"Qualité Environnementale des Bâtiments", en route vers les indicateurs de performance

L’isolation des bâtiments est devenue un enjeu majeur avec les contraintes écologiques contemporaines. En effet, une bonne isolation est synonyme de nombreux avantages, à la fois sur le plan économique avec une facture de chauffage moindre et sur le plan environnemental  grâce à la diminution des émissions de CO2. Lire la suite


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Où il apparaît que les paramètres agissant sur climat sont plus nombreux que ceux imaginés jusque là

Par Raymond Bonnaterre le 31 janvier 2010 | (9) Commentaires | Permalink

 Entrerions-nous dans une phase d'aggiornamento climatique? Certains ironiquement parlent de rétropédalage. Il semblerait que la réponse à cette question puisse être positive. Ne voit-on pas une des grandes prêtresses de l'orthodoxie climatique officielle, avec ses collègues de l'Université de Boulder, avouer qu'un nouveau paramètre de premier ordre, jusque là négligé, pourrait avoir entraîné une surestimation de 30% de l'effet des GHG durant la phase d'emballement climatique des années quatre vingt dix. Ce paramètre mystérieux s'avère être, d'après les auteurs de l'étude, la teneur en vapeur d'eau de la stratosphère qui, ayant baissée durant les années 2000 (FIG.), expliquerait la relative stabilité des températures observée depuis. La moindre présence d'eau réchaufferait la stratosphère et refroidirait la troposphère nous dit-on. L'origine de cette variation de la teneur en eau de la stratosphère est pour l'instant mal comprise (Faible quantité de vapeur issue des zones tropicales? Moindre oxydation du méthane?)



Il ressort de tout cela une science climatique d'une grande complexité, jalonnée d'hypothèses plus ou moins fondées, et déterminée par une ribambelle de paramètres dont les GHG. Le manque d'humilité de certaines équipes semble aussi intense que la profondeur de leur ignorance. Il est donc recommandé à ce jour d'aborder les certitudes climatiques de certains avec beaucoup de suspicion. Le doute est une approche philosophique nécessaire lorsqu'on vous prédit l'engloutissement des terres suivi de l'enfer climatique dans quelques décennies. Ne faudrait-il pas simplement admonester les pythies du climat d'un simple "vade retro, satanas!" pour les voir retourner dans leurs laboratoires et s'éloigner des médias qui reproduisent et amplifient à l'envie des vérités approximatives.

le résumé du papier de Susan Solomon et col.

Le 31 Janvier 2010. Modifié le 2 Février (insertion de la Figure issue de l'article de Solomon)


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Un retour des cours du baril WTI vers les 70$/baril doit être sérieusement envisagé

Par Raymond Bonnaterre le 30 janvier 2010 | (3) Commentaires | Permalink

Malgré de grands opérateurs à la Goldman et autres Morgan qui veulent jouer encore et encore la hausse du baril de pétrole, le marché prend acte d'un certain nombre de signaux négatifs qui vont du raffermissement du dollar, à la poursuite de la baisse des consommations en produits pétroliers au sein des pays OCDE, à l'accroissement des productions de brut que ce soit au sein de l'OPEP ou dans les pays NON-OPEP, à l'existence de stocks flottants estimés à 150 millions de barils. Mais le signal le plus négatif est donné par les discours des politiques, sincères ou non, qui comme Obama répètent à l'envie la nécessité de limiter la prise de risques excessifs par le système bancaire et l'ardente obligation de mieux contrôler les Marchés. Les prises de paroles du patron de la CFTC, Gary Gensler, qui expose des plans détaillés de mesures de contrôle des opérations over-the-counter (OTC), apportent une traduction opérationnelle à ces discours présidentiels. Bien sûr, tout cela n'est pas encore joué et doit être amendé puis approuvé par les Commissions ad hoc du Congrès pour devenir opérationnel, mais le climat n'est pas favorable aux excès d'une spéculation débridée.


Le repli du WTI qui avait stupidement dépassé les 80$ le baril au début du mois (FIG.) s'inscrit dans ce contexte plus défavorable aux envols. Un retour des cours du baril, accompagnant la hausse du dollar, autour des 70$, comme durant l'été dernier, semble être une hypothèse raisonnable en attendant je ne sais quel signal qui relancera la spéculation à la hausse, puisque Goldman-Morgan en a décidé ainsi. 

la présentation de Gary Gensler sur la réforme des OTC.

Le 30 Janvier 2010

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Le raffinage américain, de plus en plus sophistiqué, consomme de moins en moins de pétrole

Par Raymond Bonnaterre le 29 janvier 2010 | (1) Commentaires | Permalink

 Les statistiques publiées par l'EIA pour le mois de Novembre confirment la poursuite de la baisse des consommations américaines en produits pétroliers de 2,4% par rapport à celles d'il y a un an, à 18,55 millions de barils/jour. Ce phénomène s'accompagne d'une très faible utilisation de pétrole par les raffineries locales dont la charge est passée au dessous des 14 millions de barils/jour ce qui reporte l'observation d'un tel score, pour un mois sans ouragan, à plus de dix ans en arrière (FIG.).


Cette baisse continue des consommations de pétrole par le raffinage américain, alors que la charge globale reste relativement stable autour des 17 millions de barils/jour, est une des données de base qui permettent de prévoir la baisse des consommations dans les années à venir. Elle est due à plusieurs paramètres.

 Le plus simple tout d'abord est l'utilisation croissante de fuel éthanol qui est utilisé pour produire essentiellement le mélange E10 qui représente maintenant 80% des consommations américaines d'essence. Sur le million de barils/jour de baisse des apports de pétrole aux raffineries entre 2005 et fin 2009, l'utilisation d'alcool qui est passée de 0,2 million à 0,7 million de barils/jour explique donc la moitié du phénomène. La montée en puissance d'utilisation d'alcool avec l'autorisation attendue par l'EPA du mélange E15 à 15% d'éthanol, devraient accompagner la poursuite de ce phénomène.

 L'autre paramètre important est la recherche de la profitabilité des opérations par les raffineurs qui recyclent de plus en plus les produits peu demandés et de faible valeur ajoutée pour favoriser la production de produits à forte marge comme le gasoil, le kérosène ou le propane l'hiver. Un baril de pétrole produit de plus en plus de carburants nobles et de moins en moins de charges pour la pétrochimie, d'huiles lourdes, de coke de pétrole et autres fonds de barils. Ces produits qui représentaient 18% des produits du raffinage il y a cinq ans n'en représentaient plus que 12% au mois de Novembre.

 La faible demande des transports en produits raffinés, le transfert de la pétrochimie vers l'Afrique et le Moyen-Orient, la fermeture des raffineries les moins performantes des pays OCDE, l'utilisation accrue de fuel éthanol aux Etats-Unis et de biogasoil en Europe devront permettre dans les années à venir, d'assurer la poursuite du mouvement de baisse des consommations de pétrole dans l'OCDE. Une baisse de ces consommations de près de 2% par an observée depuis 2005 (LIRE) permettra de libérer les 0,8 à 0,9 million de barils/jour nécessaires, pour l'instant, à la croissance économique des grands pays en voie de développement comme la Chine, l'Inde ou le Brésil.

 Un tel système conduira donc à des consommations de pétrole sensiblement stables dans le monde et non pas croissantes comme nous l'affirment les officines de prévision de tous poils dont le plus bullish est traditionnellement et maladivement l'IEA (LIRE).

Le 29 Janvier 2010

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Le fret aérien illustre le fossé qui se creuse entre reprise économique en Asie et stagnation en Europe

Par Raymond Bonnaterre le 27 janvier 2010 | (1) Commentaires | Permalink

 Le fret aérien qui concerne essentiellement les produits échangés à forte valeur ajoutée ou à caractère urgent, est un indicateur avancé de l'activité économique. Il a été montré ici combien la comparaison entre cet indicateur dans la zone Asie-Pacifique et celui dans la zone Europe était discriminante. Les valeurs publiées par l'IATA pour le mois de Décembre confirment à la fois le dynamisme de la zone Asie et la nonchalance économique de l'Europe. Après 16 mois de crise et de rétablissement, le trafic aérien en Asie a retrouvé son niveau d'il y a deux ans. Remarquable performance du dynamisme économique de cette zone, alors que l'inquiétant trafic de fret en Europe se traîne sans aucun tonus (FIG., courbe violette).

 Ces données indiquent qu'il faut rester très dubitatif devant des annonces au doigt mouillé de reprise de l'économie en Europe durant le premier semestre 2010.

les commentaires de l'IATA

Le 27 Janvier 2010 

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France: un appareil de production faiblement sollicité dans l'industrie manufacturière

Par Raymond Bonnaterre le 27 janvier 2010 | (0) Commentaires | Permalink

L'INSEE publie les résultats de son enquête trimestrielle sur les perspectives à attendre dans l'industrie manufacturière en France. Il apparaît une puissante divergence entre l'évolution du solde des opinions des chefs d'entreprises qui semble franchement s'améliorer et la charge réelle des ateliers qui demeure toujours aussi faible (FIG.). Effectivement, c'est moins pire qu'il ya 6 ou 9 mois, ce que traduit le solde des opinions, mais ce n'est toujours pas terrible, ce que montre le graphique. L'industrie française évolue, pour l'instant, dans un contexte en "L" de reprise molle, sans ressort réel. Tout cela est fort inquiétant pour l'avenir industriel de notre pays.


le CR d'enquête de l'INSEE.

Le 27 Janvier 2010

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Siemens: les entrées de commandes trimestrielles illustrent les difficultés que rencontre l'industrie allemande

Par Raymond Bonnaterre le 26 janvier 2010 | (0) Commentaires | Permalink

Siemens, prototype de la grande industrie conquérante allemande rencontre certaines difficultés à collecter de nouvelles commandes. Au cours des trois derniers mois qui constituent pour Siemens le premier trimestre de l'exercice décalé 2010, ses entrées de commandes à 19 milliards d'euros ont affiché un recul global de 15% par rapport à celles d'il y a un an (FIG.). Sa division "Industrie" affiche un recul des commandes de 16% avec des secteurs fortement impactés comme sa partie "Industry Solutions" qui recule de 36%, à côté d'un secteur éclairage "Osram" qui progresse de 3%. La division "Energie" avec des commandes en recul de 19% affiche elle aussi des résultats très contrastés avec un recul de 49% des commandes d'équipements de types "Fossil Power Generation" et une superbe avancée de la partie énergies renouvelables qui voit ses entrées de commandes être multipliées par 2,4. Commandes de près de 1,6 milliards d'euros qui correspondent majoritairement à l'activité éoliennes offshores de Siemens dont nous avons déjà parlé ici.

Malgré ces entrées de commandes un tantinet faiblardes, Siemens voit tout de même son carnet de commandes se gonfler,  pour atteindre 83 milliards d'euros, en raison de facturations trimestrielles elles aussi en retrait à 17,4 milliards d'euros. Les scores affichés par Siemens sont généralement pénalisés de 3% en moyenne par les taux de change, illustration de la valorisation de l'euro. La partie renouvelable se distingue par un effet devise négatif de 14% (Livre Sterling?). Ces données illustrent parfaitement le fait que la reprise de l'activité économique en Allemagne est très progressive. Effet de la valorisation de l'euro? Effet d'une reprise mondiale hors Asie encore incertaine? Doutes sur des besoins en énergie croissants dans les années à venir? Surcapacités chez les clients potentiels? Sûrement un cocktail de toutes ces raisons qui conduit à cette reprise languissante.

le papier détaillé de Siemens d'où sont extraites ces données.

Le 26 Janvier 2010.

Voir aussi : actualités | éolien

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Un exemple de substituabilité des sources d'énergie: le moteur diesel alimenté partiellement au gaz naturel

Par Raymond Bonnaterre le 26 janvier 2010 | (2) Commentaires | Permalink

La raréfaction de la ressource pétrolière, tant redoutée par certains annonceurs de l'apocalypse est un processus qui se déroulera lentement et qui va inciter les constructeurs de véhicule de transport à rechercher des sources alternatives d'énergie. Il est clair maintenant pour la voiture individuelle qu'une large partie de son avenir va reposer sur la traction électrique, dans les véhicules urbains tout d'abord puis qui se généralisera peu à peu à l'ensemble des véhicules, avec la progression des modes de stockage embarqué d'énergie électrique. Durant une étape intermédiaire les véhicules hybrides rechargeables permettront de concilier traction électrique et longue autonomie. Les biocarburants ou autres carburants de synthèse prenant leur part dans la recherche globale de solutions.

L'équation est plus complexe en ce qui concerne les poids lourds, pour lesquels la pure traction électrique est difficilement envisageable, à l'exception de quelques rares véhicules urbains de faibles tailles et de faibles rayons d'action. La récupération de l'énergie au freinage par hybridation va être la première des grandes améliorations apportée à l'ensemble de ces véhicules ce qui devrait permettre de faire tendre la consommation des poids lourds vers les 20 litres aux cent km obtenus à ce jour sur circuit par les meilleurs. L'utilisation du gaz naturel comprimé est maintenant banale dans les bus urbains dont le kilométrage quotidien parcouru est faible. Dans le but de pouvoir permettre aux camions au long cours de pouvoir utiliser en partie du gaz naturel, Volvo va lancer à partir du mois de Février, en Suède, des essais commerciaux sur camion à moteur diesel qui sera partiellement alimenté en gaz. Cette solution mixte gasoil-gaz naturel permet de réduire, selon le constructeur, de 35% la consommation d'énergie par rapport à l'alimentation au gaz classique avec allumage par ignition et elle permet au chauffeur de pouvoir utiliser soit la version économique utilisant le mix gaz naturel-gasoil soit l'option pur gasoil s'il a épuisé sa réserve de gaz. Bien sûr ce moteur répond aux normes environnementales européennes les plus exigeantes.

Il y a dans ce genre de solution pragmatique une voie intéressante pour faire à la fois décroître la demande en gasoil dans les transports et réduire la facture énergétique payée par les transporteurs qui utiliseront du gaz naturel deux à trois fois moins cher par unité d'énergie que le gasoil. Ce type de solution pourrait rencontrer un large succès aux Etats-Unis qui disposent d'importantes réserves de gaz naturel.

le communiqué de Volvo

Le 26 Janvier 2010

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La lente reprise du trafic routier américain est en phase avec les faibles consommations de carburant

Par Raymond Bonnaterre le 25 janvier 2010 | (4) Commentaires | Permalink

 La consommation en carburant d'une nation dépend pour une large part de son trafic routier, de la fluidité de ce trafic, de la qualité du réseau routier, de la consommation nominale moyenne du parc de véhicules et du mode de conduite en vogue ou imposé par les règlements. Par les temps qui courent, au sein des pays de l'OCDE, la tendance est plutôt à la vente de véhicules de plus en plus sobres, à la mise à la casse des véhicules les plus vieux, souvent les plus voraces en carburant, et les règlements routiers ne semblent pas privilégier la conduite sportive. Certains pays comme le Japon attachent une grande importance à la fluidité du trafic qui est régulièrement mesurée et améliorée. La notion de "bouchon routier écologique" semblant être un concept purement hexagonal, illustration du caractère complexe, amoureux des paradoxes, dont nous avons hérité de nos ancêtres les Gaulois. Tout cela pour dire qu'il est normal d'assister à une décroissance continue de la consommation de carburant dans l'ensemble des pays de l'OCDE avec une modulation qui va beaucoup dépendre de l'évolution du trafic, lui même fonction d'une multitude de paramètres économiques, sociologiques et géographiques.

   

Dans le cas des Etats-Unis ce trafic fait l'objet d'une surveillance attentive et les dernières mesures datant du mois de Novembre dernier, montrent un trafic en très faible croissance après la forte déprime observée en 2008 et début 2009 (FIG.). Ce résultat est tout à fait cohérent avec les faibles ventes de carburants observées dans ce pays qui n'ont pratiquement pas varié sur les douze derniers mois.

Remarque: la chute des ventes de produits pétroliers au sein de l'OCDE de 5% qui atteignait 2,4 millions de barils/jour sur les 9 premiers mois de 2009 n'est que la résultante des multiples actions d'amélioration de l'efficacité énergétique des processus, résultant de la crise économique et des préoccupations environnementales. Une telle baisse qui représente la production de 6 à 8 raffineries de bonnes tailles, dont deux ou trois en Europe, ne peut entraîner qu'une baisse de charge du raffinage qui devra inéluctablement rationnaliser son outil de production. Il est impossible de réduire à la fois le gaspillage de produits pétroliers et de continuer à raffiner comme avant. C'est une lapalissade.

au site de la Federal Highway Administration

Le 25 Janvier 2010.

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Impressionnante stratégie de Panasonic dans le domaine des systèmes relatifs à l'énergie

Par Raymond Bonnaterre le 25 janvier 2010 | (0) Commentaires | Permalink

L'absorption de Sanyo par Panasonic, avec l'apport d'une solide activité dans les modules photovoltaïques et avec la consolidation du business batterie des N° 1 et 2 japonais, constitue une formidable opportunité pour ce Groupe de repenser sa stratégie des systèmes dans le domaine de l'énergie. Cette réflexion stratégique conduit les dirigeants de Panasonic à énoncer cinq axes majeurs qu'il n'est pas anodin d'analyser.

1- Le premier de ces axes concerne les "éco solutions" portant sur la maison, les immeubles et même étendues aux villes au travers de "community grid" qui incorporeront les systèmes énergétiques Panasonic, produits phares de cette stratégie. Les dirigeants de ce Groupe raisonnent SYSTEME complexe à forte valeur ajoutée et non COMPOSANT. Ceci me semble être fondamental pour une industrie évoluant dans un pays fortement développé.

2- Puis vient la décision d'investir massivement (un milliard de dollars entre 2011 et 2016) dans la technologie photovoltaïque HIT de Sanyo afin de devenir le N° 1 japonais en 2013, donc devant Sharp, et être dans le TOP 3 mondial en 2016. Vaste challenge, mais qui s'inscrit dans l'approche globale définie précédemment.

3- Dans les batteries Li-Ion l'objectif est simple: détenir plus de 40% du marché mondial en 2016, avec les deux marques Sanyo et Panasonic, pour atteindre un CA de plus de 10 milliards de dollars. Dans ce but, l'accent sera mis sur la commercialisation de batteries pour véhicules électriques et de celles dédiées aux applications domestiques. Nul doute que la réunion des deux plus grands constructeurs mondiaux de batteries et de leurs réseaux de sous-traitants va conduire à un Groupe d'une rare puissance dans ce domaine. Un tel rapprochement en Europe ou même aux USA eût été impensable. Mais les autorités japonaises connaissent bien la menace chinoise dans le domaine. La réunion des deux leaders nippons va permettre de faire faire un saut qualitatif à la technologie des batteries. Le jeu consistera alors à proposer des produits innovants que les Chinois ne sauront pas faire et de les contenir ainsi sur leur seul marché intérieur. Sorte de jeu de Go technologique.

4- Vient ensuite un objectif beaucoup plus ambitieux et prospectif qui touche les futures technologies de transformation, de stockage et d'économie d'énergie au travers d'une Corporate Division transversale qui doit être créée cette année. Ce genre d'organisation permet de pousser des objectifs innovants et pas forcément immédiatement rentables au travers de Divisions orientées business et profit. C'est indispensable pour des Groupes qui préparent les solutions pour les décennies futures.

5- Enfin Panasonic pense s'adresser au marché de la voiture écologique  ("eco-car market") avec des batteries économiques (?), des pompes à chaleur à faible consommation pour le conditionnement d'air et des chargeurs efficaces. Cette réflexion illustre que le marché de la voiture électrique pour Panasonic n'en est qu'à ses balbutiements. Bien des innovations et des offres commerciales sont à venir avec une part de marché qui s'élargira et des coûts décroissants qui devront accompagner ce mouvement.

en détail ce résumé de la stratégie de Panasonic.

Le 25 Janvier 2010

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Après un été arrosé, la récolte américaine 2009 de maïs a été excellente

Par Raymond Bonnaterre le 24 janvier 2010 | (0) Commentaires | Permalink

L'année 2009 pour la récolte de maïs aux Etats-Unis aura été dans la lignée des bonnes années précédentes. Les tortillas seront abondantes sur le continent Nord-américain. Cette récolte qui a nécessité 35 millions d'hectares (70% de la surface de la France métropolitaine), a atteint le record de 13,2 milliards de boisseaux, en progression de près de 9% par rapport à la récolte précédente. Le rendement moyen de 408 boisseaux à l'hectare, grâce à un été pluvieux sur la Corn Belt, aura écrasé l'ancien record de 2004 qui avait affiché un score de 396 boisseaux à l'hectare. Dans les faits, examinées sur une longue durée, les récoltes de maïs américaines progressent en moyenne de 2,5% par an, essentiellement en raison des progrès réalisés dans les rendements (FIG.).

Sur la base d'une conversion de 2,8 gallons d'éthanol par boisseau, 38% environ de cette récolte devraient permettre d'alimenter les productions de bioéthanol qui devraient atteindre en 2010 dans les 330 millions de barils d'alcool (0,9 million de barils/jour soit 10% environ des consommations d'essence). Cela veut dire qu'il restera, après les productions de Bourbon dans le Kentucky, plus de 8 milliards de boisseaux maïs pour les consommations de tortillas, de corn-flakes et autres dérivés ainsi que pour l'exportation.

Les cours du boisseau de maïs oscillant entre 3 et 4 dollars, ces récoltes assureront un CA autour des 46 milliards de dollars aux paysans américains.  

la nouvelle sur le site de l'USDA

Le 24 Janvier 2010

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