"Qualité Environnementale des Bâtiments", en route vers les indicateurs de performance

L’isolation des bâtiments est devenue un enjeu majeur avec les contraintes écologiques contemporaines. En effet, une bonne isolation est synonyme de nombreux avantages, à la fois sur le plan économique avec une facture de chauffage moindre et sur le plan environnemental  grâce à la diminution des émissions de CO2. Lire la suite


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Très fort regain de cote des Sociétés photovoltaïques chinoises

Par Raymond Bonnaterre le 31 mai 2009 | (0) Commentaires | Permalink

                L'annonce de la mise en oeuvre imminente des aides gouvernementales chinoises, à hauteur de 20 RMB (2.93 dollars) par Watt et attribuées aux installations locales de modules photovoltaïques proposées par les constructeurs et retenues par les autorités, a fortement relancé les cours des Sociétés cotées. C'est ainsi que dans la semaine le cours de Yingli, membre du TOP 5 chinois, s'est apprécié de 37%, celui de Canadian Solar de 32% et Suntech, le leader du secteur, s'est adjugé 31% de progression (TAB.). Solarfun et Trina Solar ont progressé de 20%, LDK de 17%, JA Solar de 14%.

               Les autorités chinoises auraient reçu dans les 500 MW de propositions de la part des constructeurs ce qui, si elles étaient toutes retenues, représenterait une première aide de 1,5 milliards de dollars environ.

 

Le 31 Mai 2009

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USA: les consommations de pétrole du premier trimestre en baisse de 5,2%

Par Raymond Bonnaterre le 30 mai 2009 | (0) Commentaires | Permalink

                  Les consommations de pétrole américaines du premier trimestre comparées au même trimestre 2008 et corrigées de l'année bissextile sont en baisse de 5,2%, elles avaient baissé de 4,3% l'an dernier à la même époque (FIG.). Produits par produits ces baisses sont très dispersées. C'est la consommation d'essence à -1,3% qui baisse le moins, les Américains ont conservé à peu près intacte leur consommation d'essence élevée, faute d'offre de nouveaux modèles de voitures plus économiques et plus attractifs qui feraient redémarrer les ventes. Ils font rouler leur parc auto "énergivore" qui vieillit. Par contre la consommation de kérosène a baissé de 10%, reflétant les économies engagées dans le transport aérien depuis l'automne dernier. Celle de gaz liquéfiés (propane, butane) s'est repliée de 11%. Les volumes de fuel et de gasoil confondus ont baissé de 7% ainsi que ceux des autres liquides et solides issus du raffinage du pétrole.

 

Le 30 Mai 2009

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Electronucléaire 2008: des productions en retrait en raison du Japon. La Chine demeure encore un acteur mineur

Par Raymond Bonnaterre le 30 mai 2009 | (0) Commentaires | Permalink

                  L'énergie électronucléaire dans le monde a fait du surplace en 2008, aucun programme nouveau n'ayant été mis en service. Une production à 2601 TWh électriques, en retrait de 7 TWh par rapport à 2007, handicapée essentiellement par l'arrêt de la plus grande centrale nucléaire du monde de Kashiwasaki Kariwa au Japon, après le tremblement de terre de Juillet 2007 (LIRE).  Cette production devrait peser à hauteur de 14% des productions mondiales d'électricité en 2008.

                  La répartition des productions par nations met en évidence la place encore mineure qu'occupe la Chine, en neuvième position. Il faudra attendre aux environs de 2013 pour mesurer les effets des 10 nouveaux réacteurs lancés en 2008 (6 chinois, 2 coréens et 2 russes).

 

Le 30 Mai 2009


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Le pétrole et l'essence supports de couverture contre l'affaiblissement du dollar

Par Raymond Bonnaterre le 30 mai 2009 | (0) Commentaires | Permalink

                       En six semaines les cours du pétrole WTI à New York se seront valorisés de 45% en passant de moins de 46$ le baril à plus de 66$ cette nuit, le tout dans un climat de demande très déprimée, de stocks importants, de productions américaines records et d'OPEP pas du tout va-t-en guerre. Les raisons fondamentales de cette hausse me semblent être de trois ordres: la conviction que les cours ne pouvaient pas demeurer très longtemps au dessous de 60$ le baril, l'arrivée tardive de ceux qui jouaient jusque là la stagnation ou le marasme (ceux qui avaient suivi les recommandations des "spécialistes" qui prévoyaient, il n'y a pas si longtemps, un baril à 25$) et, paramètre essentiel, l'utilisation des papiers adossés à ces cours comme instruments de couverture vis à vis d'un dollar de plus en plus dépressif. Ce n'est pas la demande de pétrole qui croît, c'est la demande en futures et autres instruments qui subissent une forte demande "longue".

 

                 Le rôle fondamental de l'évidence, du fait admis par tous, fond de sauce de tout mouvement spéculatif (le peak oil en début 2008, la crise mondiale généralisée en fin 2008, la pénurie programmée maintenant) est d'une grande importance. Un contre exemple éclairant est donné par les cours du gaz naturel qui après une velléité de hausse en début de mois, se traînent en dessous des 4$/MMBTU (FIG.II). L'offre physique mondiale de gaz naturel est trop importante et les méthaniers en vadrouille terminent leur course dans le Golfe du Mexique pour vendre leur chargement à vil prix. Aucun gourou ne peut clamer une pénurie future, alors la spéculation qui a le choix, délaisse le gaz naturel pour le pétrole ou autre "commodity" agricole. Le gaz naturel est la ressource d'énergie primaire la plus largement répartie dans le monde et la plus disponible aux cours actuels de l'énergie. Aucun intérêt pour la spéculation.

                       La corrélation entre cours du dollar et cours du pétrole, avec un coefficient de corrélation de 0,96 sur six semaines de cotations (FIG.I), ou de l'essence, avec un coefficient de corrélation de 0,94 (FIG.III), est maintenant une évidence pour l'ensemble des opérateurs. Mac Neil Curry de chez Barclays Capital à partir de l'analyse graphique voit le pétrole se diriger vers les 74 ou 75$ le baril.

                      Ce sont les placements abondants de Bons du Trésor américains, en charge de financer les largesses du Président Obama et de son Administration, qui déterminent les cours du dollar et donc indirectement ceux du pétrole. Les taux longs sont définitivement orientés à la hausse, il faut bien attirer le chaland asiatique pour alimenter la planche à billets. Montée des taux, montée des cours des matières premières, hausse des prix des carburants à la pompe, baisse du dollar: prémices lointains d'un nouveau cycle inflationniste américain? Pour cela il faudrait que l'économie redémarre ce qui est peu probable en 2009 et même en 2010, en raison de la profonde crise d'offre produits de l'industrie automobile américaine. L'économie américaine peut-elle redémarrer sans son industrie automobile?

 Le 30 Mai 2009

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Avec les yeux de Chimène, l'Agence Européenne de l'Environnement se félicite des progrès réalisés dans les émissions de gaz à effet de serre en 2007

Par Raymond Bonnaterre le 29 mai 2009 | (0) Commentaires | Permalink

                   L'Agence Européenne de l'Environnement a de la chance. La crise économique lui permettra de pulvériser les objectifs d'émissions de gaz à effet de serre fixés par le Protocole de Kyoto en 1997. Comme quoi, une fois de plus le bon peuple européen pourra se convaincre que "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes", ce dont il n'a d'ailleurs jamais douté. En attendant elle se réjouit, cette Agence,  des résultats de 2007 qui marquent "une décroissance depuis trois années consécutives avec une baisse des émissions de 1,2% ou 59 millions de tonnes". Par ces temps maussades il faut savoir se satisfaire de peu, il faut faire mousser le retrait bien faible par rapport aux 5 milliards de tonnes équivalent CO2 émises et surtout ne pas parler des émissions de CO2 qui, elles, ont été un peu moins brillantes sur les trois dernières années (FIG.).

                Un examen objectif des résultats montre qu'ils ne sont ni à la hauteur des ambitions affichées ni à la mesure du baratin de Foire de nos dirigeants écolos. "Vous allez voir, ce que vous allez voir!" clame le clown du gouvernement en charge de l'écologie, juché sur son estrade, Don Quichotte grisé par les moulins modernes...mais, c'est évident, toute cette gouaille n'est en fait que du vent!

  

Si vous voulez tout savoir sur les émissions de GHG ou de CO2  le "gas data viewer"!

Le 29 Mai 2009


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L'objectif des dirigeants chinois: 50% de véhicules électrifiés en 2020

Par Raymond Bonnaterre le 29 mai 2009 | (4) Commentaires | Permalink

                       Au cours du Symposium EVS 24 sur le véhicule électrique qui s'est tenu au mois de Mai en Norvège, C.C. Chan Président de l'Electric Vehicle Association chinoise et Duan Ruichun de la Chinese Electrotechnical Society ont présenté les ambitions chinoises dans la traction électrique à l'horizon 2020. Pour eux l'objectif est clair: 50% de l'énergie pour les transports en 2020 sera fournie à des véhicules électrifiés. Le parc automobile chinois qui est de 40 millions de véhicules (la taille du parc allemand), avec des productions qui devraient atteindre cette année dans les 10 millions de véhicules, est projeté à 150 millions de véhicules à l'horizon 2020.

                       Pour atteindre cet objectif d'électrification du parc, les Dirigeants chinois ont mis en place un vaste programme de développement et de test de voitures électriques réunissant au total 863 projets. Un tarif généreux de subvention pour tout achat de véhicule de nouveau type, allant de 7000$ pour un véhicule hybride à 8400$ pour un véhicule électrique, accompagne ce plan.

                        Il y a dans ces annonces une part évidente de propagande de bon ton à l'approche de la réunion de Copenhague du mois de Décembre. Mais il est clair que les Leaders chinois ne dirigent pas leur pays vers un développement échevelé des transports  à l'américaine. La traction électrique, au travers de deux roues largement répandus, fait déjà partie du mode de vie quotidien chinois.

 

Le 29 Mai 2009


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Vouloir faire de l'éthanol de maïs et avoir des idées ne sont pas incompatibles!

Par Raymond Bonnaterre le 28 mai 2009 | (0) Commentaires | Permalink

                       Construire une ferme-usine pour produire 87 millions de litres d'éthanol par an à partir de maïs, pour élever avec les résidus de distillation 10000 jeunes bovins et 2000 vaches à lait, produire du méthane par fermentation anaérobie du purin de ces bovidés, générer au travers d'une centrale à gaz 7,5 MW de puissance électrique et une partie de l'énergie thermique nécessaire à l'ensemble du process, tel est l'ambition des patrons de Farmer's Ethanol qui, après cinq ans de réflexion et de recherches sur les méthodes susceptibles de transformer en profondeur l'industrie de l'éthanol,  veulent construire leur première unité industrielle dans l'Ohio. L'objectif économique est de désensibiliser cette industrie aux cours variables du maïs et de l'éthanol par une commercialisation d'une grande palette de produits comprenant outre l'éthanol, de l'huile de maïs, du CO2, des boeufs, du lait, de l'électricité, des engrais. Mais aussi en utilisant le moins possible de gaz naturel venant du réseau pour alimenter l'ensemble en énergie.

                          Il faut espérer que ce projet va trouver son financement et les aides de l'Administration nécessaires pour aboutir. Ce serait une bonne leçon donnée aux écologistes de saloons qui essaient à tout prix, même avec des chiffres erronés, de nuire à une filière qui poursuit sa progression vers plus d'efficacité énergétique.

 

au site de Farmer's Ethanol.

Le 28 Mai 2009

Voir aussi : bio-carburants


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Pour l'Energy Information Administration une seule voie possible: business as usual!

Par Raymond Bonnaterre le 27 mai 2009 | (2) Commentaires | Permalink

                 "The expectation that, any significant technological advances, liquids will continue to be the primary energy sources in world's transportation sector" envoyez, c'est pesé! Tel est le jugement sans appel de l'EIA. C'est noir ou c'est blanc. General Motors, Chrysler et Ford vont pouvoir reprendre leurs productions comme avant. Les milliers de technologues qui travaillent pour développer et industrialiser les futurs véhicules électriques ou hybrides rechargeables au secteur, peuvent aller se rhabiller. Leurs efforts même en 2030 n'auront aucun effet visible. Quand à ceux qui veulent réduire les consommations par deux par récupération d'énergie au freinage, amélioration des rendements des moteurs, allègement des véhicules, optimisation des frottements des pneumatiques, etc., leurs efforts comptent pour peanuts pour ces Messieurs de l'Administration. Ne parlons pas des projets de TGV!  Alors l'EIA ressort son ancien éventail d'imprévisions sur les futures consommations de pétrole dans le monde. Choisissez votre courbe, il y en a pour tous les goûts et toutes les humeurs du moment (FIG.). 

                 Des hausses de consommations annuelles mondiales de 0,2% à 1,5% avec des contributions des pays OCDE entre -0,5% si le pétrole est cher et +0,5% s'il est bradé, associées à des contributions des NON-OCDE de 1,1% à 2,5% selon la conjoncture et les prix. Un vrai Catalogue de la Redoute, je vous dis!  J'espère qu'ils ne sont pas très cher payés à l'EIA pour pondre de telles banalités.

Le 27 Mai 2009

Voir aussi :


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Consommation de pétrole et consommation d'énergie doivent être analysées séparément : un exemple la Chine

Par Raymond Bonnaterre le 27 mai 2009 | (12) Commentaires | Permalink

                             Dans l'analyse et la projection des consommations d'énergies par pays il est un paramètre fondamental à prendre en compte: l'inégalité des situations de développement des divers pays dans leur mode de consommation d'énergie. Le mix de consommation d'énergie est très divers d'un pays à l'autre, il est donc impossible de déduire les évolutions de consommation d'une ressource énergétique en se basant sur la globalité de l'énergie consommée pays par pays ou mondialement. Il est nécessaire d'adopter une démarche beaucoup plus analytique.

 

                            Un exemple schématique pour illustrer ce propos est la consommation de charbon dans le bilan énergétique de chacun des pays en 2007, publié par BP. Entre les pays du Golfe Persique qui ne consomment pratiquement pas de charbon et la Chine dont la ressource énergétique dépend à 70% du charbon. Il est évident que la moyenne mondiale à 29% de la consommation d'énergie ne permet pas d'analyser les évolutions de consommations des diverses énergie primaires dans chacun des pays.

                            Les consommations en énergies primaires de chacun des pays vont dépendre de ses ressources, de ses choix énergétiques, de son degré d'urbanisation, de développement et de sa démographie. Le Canada et la Russie ont d'énormes ressources de pétrole et de gaz, ils consomment peu de charbon. La France a fait un choix politique avec le nucléaire, elle ne consomme que très peu de charbon. Les Etats-Unis et l'Allemagne sont attachés à leurs ressources de charbon et de lignite. Enfin l'Inde, la Pologne et surtout la Chine sont de gros consommateurs de charbon.

                         Ces profondes inégalités vont se répercuter sur les autres formes de consommation d'énergie et en particulier sur la consommation de pétrole. De nombreuse décennies séparent le mode de vie canadien ou américain au sein de larges métropoles reliées par de gigantesques réseaux routiers et aériens et le mode de vie de l'Inde ou de l'Ouest de la Chine. C'est semble-t-il une banalité que de rappeler cet état de fait, mais de nombreux propos approximatifs de commentateurs économiques laissent à penser que  cette prise de conscience des inégalités de développement est souvent sous estimée. Il est en particulier un domaine dans lequel on entend prononcer bien des âneries: la consommation de pétrole.

                   La Chine va consommer en 2009 dans les 7,8 millions de barils/jour de pétrole nous indique l'AIE. C'est moins de 10% de la consommation mondiale, c'est environ la consommation de l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie et la France réunies. La consommation de pétrole est très en retrait par rapport à la consommation d'énergie qui représentait 17% de la consommation mondiale en 2007. 

                  Les consommations chinoises de pétrole sont légèrement supérieures à un litre de pétrole par jour et par personne active, ce qui par rapport aux 15 ou 16 litres américains ou canadiens illustre bien le retard de la Chine. L'Inde, encore plus en retrait que la Chine, consomme par personne active moins de la moitié de cette dernière (FIG.II).

FIG.II L'inégalité des niveaux de développement est parfaitement illustré par la consommation de pétrole par personne active et par jour. Cet indicateur montre aussi le gaspillage canadien et américain qui constitue une formidable ressource de progrès énergétique.

                  Un think-tank chinois proche du pétrolier Sinopec a récemment estimé que la croissance de la consommation de pétrole de la Chine dans son hypothèse haute va être de 5% par an jusqu'en 2015 puis elle se repliera vers 3,5% par an entre 2016 et 2020. En partant avec de telles prévisions qui ont l'avantage essentiel d'être chinoises et issues d'un Groupe pétrolier, une projection jusqu'à 2020 indique que la consommation de pétrole de la Chine va croitre de 5 millions de barils par rapport à aujourd'hui à l'horizon 2020 pour se situer entre 12 et 13 millions de barils/jour (FIG.III). Le marché va donc avoir affaire à une croissance soutenue de la demande chinoise en pétrole, mais ce ne sera pas l'explosion attendue par certains.

FIG.III Hypothèse de croissance de consommation de pétrole des pays NON OCDE. La croissance chinoise reprenant une prévision de Sinopec

                 Sur la base de ces 5% de croissance en appliquant le même coefficient de progression pour les consommations indiennes, 4% pour le Brésil, 3% pour le Moyen-Orient qui consomme presque autant que la Chine et 2% pour les autres pays NON-OCDE, la consommation totale des pays NON-OCDE passerait de 38 millions de barils/jour à 54 millions de barils/jour en 2020.

FIG.IV Une décroissance annuelle des consommations de pétrole des pays OCDE  de 3% conduirait à une quasi stabilité des consommations mondiales.

                 Pour compenser une telle croissance des consommations des pays en développement les pays OCDE devront réduire leur consommation de pétrole de 3% par an (FIG.IV) et passer de 45 millions de barils/jour en 2009 vers les 32 millions en 2020.

                 Bien sûr ces prévisions, comme toutes les autres, ne valent pas grand-chose. De nombreux aléas seront possibles durant les 11 ans à venir. Mais elles montrent simplement qu'un mécanisme de compensation est possible entre les deux zones pour arriver à un ensemble sensiblement constant.

                 Il reste à démontrer que 3% d'économie de la consommation de pétrole dans les pays OCDE est soutenable.

                La première donnée concerne la démographie. La population active de l'OCDE va croître entre 2010 et 2020 (FIG.V, courbe bleue), mais si l'on ne considère que les pays les plus riches en ne prenant pas en compte les populations turques et mexicaines, il apparaît alors que la population active va demeurer sensiblement constante. En d'autres termes, la croissance de la population active au Canada et aux USA de 12 millions d'habitants va être compensée par une forte décroissante dans la zone Corée-Japon (-7,6 millions) et la Zone OCDE - Europe, hors Turquie (-6.1 millions).

FIG.V La population active des pays de l'OCDE va croître jusqu'en 2020 en raison de la Turquie et du Mexique qui sont de faibles consommateurs d'énergie et de pétrole

 

                      Le deuxième poste concerne les gains de productivité du raffinage. La modernisation des raffineries leur permettant de valoriser les fonds de barils par la mise en route d'unités de conversion profonde, entraîne un accroissement du rendement de production des fractions nobles aux dépens des cokes de pétrole et des fonds de baril. La construction de nouvelles raffineries ultra modernes au Moyen-Orient et en Inde utilisant des pétroles lourds va dans le même sens de l'amélioration des rendements de conversion du pétrole brut.  Le rythme de construction va dépendre des cours du pétrole mais il faut anticiper la fermeture de vieilles raffineries en Europe ou aux USA au profit de ces nouvelles unités plus performantes.

                       Le troisième poste concerne les biocarburants. Ils représentent aujourd'hui 1,5 millions de barils environ. Une croissance de production de 10% par an environ participe au bilan des économies de pétrole.

                        Le quatrième poste est l'évolution du parc automobile et des consommations en carburant. La crise sera plus longue que prévue, parce que c'est une crise profonde de changement de priorités dans les choix des consommateurs, délaissant certaines formes de consommation traditionnelle, comme la voiture, au profit d'activités plus épanouissantes et moins polluantes. L'offre produit se retrouve ainsi en profond décalage avec les attentes. Il faudra beaucoup de temps et d'efforts Marketing et Techniques pour que l'offre se recale sur les attentes des consommateurs. C'est le cas avec la voiture. On peut donc anticiper une baisse du parc automobile ou tout au moins une longue stagnation dans les pays OCDE. L'arrivée de modèles de véhicules moins obséquieux, à meilleure efficacité énergétique (moteur, pneus, profil), rendus plus légers par l'utiliusation d'aluminium, de plastiques armés de fibres de verre et de composites en fibres de carbone sur lesquels travaille Toray au Japon, équipés de récupération d'énergie au freinage, partiellement ou totalement électriques, vont faire fortement décroître la demande en carburants. Une décroissance du parc de 0,5% par an, l'arrivée de nouveaux modèles consommant 20% de moins en moyenne  que le parc existant et avec un taux de renouvellement de 5% par an, conduit à une réduction des consommations de carburants de 1,4% par an.

                        La stagnation des voyages d'affaires aériens au profit de transport de masse de touristes retraités, conséquences de la démographie, va favoriser la montée en puissance d'avions gros porteurs économiques ou de trains à grande vitesse, aux dépens d'avions de faibles ou de moyennes tailles. Les consommations de kérosène devraient être sensiblement stables.

                       Dans le transport maritime le prix des carburants est un paramètre du premier ordre. Plus le carburant est cher et plus il est rentable de réduire la vitesse des porte-conteneurs et autres vraquiers, quitte à mettre un peu plus de navires en service pour assurer la continuité de la prestation.

                   Enfin, les mesures d'amélioration de l'isolement et la montée en puissance de l'électricité comme mode de chauffage accompagnant la démocratisation des modules photovoltaïques économiques vont permettre de réduire l'utilisation du fuel et des gaz liquéfiés (propane, butane) pour les habitations. Les gaz liquides seront ainsi de plus en plus utilisés en substitut du naphta dans la pétrochimie, ce que l'industrie pratique l'été, lorsque les cours sont bas.

                    On le voit le champ des gains en efficacité énergétique autour du pétrole sont immenses. Il n'y a aucune impossibilité de réaliser dans les pays riches des économies de consommation s'élevant autour des 3% par an. La consommation en pétrole des pays OCDE a baissé de 3,65% en 2008, elle est prévue en baisse de 4 à 5% en 2009. Nul doute qu'un régime de baisse continue de 3% par an est un objectif soutenable dans les dix ans à venir. Cela conduirait naturellement à une stabilisation des consommations mondiales de pétrole autour des 84 à 85 millions de barils par jour.

                    Les diverses officines de prévision, très politisées, ne devraient pas tarder,  par effet Obama, à publier des chiffres de cet ordre. La prévision deviendra alors une vérité triviale et  admise par tous.

Le 27 Mai 2009

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Volkswagen et BYD signent un MOU, Mitsubishi Motors revoit à la hausse ses ventes EV grâce à Peugeot

Par Raymond Bonnaterre le 25 mai 2009 | (0) Commentaires | Permalink

                      L'un, allemand, sait concevoir et produire des voitures et voudrait savoir faire des batteries. L'autre, chinois, sait concevoir et produire des batteries et commence à produire des voitures. La complémentarité de BYD et Volkswagen est évidente et appelle à aller plus loin dans une éventuelle collaboration dans le domaine des véhicules hybrides ou électriques utilisant des batteries au Lithium à base de phosphate de Fer lithié (LiFePO4). Alors les deux managers le Dr Martin Winterkorn et Wuang Chuanfu ont signé un MOU permettant aux deux parties d'explorer les possibilités éventuelles de coopération. C'est la politique des petits pas en attendant un éventuel pas-de-deux sino-germanique.

                    Du côté de Mitsubishi Motors, les plans de lancement des modèles électriques (i-MIEV) est revu à la hausse grâce aux accords de fournitures de véhicules électriques à Peugeot. Pour l'exercice fiscal 2011 Mitsubishi double ses prévisions à 20000 véhicules. La filiale de production de batteries Lithium Energy Japan dirigée par GS-Yuasa va de ce fait devoir doubler également les capacités de production de sa nouvelle usine en cours de construction à Kyoto. Un exemple de relance par l'offre et l'innovation, venant du Japon.

le communiqué de VW.

Le 25 Mai 2009

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