"Qualité Environnementale des Bâtiments", en route vers les indicateurs de performance
L’isolation des bâtiments est devenue un enjeu majeur avec les contraintes écologiques contemporaines. En effet, une bonne isolation est synonyme de nombreux avantages, à la fois sur le plan économique avec une facture de chauffage moindre et sur le plan environnemental grâce à la diminution des émissions de CO2. Lire la suite| Retour à l' accueil |
First Solar fait moins bien que prévu au troisième trimestre 2009
Par Raymond Bonnaterre le 31 octobre 2009 | (0) Commentaires | Permalink
First Solar, le Numéro 1 américain du photovoltaïque vient de présenter ses résultats trimestriels. Le chiffre d'affaires qui ressort à 481 M$, en raison d'une stabilisation des volumes vendus et d'un prix par Watt commercialisé en baisse, affiche un net repli de 45 M$ par rapport à celui du trimestre précédent. Cette stagnation des volumes entraîne une sous utilisation de l'outil de production (53%) et donc empêche First Solar de satisfaire à ses objectifs de coûts par Watt sur la droite qui doit le porter à 65 $cents au second semestre 2010 (FIG., courbe rouge). Cependant, même à 85 cents/Watt, First Solar demeure un redoutable compétiteur sur le marché mondial du photovoltaïque.
Dans un climat boursier globalement morose, l'action First Solar a vu sur la semaine, son cours baisser de 20% à Wall Street. Son concurrent allemand Q-Cells a lâché 10% et le plus gros chinois du domaine, Suntech a perdu 7%. Mauvaise semaine pour les actions du photovoltaïque, sur un marché aux prix toujours en déclin et face à des menaces de réduction des tarifs allemands de l'électricité (LIRE).
Rappelons que First Solar a signé un accord de JV avec EDF EN pour installer en France, une unité de production de 100 MW et de recyclage de ces modules (LIRE).
Le 31 Octobre 2009
Voir aussi : solaire
Etats-Unis : les consommations de pétrole confirment l'adaptation des acteurs à la nouvelle donne économique
Par Raymond Bonnaterre le 31 octobre 2009 | (0) Commentaires | Permalink
Les consommations de produits pétroliers aux Etats-Unis durant le mois d'Août, publiées par l'EIA, confirment clairement le processus d'adaptation en cours des acteurs économiques à la nouvelle donne économique et environnementale, par une baisse importante de leurs dépenses énergétiques. Les chiffres montrent, même en l'absence provisoire de contrainte climatique formelle, que ces consommations ne reviendront plus aux niveaux d'avant crise. Les consommations mensuelles moyennes d'essence, hors éthanol, sont restées sensiblement étales durant les trois mois d'été et proches du niveau de ceux de l'année précédente (FIG.I), alors que les prix du gallon qui avaient dépassé les 4$ il y a un an de cela, étaient beaucoup plus dissuasifs. Le faible accroissement de consommation d'essence de 2% sur les trois mois, par rapport à la même période 2008, a sensiblement été assuré par des productions d'éthanol supplémentaires.
Mais cette stabilité des consommations d'essence qui représentent 50% des consommations de pétrole américaines n'est pas retrouvée pour les autres produits pétroliers qui constituent l'autre moitié. Au contraire ceux-ci affichent une baisse des consommations toujours maintenue. Le transport aérien qui a procédé à de rigoureuses adaptations, voit ses consommations de kérosène baisser de 10% par rapport à l'année précédente, le transport routier de fret et autres utilisateurs de gasoil et de fuel affichent une baisse des consommations de 8%, les consommations de gaz liquéfiés et autres produits pétroliers affichent une baisse de 5%. Au total ces consommations autres que l'essence, autour de 9,5 millions de barils/jour, affichent un recul de 7% au mois d'août (FIG.II), confirmant ainsi les résultats des mois précédents.
Ces chiffres mettent en évidence le processus en cours, partout dans le monde, d'adaptation des économies à la nouvelle donne énergétique. Les acteurs économiques ont compris qu'il fallait impérativement désensibiliser leur activité aux fluctuations de prix de l'énergie, le processus est en marche, y compris aux Etats-Unis qui voient l'activité de leurs raffineries se réduire de 3 à 4% par an sur un marché encombré de stocks spéculatifs pléthoriques.
La spéculation sur les produits pétroliers qui évoque une reprise imminente de l'économie accompagnée de consommations flamboyantes de pétrole, raconte des Fables pour les gogos.
Remarque: les demandes américaines hebdomadaires en produits pétroliers publiées par l'EIA quand on les compare aux demandes mensuelles publiées et validées deux mois après, apparaissent bien souvent comme totalement farfelues (FIG.III). Par exemple, la croissance de consommations estimée au mois d'Août par les valeurs hebdomadaires, disparaît subitement dans les chiffres mensuels. Ce sont ces publications hebdomadaires cependant qui peuvent entraîner des variations de cours des produits pétroliers lors de leur parution, généralement le Mercredi.
Le 31 Octobre 2009
Voir aussi : énergie fossile
Les composites fibres de carbone matériaux de l'automobile de la prochaine décennie
Par Raymond Bonnaterre le 30 octobre 2009 | (6) Commentaires | Permalink
Il avait été mentionné sur ce blog (LIRE pour suivre le feuilleton) combien la masse des véhicules qui prennent régulièrement de l'embonpoint, était un paramètre du premier ordre pour aller vers une réduction des consommations de carburant. Ce phénomène de montée en masse est encore actuel. Un exemple récent, la nouvelle génération de Prius qui présente une masse supérieure à celle de la génération précédente, illustre bien le problème. Mais sous la contrainte des impératifs règlementaires de réduction de consommation de carburants, les constructeurs automobiles vont être obligés d'innover dans le domaine. Parmi les matériaux éligibles après l'Aluminium et divers alliages, viennent les matériaux composites qui s'imposent inexorablement dans les avions modernes. Les Groupes japonais comme Toray travaillent activement sur le thème du développement et de l'industrialisation de composants pour l'automobile. Une des contraintes supplémentaires amenée par cette industrie est bien sûr le coût des matières mises en oeuvre mais aussi la cadence de production d'une pièce. On ne peut pas mettre un quart d'heure et encore moins une heure pour réaliser un capot de voiture. Il faut descendre à quelques minutes pour assurer une production par centaines de milliers de pièces par an. Un atelier en deux équipes, ouvert 3600 heures par an, produit annuellement 200 mille pièces si la production assure 55 pièces à l'heure. Il reste donc à imaginer des procédés et des produits qui se prêtent à cette accélération des productions.
SGL Group et BMW viennent d'annoncer la création d'une joint venture (51/49) pour associer leurs compétences respectives dans cette aventure des nouveaux matériaux fibres de carbone pour l'automobile. BMW au travers de son projet du "Megacity Vehicle" qui verra le jour dans le courant de la prochaine décennie, compte sur l'utilisation de ces matériaux pour alléger au maximum cette gamme de véhicules urbains de grande métropole. SGL dont les racines sont à la fois allemandes et américaines, est un des leaders dans le domaine des pièces en carbone, des fibres et des matériaux composites. Il est donc fortement intégré dans ce domaine de compétence. De plus SGL annonce d'autre part la formation d'une joint venture Mitsubishi Rayon (2/3) et SGL (1/3) pour la production au Japon de précurseurs en polyacrylonitrile pour la production de fibres de carbone spécifiques destinées l'industrie automobile. Nul doute que cette usine alimentera aussi les besoins japonais.
L'industrie des composites en fibres de carbone est également très active en France. Il est à espérer que ces professionnels aient déjà élaboré un plan de développement avec les constructeurs automobiles français. Après les travaux sur les batteries, il faudra réduire la masse des véhicules électriques de quelques 300 ou 400 kilos pour en accroître l'autonomie. Les matériaux composites seront alors incontournables. Ne perdons pas de temps!
Remarque: les plastiques armés fibres de verre dont la mise en oeuvre par injection moulage est beaucoup plus simple peuvent être également d'excellents candidats pour alléger la masse et les coûts de certains composants mécaniquement peu sollicités d'un véhicule.
le communiqué de SGL sur le sujet.
Le 30 Octobre 2009
Voir aussi : actualités | véhicules électriques
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Encore plus fous que les cours du pétrole: ceux de l'essence à New York
Par Raymond Bonnaterre le 30 octobre 2009 | (2) Commentaires | Permalink
Il est bien souvent souligné ici combien l'établissement des cours du pétrole ressortaient d'une alchimie complexe dans laquelle les fondamentaux du Marché physique, régis par l'offre, la demande et les stocks, n'avaient que peu d'impact. Mais il est un marché aux Etats-Unis et donc dans le monde, encore plus imprévisible: c'est celui de l'essence. En effet un paramètre spéculatif supplémentaire vient pimenter ce marché plus étroit que celui du pétrole, c'est le comportement présagé des grands raffineurs. Les résultats trimestriels des Compagnies Pétrolières en cours de publication montrent qu'elles ont énormément souffert de la conjoncture du raffinage durant ce troisième trimestre en raison de la faiblesse persistante de la demande en carburants et de la faiblesse des marges de raffinage, en particulier des marges sur l'essence (FIG.).
Alors que les cours du gasoil suivent sagement les cours du Brent à Londres avec un spread de 4 à 10 dollars par baril, dans le cas de l'essence les choses sont beaucoup plus sportives. A quelques semaines d'intervalles peuvent se succéder de fortes anticipations de pénuries pour un raffinage supposé en sous production, poussant le spread au dessus de 15 dollars le baril, suivies par des constatations de stocks pléthoriques ramenant le spread vers des valeurs proches de zéro, comme à la fin du mois de Septembre. Ces variations spéculatives amplifient celles du pétrole à la hausse et se répercutent sur les prix à la pompe.
Les raffineurs américains qui avaient dû jouer l'arrivée d'un ouragan dans le Golfe du Mexique et qui leur a fait faux bond, constatant la faiblesse structurelle de la demande, ne cachent pas qu'ils vont réduire leurs volumes de production pour essayer de rétablir leurs marges. Il n'est donc pas impossible de revoir les prix moyens de l'essence aux Etats-Unis, repasser rapidement au dessus des 3 dollars le gallon, seuil psychologique qui détermine les comportements d'achats vers des modèles plus économes en carburants. Les ventes de 4X4 avaient fortement chuté aux USA dès le printemps 2008, bien avant la crise, lors du passage de ce seuil des 3 dollars/gallon par l'essence (LIRE). Ce prix est d'ailleurs déjà franchi sur la Côte Ouest.
Anticiper une augmentation des consommations de carburants aux Etats-Unis, sur la base d'une timide reprise économique, semble être une erreur profonde de compréhension des comportements des consommateurs américains.
Le 30 Octobre 2009
Voir aussi : énergie fossile
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Le trafic du fret aérien dans la zone Asie n'indique toujours pas de reprise économique nette
Par Raymond Bonnaterre le 30 octobre 2009 | (0) Commentaires | Permalink
L'IATA publie comme chaque mois, les statistiques du transport aérien dans les grandes régions du monde. Les valeurs du mois de Septembre pour le fret comparées à celles d'il y a douze mois sont en progression et l'IATA essaie d'expliquer que ces chiffres moins mauvais ne sont essentiellement dus qu'à un effet de base favorable. Afin de s'affranchir de cet effet de base, il a été montré ici qu'il est astucieux de comparer le trafic à celui d'il ya deux ans qui était une période de croissance stable du trafic aérien (FIG.).
Les variations pour la Zone Asie qui constituent un puissant indicateur avancé de l'activité économique de la zone et donc du monde, mettent en évidence un processus de lente amélioration depuis le mois d'Avril. Mais au rythme ou vont les choses on ne peut espérer un retour d'activité économique vers les niveaux d'avant la crise qu'aux alentours de la mi-2010.
Ces données laissent à penser qu'il ne faut pas se faire trop d'illusions sur une reprise en fanfare de l'économie mondiale en 2010. Cette reprise pourrait être de plus entravée par la spéculation sur les énergies et autres commodities qui, en anticipant trop tôt une reprise économique, risque de l'étouffer. Rien n'indique au niveau de l'Administration américaine une volonté de lutte contre ces anticipations déraisonnables. Bien sûr, un tel climat de lente reprise fragile ne sera pas favorable à la recherche d'un consensus mondial sur les problèmes climatiques et leur financement au mois de Décembre prochain.
les données de l'IATA.
Le 30 Octobre 2009
Voir aussi : actualités
Toshiba poursuit ses investissements dans les batteries à base de titanate de lithium
Par Raymond Bonnaterre le 29 octobre 2009 | (0) Commentaires | Permalink
Toshiba est très fier de sa gamme de batteries au Lithium SCiB qui a la particularité d'utiliser une électrode négative à base de titanate de lithium (Ti4Li5O12) associée à un électrolyte difficilement inflammable et un séparateur thermiquement stable (LIRE). L'ensemble conduit à un robuste produit, capable d'assurer 6000 cycles de charge à C et décharge à C. Ces performances inhérentes à la stabilité de l'électrode négative au contact de l'électrolyte, ce qui évite la formation d'une interface solide de passivation (sei), sont entachées par le fait que l'élément d'accumulateur ne présente une tension que de 2,4V soit les 2/3 de la tension des accumulateurs au Lithium-Ion habituels. Toshiba présente des batteries monoblocs de 12V (5 éléments en série) et 24V (10 éléments en série) avec des énergies volumiques (63 à 75 Wh/litre) et massiques (48 à 50 Wh/kg) très modestes. Pour Toshiba, malgré ces faiblesses, les qualités de puissance, d'aptitude à la charge rapide, de durée de vie en cyclage et de sécurité font de la gamme SCiB un produit d'avenir. C'est la raison pour laquelle ce grand Groupe nippon vient de décider de construire une nouvelle usine de production de batteries. Dans un premier temps, à partir du printemps 2011, cette unité sera en capacité de produire 500 mille éléments (cells) par mois.
Les marchés visés selon Toshiba sont toujours ceux des deux roues, des véhicules hybrides et électriques ainsi que le stockage d'énergie en tampon des énergies renouvelables de type solaire ou éolien. Vaste programme pour une seule technologie dont le CA devrait atteindre 2 milliards de dollars en 2015.
Rappelons que Toshiba travaille avec Volkswagen (LIRE) pour équiper un petit véhicule électrique. Cette technologie devrait également intéresser les poids lourds et autres bus ou tramways hybrides où la contrainte encombrement et masse est très faible, mais où les appels de puissance au démarrage sont très élevés (FIG.).
le site de Toshiba sur le sujet.
la note de Toshiba.
Le 29 Octobre 2009
Voir aussi : véhicules écologiques
Au tour de GE energy d'annoncer une nouvelle turbine à gaz de nouvelle génération
Par Raymond Bonnaterre le 28 octobre 2009 | (0) Commentaires | Permalink
Après MHI, Siemens et Alstom, voila GE Energy qui vient annoncer, pour livraison en 2012, sa nouvelle turbine à gaz 7FA qui présente des performances énergétiques améliorées de 20% par rapport à la génération précédente. La nouvelle turbine présente une puissance de 211 MW en accroissement de 36 MW ce qui lui confère un rendement énergétique de 38,5% (8872 BTU/kWh). Utilisé en cycle combiné, composé dans le cas de GE qui présente des turbines de faibles puissances, de deux turbines et d'un générateur à vapeur alimenté par l'énergie des gaz d'échappement des deux turbines, cet ensemble conduit à une puissance de 627 MW en accroissement de 18% par rapport à la génération précédente. L'ensemble présente un rendement énergétique de 57,5% (5934 BTU/kWh) ce qui semble en léger retrait par rapport aux 59% et 60% annoncés par ses concurrents (TAB.).
Centrales à gaz à cycle combiné les plus performantes disponibles ou annoncées:
La montée en puissance des turbines à gaz permet à la fois d'économiser du carburant (420 mille MMBTU par turbine et par an annonce GE), de réduire les émissions de CO2 et de réduire les investissements par MWh produit. Tout ceci, couplé aux larges réserves de gaz dans le monde, milite pour une large démocratisation des centrales à gaz naturel, en remplacement des unités fonctionnant au lignite ou au charbon.
l'annonce de GE Energy
Le 28 Octobre 2009
Voir aussi : Réchauffement Climatique
3,4 milliards de dollars de subventions pour une amorce de modernisation du réseau électrique américain
Par Raymond Bonnaterre le 28 octobre 2009 | (0) Commentaires | Permalink
La manne de L'Administration américaine ne cesse de se répendre sur les entreprises. Aujourd'hui, c'est au tour des transporteurs et distributeurs d'énergie électrique d'en profiter, au travers d'une centaine de projets de "Smart Energy Grid" subventionnés à hauteur de 3,2 milliards de dollars. Les aides les plus importantes peuvent atteindre 200 millions de dollars chacune. Ces subventions vont aider des projets mettant en oeuvre des compteurs smart (smart meters) qui permettront au client de s'effacer, en tout ou partie, en heure de pointe ou de revendre un surplus de production photovoltaïque. Ces compteurs sont également relevables à distance ce qui permet au distributeur de faire des gains de productivité et d'analyser en temps réel le comportement de ses clients. La surveillance opérationnelle des réseaux électriques bien souvent défaillante va être également améliorée. Mais il n'y a dans aucun de ces projets la moindre amorce de modernisation massive des réseaux américains, dont la rentabilité serait des plus hypothétiques. Les grandes ambitions et les grands projets du candidat Obama vont finalement se convertir en petites actions régionales d'amélioration de l'existant (FIG.)
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Pour connaître le détail des projets retenus, .
Le 28 Octobre 2009.
Voir aussi : actualités
BP gère bien ses activités traditionnelles mais patine dans les énergies renouvelables
Par Raymond Bonnaterre le 27 octobre 2009 | (6) Commentaires | Permalink
Le pétrolier BP assure encore au troisième trimestre un bon niveau de production dans le pétrole et les gaz condensés (liquids) en frôlant depuis trois trimestres consécutifs les 1,7 millions de barils/jour, hors TNK-BP, sa filiale russe (FIG.). Les productions de gaz naturel se sont légèrement repliées, mais l'ensemble gaz et pétrole à 3 millions de barils/jour ressort largement au dessus (+8,7%) des productions d'il y a un an qui avaient été perturbées par les ouragans dans le Golfe du Mexique. L'activité raffinage a également bien performé en volumes durant le trimestre, en particulier aux Etats-Unis, mais les marges se sont fortement dégradées.
Par contre les performances du Pétrolier Vert dans les énergies renouvelables sont beaucoup plus mitigées. Sa puissance éolienne installée à la fin du trimestre à 577 MW ressort en baisse de 100 MW par rapport au trimestre précédent, après la vente de l'activité indienne. Les ventes de modules solaires après avoir connu un niveau très bas à 27MW lors du précédent trimestre se sont redressées à 73 MW pour le troisième trimestre. Cependant l'activité perd encore de l'argent.
BP Solar a annoncé au cours du mois d'Octobre qu'il avait signé un accord avec Jabil, un sous-traitant polonais pour assurer les productions de modules photovoltaïques à moindre coûts, pour les besoins européens. La capacité de production de Jabil sera de 45MW. Tout cela ressemble, à s'y méprendre, à un repli en biseau programmé de BP de l'activité photovoltaïque.
Le 27 Octobre 2009
Voir aussi : actualités
L'accroissement des consommations de pétrole de la Chine ne devrait pas à court terme bouleverser le marché du pétrole
Par Raymond Bonnaterre le 26 octobre 2009 | (3) Commentaires | Permalink
Quand j'ai l'outrecuidance d'affirmer qu'à court terme ce ne sont pas les augmentations de consommation de pétrole de la Chine qui vont révolutionner le paysage pétrolier mondial, il se trouve toujours un lecteur attentif et courtois, pour relever le caractère loufoque de cette proposition et me le faire savoir. La Chine a consommé en 2008 dans les 7,85 millions de barils de pétrole par jour, nous informe l'EIA, soit un peu moins de 10% de la consommation mondiale. Cette année la meilleure prévision table sur une consommation de 8,17 millions de barils/jour ce qui représentera 9,8% des près de 84 millions de barils consommés en 2009 dans le monde. Prévoir quelle va être la croissance de la consommation de pétrole de la Chine dans les années à venir semble être un exercice bien complexe. Alors, le mieux est de se référer à une source d'information pétrolière chinoise qui a des chances de mieux connaître le contexte que n'importe quelle officine de prévision. Au mois de Mai de cette année l'Agence Reuters a reporté des prévisions du pétrolier chinois Sinopec qui, se basant sur une consommation en 2008 de 380 millions de tonnes de pétrole, prévoyait pour 2020 une consommation comprise entre 570 et 620 millions de tonnes (FIG.). Partant de la valeur maxi de cette fourchette cela conduit à une croissance moyenne annuelle de 4,2%. Une prévision plus proche et donc plus fiable, à l'horizon 2015 ressort pour Sinopec entre 500 et 530 millions de barils (FIG.), ce qui conduit à une croissance annuelle pour la fourchette haute de 5%.
La croissance des consommations annuelles chinoises de pétrole devrait donc se situer entre 400 mille et 500 mille barils par jour d'ici à 2015 soit entre 0,5% et 0,6% de la consommation mondiale annuelle. Par exemple, à ce jour, l'EIA prévoit entre 2009 et 2010 une croissance de consommation chinoise de 370 mille barils/jour. A l'horizon 2015 la consommation chinoise de pétrole devrait atteindre 11 millions de barils/jour et se diriger vers 13 millions de barils par jour vers les 2020. Ce chiffre est en accord avec les prévisions de PFC Energy qui voit un peu plus de 12 millions de barils/jour consommés par la Chine en 2020 (FIG.II) avec une croissance déterminée par les transports, la chimie et la production de bitume pour construire le réseau routier de cet immense pays.
En raison d'une baisse programmée des productions autochtones, les importations de pétrole chinoises devraient passer de 4 millions de baril/jour en 2008 à près de 11 millions en 2020. Mais entre temps il est hautement probable que les consommations des pays OCDE auront fortement baissé pour assurer une consommation de pétrole mondiale quasi-stable entre 85 et 90 millions de barils/jour. Une baisse des consommations de pétrole des pays OCDE de 2,5% par an conduira à maintenir les consommations mondiales aux alentours de 85 millions de barils par jour pendant 7 ou 8 ans. Cette baisse sera en phase avec les objectifs de réduction des émissions de GHG (FIG.III), en particulier dans les transports.
Faire des prévisions au delà de 2020 semble bien hypothétique. En effet, d'ici là, la contrainte environnementale aura fortement perturbé la marche des économies dans le monde. En particulier on peut se poser des questions sur les prévisions de croissance de la consommation de charbon chinoise qui, si l'on en croit PFC, augmenteraient de 60 à 70% entre 2010 et 2020 et de 100% entre 2010 et 2030. Extrapoler pour la Chine, à 10 ou 20 ans d'ici, les tendances actuelles conduit à des absurdités environnementales. Il est évident que cette tendance n'est pas soutenable et qu'il faudra bien trouver de gré ou de force, des alternatives énergétiques et un compromis de croissance chinoise et mondiale.
Le développement des véhicules électriques et des centrales électronucléaires en Chine sont une partie de la solution à trouver. Mais il faudra aussi faire appel massivement au gaz naturel et marginalement aux énergies renouvelables.
Le 26 Octobre 2009.
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Voir aussi : énergie fossile