mal, ce qui vient confirmer les indications convergentes des emplois dans l'industrie, des entrées de commandes et autres indicateurs avancés tel que le fret aérien en Europe. Il est donc possible comme l'a fait Mervyng King, le Gouverneur de la BoE, d'être assez pessimiste sur l'avenir à court terme de l'économie en Europe.
les commentaires autour des déclarations de Mervyng King
allemand au quatrième trimestre 2009
Le 24 Février 2010
Voir aussi : actualités
Japon: après 15 ans d'arrêt, le réacteur à neutrons rapides de Monju devrait redémarrer
Par Raymond Bonnaterre le 24 février 2010 | (8) Commentaires | Permalink
Le réacteur de 280 MW à neutrons rapides de Monju au Japon avait été arrêté en 1995 à la suite d'une fuite de sodium dans son échangeur secondaire durant les tests de montée en puissance. Il semblerait que l'unité depuis réparée soit en attente des dernières et nombreuses autorisations pour pouvoir redémarrer en 2010. WNN qui diffuse cette information rappelle que, pour l'instant, seuls les Russes disposent à ce jour d'une centrale de 560MW à neutrons rapides en production.
Il est évident que ces technologies qui utilisent de façon beaucoup plus efficace la charge en produits fissiles et peuvent même sous certaines conditions dégrader les déchets radioactifs (actinides) deviendront incontournables avec la raréfaction de la ressource et la volonté de détruire les déchets radioactifs les plus dangereux. Pour le Japon, c'est Mitsubishi Heavy Industries (MHI) qui semble être le plus impliqué aujourd'hui sur ce genre de projets avec le projet Japan Standard Fast Reactor qui serait défini pour "brûler" les actinides à partir d'une charge d'uranium et de plutonium.
La France qui fut un temps à la pointe avec Superphénix, a jeté l'éponge sur ces sujets et va bien sûr se retrouvée larguée. En attendant le CEA cherche à s'occuper en bidouillant dans les piles et batteries, respectant ainsi à la lettre le Principe constitutionnel qui régit les tardives et précautionneuses avancées de la science et de la technologie de notre pays.
l'information de WNN sur le sujet.
Le 24 Février 2010
Voir aussi : actualités
USA TODAY : "U.S. driving decline is in reverse"
Par Raymond Bonnaterre le 23 février 2010 | (0) Commentaires | Permalink
Voilà de la bonne information pour annoncer la reprise des embouteillages et la hausse des cours des carburants. C'est USA TODAY qui l'annonce, alors ça ne peut être que vrai. Le trafic routier américain repart comme en Quarante. Et pourtant sur le Blog Energie on sait bien que tels titres sont peut-être excessifs. Le trafic routier américain repart...à la vitesse d'un âne qui recule (FIG.). C'est bien là une donnée qui explique, entre autres, les faibles consommations de carburants observées dans ce pays. L'augmentation quasi-programmée des prix des carburants devrait contenir cette bien timide hausse.
Allez! Lisez pour tout connaître des embouteillages américains!
Le 23 Février 2010
Voir aussi :
Aux variations d'achats de voitures près, la consommation des ménages stagne depuis trente mois en France
Par Raymond Bonnaterre le 23 février 2010 | (0) Commentaires | Permalink
Les ventes de voitures en France en 2009 et en particulier durant le deuxième semestre, animées par la fin de la prime à la casse plein pot et les démarches commerciales des divers constructeurs, ont affiché une insolente embellie (LIRE) qui, bien sûr, est en train de se retourner. Les ventes de voitures vont revenir en 2010 dans leur couloir historique compris entre 2,5 et 3 milliards d'euros (FIG., courbe noire, échelle de droite). Les variations de consommations des ménages en produits manufacturés (FIG., courbe bleue, échelle de gauche), d'un mois à l'autre, sont fortement reliées aux variations d'achats de voitures. La courbe des consommations hors voitures (FIG., courbe rouge, échelle de gauche) montre un encéphalogramme plat depuis plus de deux ans-et-demi. Par ces temps économiquement troublés et à l'avenir incertain, les Français non chômeurs épargnent plus que de coutume, tout en se laissant parfois tenter par une aubaine que constitue l'achat d'une petite voiture à prix cassé.
le communiqué de l'INSEE sur le sujet
Le 23 Février 2010
Voir aussi :
Les dirigeants japonais voudraient relancer l'exploitation de la géothermie
Par Raymond Bonnaterre le 23 février 2010 | (2) Commentaires | Permalink
Les îles japonaises formidables zones de subduction de la plaque océanique possèdent de grandes ressources géothermiques. Ces ressources outre le plaisir de bains très chauds appréciés des japonais, sont exploitées depuis 1966 pour produire de l'énergie électrique. A ce jour le Japon exploite cette ressource sur 18 sites qui représentent une puissance électrique de 530 MW et qui produisent dans les 3,1 TWh d'électricité par an ce qui représente 0,3% environ des 1000 TWh produits annuellement. Depuis des années le NEDO étudie sur tout le territoire les nombreux sites potentiellement exploitables (FIG.)
Malgré cette ressource thermique disponible abondante, en raison des règlements administratifs qui plombent les coûts de développement et d'exploitation, les projets sur le sujet n'ont aucun succès. C'est la raison pour laquelle les autorités politiques du METI semblent décidées à alléger certaines contraintes, en particulier pour favoriser l'émergence de petites unités de production, afin de relancer l'exploitation de la géothermie au Japon. D'après l'Asahi Shimbum, les autorités de ce pays envisageraient de mettre en place les conditions pour permettre une croissance de la ressource électrique qui pourrait atteindre entre 630 et 1130 MW d'ici à 2020. En multipliant par trois la puissance installée la ressource géothermique japonaise pourrait donc fournir, à cette échéance, un pourcent environ de l'énergie électrique de ce pays.
le papier de l'Asahi Shimbum
Le 23 Février 2010
Voir aussi : géothermie
Les acteurs économiques sont-ils prêts à supporter à la fois une hausse des prix de l'énergie et une valorisation du dollar
Par Raymond Bonnaterre le 21 février 2010 | (0) Commentaires | Permalink
Les cours du brut qui se sont valorisés de plus de 5$/baril dans la semaine, ont atteint la zone des 80$/baril tout cela sur fond de valorisation du dollar par rapport aux autres monnaies. La poursuite probable de ce double mouvement durant les semaines à venir, décidée par les grands acteurs financiers du marché, en direction des 90$ ou 100$/baril, risque de poser à nouveau de graves problèmes à certains acteurs économiques. En effet un tel mouvement va transférer des milliards de dollars des consommateurs vers les acteurs de la spéculation, vers les pays producteurs de pétrole et de gaz, vers les groupes pétroliers et autres acteurs du charbon et de l'énergie dans le monde. Mais il va accroître la facture énergétique de nombreux Etats dont la santé de leur économie est plus ou moins vacillante. Alors qu'il est possible de penser que les pays de la zone Asie en plein processus de croissance absorberont sans trop de dommages un tel nouveau choc, il faut être pessimiste sur la résilience des pays européens devant un tel phénomène. Les importations de l'EU27 en combustibles minéraux se sont élevées, selon Eurostat, à 24 milliards d'euros par mois en 2009 (FIG.) alors que les exportations ne représentaient qu'un cinquième environ de ce montant.
Une augmentation des prix de l'énergie de 25% sur laquelle viendrait se superposer une valorisation du dollar de 10 à 15% porterait cette facture vers les 35 milliards d'euros par mois, les montants connus en 2008 avant la crise. Sacré antidote à tout plan de relance.
Lors de crises pétrolières passées l'Europe qui partageait avec les Etats-Unis et le Japon la maîtrise de l'économie mondiale, avait alors réagi aux divers chocs grâce au processus du recyclage des pétrodollars qui venait booster les commandes d'investissement et d'armement. Un tel phénomène, compte tenu de l'effacement technologique des industries européennes, risque d'avoir un effet de plus en plus faible. Les Emirats achètent leurs centrales nucléaires à la Corée et le TGV Haramain Médine-La Mecque a bien des chances d'être en large partie chinois. Les pétrodollars repartent en priorité vers l'Asie!
Un autre phénomène à plus long terme est à anticiper, c'est le départ du raffinage et donc de la pétrochimie d'Europe. Plusieurs raisons fondamentales militent pour la réalisation d'un tel évènement. Il y a tout d'abord la volonté des pays producteurs de pétrole et de gaz de s'intégrer vers l'aval afin de mieux valoriser leurs ressources. La Russie le déclare haut et fort, l'Arabie Saoudite est en train de construire d'immenses raffineries, le Qatar va de plus en plus produire de carburants par divers procédés gas-to-liquid. L'autre raison réside tout simplement dans la politique écologique de l'Europe qui a déjà déclenché du "carbon leakage" de ses industries par la baisse rapide des consommations de carburants qui va s'amplifier sous l'effet des prix et des taxes carbones en places ou en cours d'élaboration. Une zone qui voit ses consommations décroître et ses taxes augmenter ne peut pas conserver une telle activité sur ses territoires. Les salariés des raffineries de Total l'ont bien compris.
En conclusion un accroissement hautement probable, bien qu'artificiel, des cours des produits énergétiques associé à une valorisation du dollar va globalement s'opposer à une reprise des économies européennes en raison d'un accroissement des prélèvements de ressources occasionnés, du faible recyclage dans l'industrie européenne de cette manne énergétique et de la disparition programmée de la pétrochimie. Il faut être pessimiste sur l'aptitude des industries locales à proposer des solutions efficaces de ripostes à ces menaces et sur la clairvoyance des politiques qui les pousserait à remettre en cause leurs choix démagogiques.
Le 21 Janvier 2010
Voir aussi : énergie fossile