"Qualité Environnementale des Bâtiments", en route vers les indicateurs de performance

L’isolation des bâtiments est devenue un enjeu majeur avec les contraintes écologiques contemporaines. En effet, une bonne isolation est synonyme de nombreux avantages, à la fois sur le plan économique avec une facture de chauffage moindre et sur le plan environnemental  grâce à la diminution des émissions de CO2. Lire la suite


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La dette publique brute de la France poursuit sa croissance quadratique et se rapproche de celle de l'Allemagne

Par Raymond Bonnaterre le 30 septembre 2010 | (2) Commentaires | Permalink

 Ce n'est une surprise pour personne: la dette publique brute de la France, plans de relance et trous divers aidant, poursuit son évolution parabolique au deuxième trimestre 2010 et atteint un montant proche des 1592 milliards d'euros (FIG.). Depuis le début de l'année cette dette s'est accrue de 102 milliards dont 24 milliards pour la Sécurité Sociale. Durant la même période la dette brute allemande ne s'est accrue que de 30 milliards pour atteindre les 1721 milliards (courbe violette). Au rythme où vont les choses la dette brute de la France rejoindrait celle de l'Allemagne en 2011. Sacrebleu, voila un domaine où nous allons être enfin devant!

 

le papier de l'INSEE sur le sujet.

Le 30 Septembre 2010

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La querelle sino-japonaise pousse les batteries au lithium vers l'application hybride

Par Raymond Bonnaterre le 30 septembre 2010 | (2) Commentaires | Permalink

 Sur fond de querelle sino-japonaise qui menace leurs approvisionnements en terres-rares, les industries japonaises des batteries et des moteurs électriques se préparent à des changements radicaux dans leurs choix technologiques. Contrairement à leur nom générique, les terres-rares ou lanthanides ne sont pas rares sur terre. Des gisements étaient exploités en abondance en Californie et en Australie jusqu'à ce que les productions chinoises à bas coûts entraînent la fermeture de ces exploitations et conduisent la Chine à obtenir un quasi monopole mondial de production des terres rares (97% !! soit 120 mille tonnes sur une production mondiale de 124 mille). Il existe également des gisements de terres-rares associés au minerai d'uranium au Kazakhstan qui ne sont pour l'instant que partiellement exploités et valorisés. Le rationnement annoncé en ressources chinoises va tout naturellement faire grimper les cours de ces métaux et va ainsi réactiver les exploitations non chinoises dans le monde. Le Japon dont les approvisionnements dépendent à  90% des exportations chinoises, aurait réussi à obtenir de la part de la Chine 38000 tonnes de lanthanides en 2009. Il travaille d'autre part très activement avec le Kazakhstan pour compléter ses approvisionnements. L'américain Molycorp envisage pour sa part de reprendre ses exploitations de la Moutain Pass en Californie, sous condition qu'il obtienne certaines aides du Congrès qui attendent décision. En Australie le Groupe Arafura va lever un milliard de dollars australiens pour relancer ses productions avec pour objectif d'atteindre une production de 22 mille tonnes d'oxydes en 2013.

Accumulateur Toshiba de 60 Ah


Mais la meilleure des parades pour le Japon qui ne voudra pas dépendre pour ses approvisionnements de la Chine, sera de réduire ses consommations en lanthanides dans les moteurs, les batteries et le polissage des verres qui sont les trois applications consommatrices de terres rares.

- Dans le polissage des verres il utilise dans les 900 tonnes par an d'oxyde de cérium, la pâte de polissage pourrait être éventuellement remplacée par de l'oxyde de zirconium comme le propose certaines expériences en cours chez Kokonoe Electric qui commercialise ces pâtes à polir.

- Les moteurs à aimant permanent utilisant du néodyme et du dysprosium constituent un important débouché pour les terres rares avec une croissance potentielle importante des véhicules hybrides dont les volumes annuels devraient atteindre les 10 millions d'exemplaires avant 2020. Le NEDO avec l'aide de l'Université d'Hokkaido annonce qu'il sait définir un moteur de 50 kW à base de ferrites tout aussi performant et moins cher que les moteurs à aimant permanent aux lanthanides. Le secret repose sur des ferrites améliorées et un accroissement des électroaimants dans le moteur (LIRE les travaux déjà publiés sur le sujet).

- Enfin, le plus gros consommateur de terres-rares au Japon constitue l'industrie des batteries du type Ni-MH qui utilisent des alliages très sophistiqués pour former des hydrures métalliques au sein de l'électrode négative lors de la recharge des accumulateurs. Pour s'affranchir de ces alliages la riposte est évidente: limiter ou abandonner la technologie Ni-MH au profit de la technologie Li-Ion pour les applications les plus consommatrices en batteries telles que les véhicules hybrides et autres deux roues plus ou moins électrifiés. Il apparaît alors évident que le succès de la technologie SCiB de Toshiba provient largement de ce désamour du Ni-MH. Cette technologie, grâce à une électrode négative à base de titanate acceptant des charges très rapides, est le substitut idéal à la technologie Ni-MH pour les applications hybrides.

Toshiba avec d'énormes investissements joue, entre autres, la carte de la substitution des batteries Ni-MH. Il va lancer en production sa nouvelle usine  de Kashiwazaki dont la capacité de production est prévue dans une première étape pour atteindre les 500 mille accumulateurs par mois de capacité typique de 20 Ah. Toshiba qui travaille déjà avec Volkswagen et discute avec Mitsubishi Motors, vient d'annoncer qu'il allait travailler sur un véhicule hybride pour Fiat et sur les poids lourds du futur avec Scania du Groupe VW. Il annonce également le développement d'un accumulateur de 60 Ah (FIG.) pour le stockage d'énergie ou les futurs véhicules électriques de large autonomie annonce le Nikkei Electronics. Ce nouveau produit présenterait une énergie volumique autour des 250 Wh/litre et sur la base d'une densité de l'ordre de 2 pour les accumulateurs au Li-Ion, ceci conduirait à une énergie massique vers les 120 Wh/kg

le rôle de Sumitomo dans les relations entre Japon et Kazakhstan.

l'info sur le projet Arafura en Australie.

Le 30 Septembre 2010


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La stagnation du fret aérien illustre et annonce un long pallier dans le processus de reprise économique

Par Raymond Bonnaterre le 29 septembre 2010 | (0) Commentaires | Permalink

 Depuis quatre mois le fret aérien mesuré par rapport à il y a deux ans, référence d'avant la crise économique, stagne vers les 10 à 12% au dessus de la référence pour l'Asie (FIG., courbe rouge) et vers 5 ou 6% au-dessous de la référence pour l'Europe (FIG., courbe violette).


  Compte tenu du caractère prédictif de cet indicateur, il est possible de penser que l'activité économique mondiale durant l'automne à venir restera globalement stable ou faiblement croissante. Cela veut dire que la phase de rattrapage est définitivement terminée et laisse, après la crise, dans l'activité économique européenne et américaine une part irréversible définitivement perdue. Elle est partie en Asie.

 Puis le monde va aborder un nouveau cycle économique qui sera déterminé par l'innovation technologique, le respect des ressources énergétiques et l'emballage marketing axé sur le green business et la satisfaction ludique du plaisir personnel. De nouveaux modes de mobilité personnelle (EV), de nouveaux types d'éclairages sophistiqués (OLED), de plus en plus de gadgets télécommunicants seront les principaux vecteurs de progrès de l'économie. La poursuite de la croissance démographique et de l'urbanisation des populations supporteront l'activité des industries de construction, d'équipement et d'assainissement.

le communiqué de l'IATA sur le transport aérien au mois d'Août.

Le 29 Septembre 2010

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Faut-il suivre Enel Green Power qui prépare son introduction en Bourse?

Par Raymond Bonnaterre le 27 septembre 2010 | (0) Commentaires | Permalink

 Le green business serait l'avenir du monde. Beaucoup en sont convaincus sauf peut-être certains milieux boursiers. Rappelons au hasard que le danois Vestas un des champions des éoliennes dans le monde, a perdu un tiers de sa valeur depuis le début de l'année, que Q-Cells, leader allemand du photovoltaïque, a vu son cours dégringoler de près de 100 euros à fin 2007 à moins de 5 euros aujourd'hui, qu'un des grands du Silicium, le norvégien REC a vu son score boursier passer de 276 KRN à fin 2007 à moins de 20 KRN aujourd'hui. Formidables gamelles boursières auxquelles il faudrait rajouter celles du français THEOLIA ou de l'espagnol Iberdrola Renovables valorisé à 4,5 milliards d'euros à fin 2007 lors de son introduction en Bourse en fanfare et dont la valeur a été réduite de plus de moitié depuis.


 Dans ce cadre très délabré des cours des industries du green business en Europe en voici un nouveau qui veut être introduit en Bourse: l'italien-espagnol Enel Green Power qui affiche de grandes ambitions dans les énergies renouvelables. Avec un CA de 2,1 milliards d'euros en 2009, EGP dispose d'une puissance de production installée de 5,7 GW (FIG.) dans laquelle Enel a eu la sagesse de faire rentrer les générations hydroélectriques (2,5 GW) et géothermiques (0,7GW) auxquelles il faut ajouter 2,3 GW de puissance éolienne et 0,2GW dans la biomasse et le solaire. Son objectif, grâce à des investissements de plus de 5 milliards d'euros d'ici à 2014, est d'accroître sa puissance installée de 3,5 GW (FIG.).

 La vente du bébé vert par Enel ne va pas être facile, surtout qu'il serait plombé par près de 3 milliards d'euros de dettes. Le management voudrait valoriser EDP autour des trois milliards d'euros. Mais dans un champ de restrictions budgétaires et de réduction des aides tarifaires à l'éolien et au photovoltaïque par les Etats, il sera peut-être nécessaire de revoir ces ambitions à la baisse. Un petit deux milliards d'euros serait peut-être plus raisonnable pour commencer, quitte à réduire ses ambitions de développement.

 Rappelons (LIRE) qu'Enel a décidé d'installer à Catane en Sicile une usine de modules photovoltaïques en couches minces à partir de la technologie "triple jonction" de Sharp qui ne présente aujourd'hui que de bien faibles rendements de conversion (10%). A moins de de progrès techniques décisifs, il sera difficile d'imposer cette solution dans les années à venir, face à des solutions concurrentes plus puissantes (Cd-Te ou CIGS).

le communiqué d'ENEL sur le sujet.

Le 27 Septembre 2010

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Volvo Trucks et Michelin: 15% déconomies de carburant par camion bien chaussé

Par Raymond Bonnaterre le 24 septembre 2010 | (1) Commentaires | Permalink

  Volvo Trucks et Michelin ont conduit des essais comparatifs de consommations de poids lourds chargés de 40 tonnes de fret (FIG.) et possédant ou non de bons pneumatiques, bien ou mal gonflés et au parallélisme bien ou mal aligné avec l'axe du camion. Les résultats affichent un gain de consommation potentiel proche des 15% entre la pire  et la meilleure des configurations avec une participation aux gains des divers paramètres du type:

-qualité des pneumatiques : 11%

-gonflage correct: 1%

-parallélisme: 2,5%

 Ce travail expérimental de quantification des déperditions d'énergie par la résistance de roulement sur la chaussée ou par mauvaise pénétration dans l'air d'un camion roulant en crabe dans le troisième cas, illustre parfaitement les gains possibles en consommations de carburants réalisables simplement par les poids lourds qui, rappelons-le, représentent 26% aux USA et dans les 40% en Europe des consommations de carburants routiers.

le papier de Volvo Trucks sur cet essai.

Remarque: pour les passionnés de réduction des consommations des poids lourds du futur il est conseillé de le remarquable travail du National Research Council américain sur le sujet et qui affirme que les consommations des poids lourds américains pourraient être réduites par deux... une condition nécessaire: taxer lourdement les prix des carburants aux US!!

Le 24 Septembre 2010


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Sharp est toujours à la recherche de son business model dans le photovoltaïque

Par Raymond Bonnaterre le 23 septembre 2010 | (0) Commentaires | Permalink

  Le second trimestre de cette année, tiré par la demande allemande qui a voulu profiter des aides tarifaires encore en vigueur, a été un excellent trimestre dans le photovoltaïque avec 3,8 GW installés et une croissance en volumes de 54% par rapport au trimestre précédent. Mais cette robuste demande a essentiellement profité aux opérateurs chinois qui ont accru leur part de marché. Selon Solarbuzz, parmi les douze premiers fabricants de modules dans le monde, six sont chinois. Ils auraient assuré 55% des livraisons contre 43% il y a un an. Forts de leurs capacités de production et de leur aptitude à suivre sur les prix, les fabricants chinois prennent donc une part croissante du marché des modules photovoltaïques dans le monde. Leur suprématie dans les modules à base de silicium polycristallin ou monocristallin constitue même une menace existentielle pour leurs concurrents européens ou japonais. Dans ce cadre de progrès techniques, de baisse des prix et de faiblesse scandaleuse de la devise chinoise, la position des fabricants japonais, handicapée par un yen trop fortement évalué, devient de plus en plus fragile. Parmi ces grands producteurs japonais il est intéressant de suivre la stratégie industrielle du plus important d'entre eux en volumes: Sharp.

 Sharp a compris depuis des années que la production japonaise ne pouvait plus lutter, en dehors du marché japonais protégé, avec des productions chinoises ou taïwanaises. Il a donc opté, dans un premier temps, pour une politique d'alliance avec des opérateurs locaux qui apporteraient les capitaux et leur puissance de lobbying, Sharp de son côté apportant la technologie et l'image de qualité de la marque. L'exemple de ce modèle est l'alliance avec Enel en Italie qui prévoit de construire une usine locale pour...fin 2016. Ce modèle est donc sur le papier très séduisant, mais la longueur des négociations et des procédures locales italiennes rend le processus incompatible avec le rythme de développement du business photovoltaïque. En clair il est totalement inefficace.

 Devant cet échec, Sharp vient de décider de changer de stratégie en achetant l'américain Recurrent Energy, opérateur de centrales photovoltaïques en Amérique et en Europe avec 2 GW de puissance installée ou programmée (Ontario, Espagne, Californie,..). En clair, l'industriel japonais veut s'intégrer vers l'aval, jusqu'à la gestion de parcs photovoltaïques dans le monde. Cette évolution de stratégie montre clairement que l'industrie des modules photovoltaïques de faibles coûts, ceux qui équiperont les fermes photovoltaïques du futur, va devenir dans les années à venir une industrie de composants produits par un nombre restreint d'industriels de grandes tailles dans le monde. Parmi eux, les industries chinoises occuperont une place de choix et se battront à couteau tiré avec quelques grands des modules en couches minces comme First Solar ou Showa Shell.

C'est dans le développement, l'installation et l'exploitation de fermes solaires qui sélectionneront les fournisseurs les moins-disant, que se réaliseront l'essentiel des profits.

le papier de Solarbuzz sur l'activité du T2.

l'annonce de la vente de Recurrent Energy

Le 23 Septembre 2010

Voir aussi : solaire

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USA : la courbe des prix qui inquiète la FED

Par Raymond Bonnaterre le 22 septembre 2010 | (0) Commentaires | Permalink

 L'inflation sous-jacente américaine n'est plus suffisante pour, au delà des gains de productivité des entreprises, rendre possible les indispensables augmentations de prix qui doivent payer les accroissements de coûts de matières premières et de salaires. La seule solution est de rogner sur les emplois ou de mondialiser les approvisionnements et de repousser le plein emploi local à plus tard. Voila un phénomène qui dure depuis six mois (FIG.) et qui inquiète la FED.

 

Le 22 Septembre 2010.

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L'économie du futur aura besoin d'intelligence ...et d'un peu d'électricité

Par Raymond Bonnaterre le 19 septembre 2010 | (9) Commentaires | Permalink

 Certains qui se complaisent à conceptualiser les dernières tendances dans les technologies de l'information et de la communication nous prédisent un avenir qui ne sera fait essentiellement fait que de connaissance, reprise du factory-free de Tchuruk qui a fait de la Société qu'il dirigeait une quasi épave, où les produits du futur seront définis dans de formidables bureaux d'études qui sous-traiteront la réalisation de ces produits à des usines du bout du monde, au fin fond du centre ou de l'ouest de la Chine. L'exemple des succès d'Apple et de ses produits ludiques est là pour étayer et illustrer ces théories réductrices. Il est évident que les produits du futur contiendront sinon plus d'intelligence, du moins plus de fonctions ludiques, de fun, de confort ou de rêve destinées à séduire le consommateur branché pour lequel le plaisir personnel est devenu l'alpha et l'oméga de ses modes de vie et de pensée. Cela s'appelle du Marketing, fonction aux méthodes éminemment persuasives qui arrivent à vous faire boire en fioles plastiques du petit-lait gélifié pour soi-disant vous sauver de l'infarctus en France et changer de portable tous les six mois aux États-Unis.

 Dans les faits, il n'existe aucune relation de cause à effet entre sous-traitance exotique et conception moderne des objets. Par contre il existe des raisons objectives pour expliquer que l'industrie d'assemblage électronique grand public a migré vers l'Asie (main d'œuvre, taux de change, formation de clusters, transfert de technologies japonaises, investissements massifs, réactivité, prise de risque, etc.).

 

  

Alors qu'il n'existe plus aucune relation entre PIB et consommation de pétrole au sein de l'OCDE, il en existe une très claire entre PIB et consommation d'électricité (FIG.). Entre 2000 et 2008 la relation linéaire (R 2 =0.98) établissait une pente de 60 TWh par point de PIB (indice 100 en 2000). Les fortes perturbations économiques de 2009 ont un peu dégradé cette linéarité  qui se retrouve tout de même sur les six premiers mois de 2010 avec au sein de l'OCDE une consommation d'électricité cumulée sur les 12 derniers mois proche des dix mille TWh.

Cette courbe montre qu'il n'existe pour l'instant aucune inflexion significative qui proviendrait d'une dissociation entre le travail consommateur d'énergie et la richesse au sein de l'OCDE. Bien sûr nous supposons pour affirmer cela que la consommation d'énergie électrique destinée aux loisirs est elle aussi proportionnelle à cette richesse et qu'il n'existe pas de transfert massif d'un poste à l'autre.

La fortune des nations dépend toujours de la richesse de leur sol, de la puissance et du temps de travail, des montants de capitaux investis productifs, de la tempérance de ses classes dirigeantes, de leur attachement au pays natal ou d'adoption...et de la consommation en électricité, forme moderne de l'énergie.

un papier de Charles Gave de l'Institut Turgot sur la nouvelle économie sans usine.

Le 19 Septembre 2010

Rappel de la relation entre PIB et consommation de pétrole au sein des pays de l'OCDE:


La valeur de 2010 estimée prend en compte une évolution annuelle du PIB moyen de 2,2% et la consommation de pétrole 2010 estimée par l'EIA américaine (45.37 mbl/jour).

Remarque: dans ces consommations sont comprises les consommations de biocarburants.

Le 23 Septembre 2010

Voir aussi : actualités


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France: la stabilisation des consommations et la reprise des productions favorisent la reprise des exportations d'électricité

Par Raymond Bonnaterre le 19 septembre 2010 | (2) Commentaires | Permalink

 Les contreperformances de la génération d'électricité nucléaire en France, observées depuis près de deux ans, ce sont traduites par une chute des exportations traditionnelles d'électricité vers ses voisins européens. Cette situation a entraîné une chute du solde des échanges en euros sur ce poste qui est passé de 2,7 milliards en 2008 à 0,5 milliard d'euros sur les 12 derniers mois en Juillet dernier. Les données du mois d'Août viennent confirmer un renversement de tendance récent avec une stabilisation des consommations internes sur 12 mois glissants vers les 500 TWh et une légère reprise des productions électronucléaires (FIG.).

 

La réduction de l'effet divergent entre consommation et génération nucléaire se traduit immédiatement sur le solde des échanges avec nos voisins qui avec 5,9 TWh au mois d'Août dépasse celui de 2008 (4,2 TWh) sans toutefois revenir au niveau de celui de 2007 (7 TWh). Depuis trois mois consécutifs le solde des échanges d'électricité avec l'Allemagne est devenu positif (FIG.II, courbe violette).

 

la publication du mois d'Août de RTE sur le sujet.

Le 19 Septembre 2010

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Les biocarburants de deuxième génération en Europe ont-ils une bonne chance de dépasser le stade d'unité pilote?

Par Raymond Bonnaterre le 18 septembre 2010 | (2) Commentaires | Permalink

 Une nouvelle étude sur l'avenir possible du bioéthanol de deuxième génération en Europe vient d'être publiée par Bloomberg New Energy Finance à la demande de Novozymes et DSM. Cette étude met en lumière les fortes potentialités de développement économique de cette filière en Europe. Mais elle souligne et parfois présuppose également les conditions nécessaires à remplir pour qu'un tel scénario ait quelque chance de se réaliser. Pour résumer les possibilités de développement, cette étude affirme qu'il serait possible à l'horizon 2020 de collecter en Europe entre 225 et 270 millions de tonnes de biomasse issues essentiellement des résidus de récoltes de céréales ou de betterave et marginalement de l'exploitation des forêts et de la valorisation des déchets municipaux. A partir de cette collecte, à organiser, il serait possible de produire annuellement entre 75 et 90 milliards de litres d'éthanol sur la base d'un taux de conversion qui atteindrait à cette époque les 350 litres par tonne de biomasse sèche. Ces volumes  représentent en unité pétrolière entre 1,29 et 1,55 millions de barils/jour d'éthanol. Pour mémoire les pays de l'OCDE Europe consomment en 2010 dans les 14 millions de barils/jour de produits pétroliers. Ce sont donc quelques 10% en volumes des produits pétroliers consommés aujourd'hui en Europe qui sont concernés par ce scénario.


Mentionnons les conditions nécessaires pour qu'un tel scénario se réalise:

-que l'Europe se fixe des objectifs détaillés de consommation annuels à atteindre sur le modèle américain,

-que l'Europe et donc les États sponsorisent la collecte de la biomasse. Sur la base de 50 euros par tonne par analogie avec les USA qui paient dans les 50 dollars, ceci représenterait à terme dans les 12 milliards d'euros par an de subventions.

-que les équipements ad hoc de collecte sélective et de stockage soient définis et réalisés

- que les autres filières utilisant cette biomasse (granulés, alimentation animale, autres voies...) n'entrent pas en juste compétition dans l'utilisation de cette biomasse collectée et subventionnée. Brûler cette biomasse dans des chaudières ne serait-il pas aussi efficace et beaucoup moins cher en capitaux engagés? Les centrales électriques européennes utilisent déjà partiellement cette voie. Elles importent même aux Pays-Bas des granulés américains.

-que la filière bioéthanol envisagée conduise à une saine rentabilité des capitaux privés engagés ce qui n'est pas du-tout évident aujourd'hui, en particulier aux États-Unis malgré de robustes subventions. Les raisons de non rentabilité sont multiples mais les principales proviennent du fait que la transformation enzymatiques des cellulose, hemicellulose et autre lignocellulose sont très complexes et très consommatrices d'enzymes. Les jus sucrés qui sont obtenus après ces conversions conduisent à des bières très peu concentrées d'où l'extraction d'alcool est onéreuse. Des procédés hydro-catalytiques beaucoup plus rapides et moins chers pourraient également conduire à des soupes organiques valorisables.

- que les prix des carburants poursuivent leur ascension et tirent ainsi les prix du litre d'alcool pour accélérer l'atteinte du break-even des opérations sans subvention.

On le voit, pour l'instant ni les conditions économiques ni les conditions règlementaires ne sont prêtes pour espérer voir démarrer dès demain un tel projet européen de grande ampleur. Cependant, dans le cadre de la PAC par exemple, il ne serait peut-être pas stupide d'étudier les possibilités d'aide à la collecte mécanisée de la biomasse non exploitée à ce jour, dans le cadre d'une quelconque application valorisante.

le rapport d'étude de Bloomberg New Energy Finance.

Le 18 Septembre 2010

Voir aussi : bio-carburants


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