"Qualité Environnementale des Bâtiments", en route vers les indicateurs de performance

L’isolation des bâtiments est devenue un enjeu majeur avec les contraintes écologiques contemporaines. En effet, une bonne isolation est synonyme de nombreux avantages, à la fois sur le plan économique avec une facture de chauffage moindre et sur le plan environnemental  grâce à la diminution des émissions de CO2. Lire la suite


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Poet en démarrant le stockage de matière première prépare le lancement pour 2012 de sa première unité de production d'alcool à partir de cellulose du maïs

Par Raymond Bonnaterre le 27 août 2010 | (2) Commentaires | Permalink

 La production de biocarburants est un sujet plein d'humour. C'est Poet, le premier producteur d'alcool de maïs des États-Unis, procédé tant décrié par les écolos bobos de salons, qui va être le premier à lancer une unité industrielle de production d'alcool à partir de déchets cellulosiques dès 2012, voie plébiscitée par les mêmes écolos. Quelles sont les raisons de cette apparente contradiction? Elles sont très simples.

1- Poet avec ses usines agricoles est au contact des paysans américains et sait organiser une collecte intelligente de matière première, très dispersée sur le territoire, qui sera finalement constituée de ballots de déchets divers de la culture du maïs (rafles, enveloppes, tiges, feuilles, collectés largement au-dessus du sol) que ce maïs soit destiné à l'alimentation ou à la production d'alcool. Initialement Poet envisageait de n'utiliser que les rafles.

2- L'investissement industriel dans une usine produisant déjà de l'alcool de maïs est marginal. En effet Poet ajoute une boucle au procédé déjà existant pour le rendre compatible avec deux produits entrants: les grains de maïs d'une part, riches en amidon, et les résidus cellulosiques d'autre part qui nécessitent des traitements enzymatiques plus profonds. Les deux process se rejoignent après la fermentation alcoolique avec des bières très concentrées provenant des graines et beaucoup plus diluées provenant de la voie cellulosique. Des "blends" intelligents conduiront à un "bourbon" dont la distillation sera acceptable économiquement

  

3-L'ensemble des deux process conservera son caractère agricole en raison de la contrainte spatiale de récolte des matières premières, comme le montrent les données de la filière cellulosique de l'usine d'Emmetsburg, Iowa (TAB.). Cette unité ne démarrera qu'en 2012, mais Poet va lancer dès cette année le stockage de matière première, si complexe à rassembler. La collecte en 2012 et au-delà des 300 mille tonnes de biomasse pour alimenter cette usine, nécessitera de mobiliser 300 à 400 exploitations représentant 1200 km2 de cultures de maïs. Le tout pour produire, en complément de la voie classique existante, dans les 1600 barils/jour d'alcool.

 Mille deux cents kilomètres carrés de cultures pour alimenter une unité agricole qui représente le centième d'une raffinerie de pétrole, voici toute la problématique de la biomasse comme matière première énergétique. C'est la raison majeure qui explique le non décollage de ces technologies cellulosiques, énergétiquement trop diluées, incapables d'alimenter de façon opérationnelle une grande usine de transformation en alcool. Poet ironiquement va démontrer qu'en complément du procédé agricole existant, partant des grains de maïs, un complément cellulosique, provenant des récoltes existantes, est économiquement acceptable. Mais pour réaliser cela, il est nécessaire de fréquenter le monde paysan.

 Bien sûr, tous ces procédés cellulosiques n'ont que bien peu de chance d'aboutir de façon significative dans une Europe de l'Ouest surpeuplée et largement exploitée, où ces procédés rentreraient en concurrence avec les marchés existants du bois, de la pâte à papier, de la paille ou d'autres filières. La nécessité de disposer de grands espaces mobilisables pour de nouvelles cultures est évidente.

le papier sur le sujet sur DTN

Le 27 Août 2010

Voir aussi : bio-carburants


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Nouveau Mexique: un parking de deux hectares recouvert par plus de 5000 modules photovoltaïques

Par Raymond Bonnaterre le 26 août 2010 | (6) Commentaires | Permalink


Lieu : Parking du Siège du Groupe Bell à Albuquerque au Nouveau Mexique

Réalisation: Schott Solar

Surface totale du parking : deux hectares

Nombre de modules de 220W : plus de 5000 

Surface couverte par les modules: 1.685 x 0.993 x 5000 = 8400 m2

Puissance nominale: 1100 kW (131 W/m2 de module ou 55 W/m2 de parking)

Énergie électrique annuelle générée: 1600 MWh soit 1450 heures à la puissance nominale.

Voila un exemple typique de ce qui se fait dans le Sud-Ouest américain, il ne manque plus que les voitures hybrides rechargeables et nous serons enfin entrés dans le vingt-et-unième siècle.

le communiqué de Schott.

Le 26 Août 2010

Voir aussi : solaire


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Le fret aérien mondial du mois de Juillet indique le maintien d'un haut niveau d'échanges économiques

Par Raymond Bonnaterre le 25 août 2010 | (0) Commentaires | Permalink

 Le monde boursier totalement déprimé a le regard braqué sur le nombril américain de l'immobilier et de l'emploi. Les deux vont mal parce que le consommateur américain en a marre de se faire ruiner par des crédits immobiliers "subprimés" douteux et, à la place, consomme force produits importés que le tissu industriel local n'est plus capable de lui fournir. Tout cela ne veut pas dire que le monde économique ne tourne plus. Il existe un mouvement économique en dehors des États-Unis qui tourne pas trop mal. Même les exportations nippones, malgré un Yen hors de prix, se sont encore accrues au mois de Juillet pour le huitième mois consécutif, informe le Nikkei, tirées par les besoins asiatiques (+23.8% en un an) et américains (+25,9% en un an). Alors cette conviction appuyée également sur les chiffres du commerce allemand, est confirmée par les données du fret du transport aérien qui demeurent d'après l'IATA bien au-dessus des valeurs d'avant crise, celles d'il y a deux ans (FIG.).

 

C'est ainsi que le fret mondial se retrouve à 9% au-dessus de ce qu'il était en Juillet 2008, tiré par le fret asiatique qui lui dépasse celui d'il y a deux ans de 13%. 

Avec de tels indicateurs avancés, il est difficile d'avaler les prévisions de prédicateurs de triste figure qui nous annoncent la rage, le choléra et le double-dip. Mais il est vrai que les boursiers laminés par les derniers avatars de 2008 et 2009 ont tendance de façon spontanée à broyer du noir.

le communiqué de l'IATA qui annonce de bons chiffres en signalant, de façon dubitative, que ça devrait aller beaucoup plus mal d'après les "spécialistes".

le communiqué du Nikkei sur les exportations nippones.

Remarque: le bureau de la statistique allemand, Destatis, nous apprend qu'au cours du premier semestre 2010 le trafic de fret des aéroports allemand avec l'étranger qui s'est élevé à 1,88 millions de tonnes, enregistre une croissance de près de 30% par rapport à celui du premier semestre 2009. Le record, avec la zone Asie, à 857 mille tonnes,  progresse de 40%. Les échanges avec les Amériques viennent ensuite dans la progression, avec un score de 37% ().

Le 25 Août 2010

Voir aussi : actualités


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Etats-Unis: 58% des énergies primaires consommées en 2009 sont partis en chaleur inutile

Par Raymond Bonnaterre le 25 août 2010 | (12) Commentaires | Permalink

Le Lawrence Livermore Laboratory vient de publier la flow-chart des consommations internes et des utilisations d'énergie primaire aux États-Unis en 2009. Il ressort clairement de cette publication que le gaspillage constitue toujours la principale ressource potentielle d'économies d'énergie de cette grande nation (FIG.).


En effet, outre l'intérêt de cette représentation des diverses formes d'énergies primaires consommées à l'entrée, les rendements énergétiques des phases de transformation en électricité ou d'utilisation sont illustrés. Il ressort que sur une consommation totale de 94,6 quadrillons de BTU (1QBTU = 293 TWh thermiques), 40 QBTU seulement participent à l'activité économique du pays (lignes gris-foncé du diagramme). Les autres 55 QBTU (lignes gris-clair sur le diagramme), représentant 58% du total, sont partis en chaleur lors des processus de conversion et d'utilisation.

La principale perte provient de la production et de la distribution d'électricité qui avec 26 QBTU de pertes (le quart de la totalité de l'énergie mise en œuvre), affiche un rendement global de 32% énergies éolienne et photovoltaïques comprises. L'autre poste est bien sûr celui des transports qui avec 20 QBTU de pertes affiche un rendement global de 25%. 

Ces chiffres clés permettent de comprendre pourquoi les progrès trop lents accomplis dans l'amélioration des rendements énergétiques des processus doivent être accélérés. La reconstruction de centrales électriques modernes à cycles combinés, la reconstruction des réseaux de distribution d'électricité, seraient bien plus utiles à cette nation que toutes les éoliennes dont le communiqué s'enorgueillit. Bien sûr cette remarque est aussi vraie pour l'Europe de l'énergie.

Une consolation les rendements énergétiques dans les transports vont faire de gros progrès avec les véhicules modernes qui vont être proposés par les constructeurs. Une augmentation des prix des carburants à la pompe irait dans le bon sens pour accélérer le phénomène.

le communiqué sur ce sujet.

Le 25 Août 2010

Voir aussi : actualités | énergie fossile


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Deux ans après l'Espagne, la France limiterait les installations photovoltaïques annuelles à 500MW

Par Raymond Bonnaterre le 24 août 2010 | (3) Commentaires | Permalink

Le marché français du photovoltaïque était devenu pour les industriels chinois ou américains un des marchés potentiellement juteux de la planète sur lequel il fallait investir. Après l'Allemagne toujours généreuse qui fait la moitié du marché mondial, l'Italie et la France apparaissaient comme deux marchés où il fallait être pour faire du bon business subventionné. L'Espagne était passée hors-jeu en 2008 en limitant drastiquement les puissances installées, après une formidable bulle spéculative mondiale sur ses aides tarifaires. Mais voila la France, dans un climat de recherches d'économies, à son tour confrontée à ce même problème: le postulat d'Anderman. Il n'est plus possible de faire payer par le consommateur d'électricité de très grandes quantités d'énergie d'origine photovoltaïque à des prix 5 à 6 fois supérieurs à ceux des générations thermiques ou nucléaires. Ce qui est possible pour quelques dizaines de MW ne l'est plus pour des milliers de MW (GW). Un GW de modules installé en France dans un bon ensoleillement de 1400 heures par an génèrera 1,4 TWh d'énergie électrique qui sera vendu au réseau dans les 700 millions d'euros (sur la base de 500 euros/MWh). Aucun pays de taille moyenne en phase de restrictions budgétaires ne peut s'offrir les 2 à 3 GW annuels vers lesquels le business du photovoltaïque tend actuellement en France. Alors la mesure la plus radicale décidée n'est pas celle de la réduction des prix tarifaires dont tout le monde parle. Les industriels s'en seraient bien accommodés sans barguigner. Non le coup de massue provient de la volonté de limiter les volumes à 500 MW, ce qu'avait fait l'Espagne en 2008 et qui revient à enterrer le photovoltaïque dans ces pays.

Le 24 Août 2010


Voir aussi : solaire


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Les cours du brut oscillent dans le serpent 70-85$/baril depuis un an maintenant

Par Raymond Bonnaterre le 21 août 2010 | (0) Commentaires | Permalink

Le cœur n'y est plus. En d'autres temps la fuite de pétrole offshore dans le Golfe du Mexique aurait enflammé le NYMEX et les cours du pétrole avec. Les nouvelles de Chine auraient chahuté la place, les peak-oilers annonceraient la fin du pétrole, du gaz, du charbon et les écolos celle des haricots. Mais on le sent bien, le malaise persiste. Les stocks de WTI à Cushing, Oklahoma, sont au plus haut et handicapent le marché. La soi-disant reprise qui n'a plus qu'un impact symbolique sur les consommations de pétrole au sein de l'OCDE, est toujours incertaine. Alors les prix de l'essence à la pompe américaine restent en moyenne inférieurs à 3 dollars/gallon, seuil psychologique important pour le consommateur local. Il reste un peu le blé sur fond de mauvaises récoltes pour animer la spéculation. Dans la foulée, le maïs qui se vend bien, tend à suivre et le fuel éthanol à 1.86 $/gallon lui emboîte le pas. Mais où sont les envolées lyriques d'antan, où les acheteurs de carburants d'Air France KLM achetaient du kérosène hors de prix pour des années. Un vrai casino, où les plus stupides, appelant cette spéculation pure "achats de couverture", passaient pour des Dieux.


 Alors les cours du Brent qu'il faut suivre en lieu et place de ceux du WTI, handicapé par la saturation des moyens de stockage, varient depuis des semaines à l'intérieur de ce serpent des 70-85 $/baril, au gré des cours du dollar contre autres monnaies (FIG.). Il a suffit qu'Axel Weber le patron de la Bundesbank, candidat au poste de patron de la BCE, prenne la parole Vendredi, et agace Trichet, pour que l'euro plonge et le Brent avec, au dessous des 75$/baril. Mais ceci reporte plus du type réflexe pavlovien des marchés que de la réflexion profonde. Si cette stabilité est économiquement satisfaisante pour la plupart des acteurs, elle est très déprimante pour les grandes banques d'affaires dont on n'entend plus les aboyeurs "spécialistes" qui annonçaient la hausse prochaine et imminente des cours du brut pour attirer le gogo. Une vraie foire!

Le 21 Août 2010

Voir aussi : actualités


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France, un exemple d'inefficacité: le solde des échanges d'énergie électrique

Par Raymond Bonnaterre le 21 août 2010 | (6) Commentaires | Permalink

 La France pourrait être aujourd'hui un très grand fournisseur d'énergie électrique à ses voisins européens. Sa position centrale en Europe, son avance historique dans le nucléaire, son large parc de centrales hydroélectriques, l'accès facile au GNL par ses façades atlantique et méditerranéenne qui pourrait alimenter un large parc de centrales modernes à cycle combiné, la présence de zones venteuses, une irradiance solaire de bonne qualité dans une large part du sud du pays militent pour que ce pays soit le leader de l'énergie électrique en Europe. Or dans les faits le poids de la France dans le bilan énergétique européen tend à régresser. Pour mesurer cette perte d'influence il suffit de se reporter aux statistiques douanières qui montrent que le solde des échanges d'électricité a fortement plongé ces dernières années (FIG.).

 

 Alors que ce solde était positif de 2,75 milliards d'euros en 2008, il est tombé à 0,67 milliard d'euros en 2009 et atteint sur les 12 derniers mois à fin Juin 2010 le montant de 0,4 milliard. Outre la baisse du solde des échanges mesuré en TWh qui a été globalement divisé par deux entre 2008 et 2009, c'est aussi l'inaptitude du parc français à fournir les appels de puissance qui oblige le régulateur à importer des MWh hors de prix en heures de pointes.

 Bien sûr tout un chacun se penchant sur la génération d'électricité en France sait que le parc nucléaire existant vieillit mal, que l'ancienne Direction d'EDF était plus passionnée par les aventures exotiques en Italie, en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis que par la maintenance de son outil de production en France, que pour obtenir une autorisation administrative d'implantation d'une pauvre centrale à gaz naturel il faut pas loin d'une décennie, surtout si cette demande émane d'un concurrent d'EDF. Ne parlons pas de l'éolien dont aucun acteur important en Europe n'est implanté dans l'hexagone. Quand au photovoltaïque, rappelons tout simplement la manie administrative de devoir incorporer les modules au toit des maisons, ce qui accroît le coût de la pose d'un facteur trois ou quatre et rend impossible une standardisation des procédés.

 Alors que peut-on attendre du futur qui pourrait faire remonter ce solde et venir ainsi au secours d'une croissance économique mal en point. Tout d'abord une meilleure efficacité des centrales nucléaires. Les productions électronucléaires ce sont accrues de 9% aux mois de Juin et de Juillet par rapport aux mêmes mois de l'année précédente, annonce RTE. Il n'en fallait pas plus pour voir un solde des échanges progresser sur ces deux derniers mois (FIG.II).

 La mise en route, cette année, de la centrale au gaz à cycle combiné de 2X436 MW Emile Huchet à Carling par E-On va sûrement permettre de mieux satisfaire aux appels de pointes. Malgré tout, la France a importé au mois de Juillet 2,3 TWh d'énergie électrique, moitié moins qu'en Juillet 2009.

 C'est malheureusement à peu près tout ce que l'on peut attendre de positif, alors que la date de la mise en route de la prochaine centrale EPR par EDF est repoussée au lointain. Les projets de centrales au gaz d'EDF à Blénod en 2011 et Martigues en 2012 semblent programmés. Quand à ceux de Poweo (Jonquières) ou d'E-On (Hornaing, Lacq) ils ne semblent pas être envisagés pour un futur visible.

 Ce n'est donc pas avec ses productions d'électricité que la balance commerciale de la France qui affiche un déficit de 31 milliards sur le premier semestre 2010, se rétablira dans un avenir proche.

le communiqué de RTE pour le mois de Juillet.

Le 21 Août 2010

Voir aussi : actualités


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Sur fond de reports de livraisons, les affaires de Vestas au premier semestre 2010 ne vont pas bien

Par Raymond Bonnaterre le 19 août 2010 | (0) Commentaires | Permalink

 La politique industrielle du Danois Vestas, un des leaders mondiaux de l'éolien, se caractérise par une approche très décentralisée assurant une présence industrielle importante dans la plupart des grands pays où cet industriel intervient. Cette approche locale sûrement performante sur le plan commercial et politique et qui conduit à une inflation d'unités industrielles et de personnel, nous a toujours semblé inadaptée à la recherche de gains de productivité qui sont nécessaires à toute industrie pérenne (LIRE). Ceci est particulièrement vrai dans les périodes de basses eaux où les affaires vont moins bien, où franchement très mal, comme ce fut le cas dans pour cet industriel au cours de ce premier semestre passé (FIG.).


 Vestas annonce avoir enregistré plus de 3 GW de commandes au cours du deuxième trimestre et avoir porté ainsi son carnet de commande à plus de 5GW. Mais des reports de commandes se traduisant par des reports de facturations en Espagne, en Allemagne et aux États-Unis, rendent la situation instable à court terme. Malgré tout, le second semestre devrait s'avérer profitable affirme l'industriel.

 Sur ces nouvelles peu encourageantes, l'action Vestas a perdu plus de 20% de sa valeur dans la journée d'hier. L'incertitude s'ajoutant à la fantaisie de cet industriel, l'ensemble est tout à fait néfaste à l'établissement d'un climat de confiance avec le Marché.

la présentation de Vestas.

Le 19 Août 2010.

Voir aussi : éolien


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Photovoltaïque: le chinois Suntech revoit à la hausse ses volumes vendus en 2010

Par Raymond Bonnaterre le 19 août 2010 | (2) Commentaires | Permalink

 Dans un marché en plein essor il est possible de gâcher son plaisir par des choix industriels pas toujours pertinents. C'est le cas du chinois Suntech qui sur la base de volumes vendus au premier semestre meilleurs que prévus, réactualise sa prévision de ventes en 2010 à 1,5 GW, contre 1,3 GW annoncé précédemment. Ceci correspond à plus qu'un doublement des volumes par rapport aux 704 MW de 2009 (FIG.).

 Par contre l'industriel demeure très discret sur l'évolution de son chiffre d'affaires de fin d'année et encore plus sur son résultat. Sur ses comptes du second trimestre 2010, Suntech vient, en effet, de passer 181 millions de dollars de "write-off" dont 55 millions au titre de l'arrêt de ses productions de modules en couches minces à base de silicium amorphe aux caractéristiques techniques insuffisantes et le restant consacré au renflouement d'un fournisseur chinois de wafers (Shunda Holdings) dans lequel Suntech avait pris des parts.

Au cours du premier semestre, le Chinois a réalisé 74% de son chiffre d'affaires en Europe. Il est, en particulier, plein d'espoir pour le développement de son business en France où il vient d'ouvrir une agence de formation des professionnels clients, à Montbonnot, près de Grenoble ().

L'action Suntech (STP) qui cote $8.66 à New York, a perdu près de la moitié de sa valeur depuis le début de l'année.

la présentation du T2 de Suntech.

Le 19 Août 2010

Voir aussi : solaire


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L'inflation dans l'eurozone s'accroît au mois de Juillet tirée par les postes énergie et alimentation-alcool-tabac

Par Raymond Bonnaterre le 16 août 2010 | (0) Commentaires | Permalink

L'inflation dans l'eurozone est principalement déterminée par les prix de l'énergie. Il suffit pour s'en convaincre d'examiner la relation qui existe, depuis Juin 2008, entre inflation et variation des prix de l'énergie (FIG.).

Il est possible de distinguer dans cette relation trois phases:

1) entre Juin 2008 et Décembre 2008 (courbe rouge) l'inflation (M/M-12) déterminée par la puissante chute des cours du pétrole, du gaz naturel indexé et du charbon à perdu 2,4 points en six mois avec une relation linéaire de 1,2 points par 10 points de baisse des prix de l'énergie.

2) entre Décembre 2008 et Juillet 2009 (courbe bleue) les prix de l'énergie poursuivent leur baisse mais se surajoutent les autres postes malmenés par la crise entraînant l'effondrement des cours des produits alimentaires et autres produits de consommation durables.

3) enfin, à partir de Juillet 2009 (courbe verte) on assiste à une remontée de l'inflation avec la croissance des prix de l'énergie selon une droite moins sensible que celle de 2008. Elle affiche en effet, jusqu'en Juin 2010, une pente de 0,9 point d'inflation pour 10% de variation des prix de l'énergie. La crise a partiellement désensibilisé les prix de la zone euro aux variations de prix de l'énergie, conséquence d'une économie moins dépendante aux ressources énergétiques fossiles comme l'illustre la baisse des consommations de pétrole observée en Europe.

 

Pour le mois de Juillet 2010, dernier point rouge et noir de la courbe, la valeur de l'inflation à 1,7% ressort 0,3 point au dessus de la droite de corrélation. Effectivement dans les données d'Eurostat on voit réapparaître le poste alimentation-alcool-tabac qui affiche un variation de 1,3% contre 0,9% le mois précédent.

La reprise économique européenne, tirée par une Allemagne en plein rétablissement industriel, pourrait entraîner dans les prochains mois une reprise timide de l'inflation, se dirigeant vers la courbe rouge de 2008. Mais pour cela il faudrait au préalable que les prix de l'énergie repartent à la hausse, ce qui n'est pas évident.

le communiqué d'Eurostat.

Le 16 Août 2010

Voir aussi :


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