"Qualité Environnementale des Bâtiments", en route vers les indicateurs de performance
L’isolation des bâtiments est devenue un enjeu majeur avec les contraintes écologiques contemporaines. En effet, une bonne isolation est synonyme de nombreux avantages, à la fois sur le plan économique avec une facture de chauffage moindre et sur le plan environnemental grâce à la diminution des émissions de CO2. Lire la suite| Retour à l' accueil |
La dette publique de la France s'est accrue deux fois plus vite que celle de l'Allemagne en 2009
Par Raymond Bonnaterre le 31 mars 2010 | (0) Commentaires | Permalink
Les dettes publiques des Etats en 2009 auront traversé une sale période. Pour la France, nous dit l'INSEE, la dette publique qui atteint 1489 milliards d'euros à la fin de 2009, s'est accrue de 175 milliards en un an, soit de 13,3%. Le montant trimestriel de croissance de cette dette qui s'est élevé respectivement à 53, 61, 29 et 32 milliards pour les quatre trimestres, s'est heureusement calmé durant la deuxième partie de l'année (FIG.). Le trou de la Sécu, en raison essentiellement de recettes insuffisantes, à 54 milliards d'euros s'est quand à lui creusé de 53% en un an.
Cet accroissement de la dette publique de la France, correspondant à 9 points du PIB environ, est à comparer à celui de l'Allemagne. Dans un climat économique fortement dégradé, avec un PIB en chute de 5% en volume, la dette allemande s'est accrue de 113 milliards d'euros pour atteindre 1692 milliards. Ces 113 milliards correspondent à 4,7% des 2407 milliards de PIB allemand.
Un tel constat relatif rend de plus en plus urgente la remise en cause de certaines dépenses ou exonérations fiscales de l'Etat français et de l'assiette de certaines recettes qui reposent souvent sur les seuls salaires.
le rapport de l'INSEE et la Destatis pour l'Allemagne.
Le 31 Mars 2010
Voir aussi :
Les salaires horaires dans l'industrie allemande se sont accrus de plus de 5% en 2009
Par Raymond Bonnaterre le 31 mars 2010 | (0) Commentaires | Permalink
En 2009, la baisse d'activité générale et plus spécialement dans l'industrie en Allemagne s'est traduite par une réduction des heures travaillées et mathématiquement par un accroissement des salaires horaires. Ce phénomène a entraîné une augmentation générale des taux horaires chargés de 4,1%. Il a même atteint les 5,1% pour les seuls salaires dans l'industrie (TAB.). Avec un taux horaire dans l'industrie de 35,6 euros l'Allemagne arrive en troisième position dans la zone euro après la Belgique (38,5) et le Danemark (35.9).
En comparaison les salaires français dans l'industrie à 33,5 euros, sont restés maîtrisés, la réduction des heures supplémentaires ayant dans ce cas un effet de réduction sur le taux horaire. La France avec 50% du salaire total reste N°1 dans la zone euro pour ses charges adossées aux salaires. Elles sont à comparer aux 32% allemands.
le rapport allemand sur le sujet.
Le 31 Mars 2010.
Voir aussi :
Les chiffres de croissance du fret aérien publiés par l'IATA sont embellis par un effet de base trompeur
Par Raymond Bonnaterre le 30 mars 2010 | (1) Commentaires | Permalink
Le fret aérien en Europe s'est accru en Février 2010 de 7,2% par rapport à celui du même mois de 2009 informe l'IATA. Bravo me direz-vous? Mais cette institution oublie de nous dire que ce même fret en Février 2009 avait plongé de 23% par rapport à celui de 2008. Il résulte de ces deux effets antagonistes que le fret aérien en Février 2010 a baissé de 17% par rapport à celui du même mois de 2008 qui, il est vrai, avait compté un jour de plus.
Un simple travail de correction de base, opéré en ramenant les variations d'activité par rapport à il y a deux ans, donne une image beaucoup plus pertinente du fret aérien en ce début de 2010 (FIG.). Il ressort que le fret en Asie a d'ors et déjà rejoint puis dépassé l'activité du début de 2008, d'avant crise (courbe rouge). En revanche, le fret en Europe est toujours aussi déprimé (courbe violette) ce qui est en accord avec les derniers chiffres connus d'activité commerciale de cette région avec le reste du monde. L'Europe ne s'est toujours pas remise de la dépression de l'hiver . Compte tenu du caractère avancé de cet indicateur, cela signifie que le premier semestre économique en Europe va poursuivre sa lente convalescence qui ressemble étrangement à une stagnation.
le communiqué de l'IATA.
Le 30 Mars 2010
Voir aussi : actualités
France: malgré un progrès en fin 2009, le PIB est loin d'avoir retrouvé ses niveaux d'avant crise
Par Raymond Bonnaterre le 30 mars 2010 | (0) Commentaires | Permalink
L'INSEE publie les chiffres du PIB du dernier trimestre 2009 qui apparaissent en progression en volume de 0,59% par rapport au trimestre précédent mais en régression de 0,26% par rapport à il y a un an et de 1,9% par rapport au dernier trimestre 2007 (FIG.). Sur l'ensemble de 2009 ce PIB chaîné, c'est à dire calculé avec les prix de l'année précédente, ressort en retrait de 2,2% à 1607 milliards d'euros.
Cette croissance de 0,6% du dernier trimestre 2009 ne doit pas faire impression. Elle résulte en particulier d'une contribution des variations de stocks de 1% (le destockage est terminé), d'une contribution négative du solde du commerce mondial de -0,8% en raison d'exportations inchangées par rapport au trimestre précédent et d'importations en vive croissance de 3,2% (Rem.: la prime à la casse a fortement stimulé les importations de voitures). Enfin les dépenses de consommation des ménages ont progressé de 1% ce qui s'accompagne d'une légère baisse du taux d'épargne financière des ménages, qui passe de 7,7% du revenu disponible brut au T3 à 7,3% pour le dernier trimestre. Ces chiffres indiquent que les Français épargnent encore durant ces périodes troublées. Rappelons que ce taux était de 5% avant la crise.
Bien entendu toutes ces données ne sont guères porteuses d'optimisme et montrent les limites de la politique de relance qui favorise largement les importations, pour un faible bénéfice des acteurs économiques locaux.
le communiqué de l'INSEE, dont le titre "Fin 2009, le PIB accélère" ressort de la Méthode Coué.
Le 30 Mars 2010
Voir aussi : actualités
La Zone euro plombe le commerce mondial entraîné par la locomotive asiatique
Par Raymond Bonnaterre le 30 mars 2010 | (0) Commentaires | Permalink
Le "Netherlands Bureau for Economic Policy Analysis" publie tous les mois les résultats d'une étude sur le commerce mondial par grandes zones. Il ressort de cette étude quelques points forts tels que:
- le rôle moteur de l'Asie (hors Japon) sur la lente reprise du commerce mondial qui patine au mois de Janvier. Le rapport confirme que les importations asiatiques croissent plus vite que les exportations ce qui est en accord avec le retour vers l'équilibre de la balance commerciale chinoise, par exemple.
- la position de dernier de la classe de la Zone euro dans ce classement.
- la reprise des exportations japonaises tirées par le dynamisme asiatique
ce rapport sur cpb.nl
Le 30 Mars 2010
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Un nouvel écueuil dans les flots des prévisions climatiques: le flux du Gulf Stream irait en accélérant
Par Raymond Bonnaterre le 29 mars 2010 | (0) Commentaires | Permalink
C'est la NASA qui nous informe que Josh Willis du Jet Propulsion Laboratory de Pasadena par des mesures satellitaires altimétriques et des données locales du réseau ARGO sur les courants océaniques, menées le long du 41ème degré de latitude, ligne passant par New York et le nord du Portugal, vient de montrer qu'entre 2002 et 2009 il n'avait décelé aucune variation significative du flux des courants océaniques dans l'Atlantique Nord (autour de 15,5 millions de m3 par seconde). Reprenant d'anciennes mesures altimétriques remontant à 1993, l'auteur de cette étude conclut que les données antérieures laissent à penser que le flux, en opposition avec les prédictions de certains travaux de simulations climatiques, se serait accru de près de 20%. Ces phénomènes seraient peut-être dus à une phase de cycles naturels, commente Willis.
Décidément, les faits sont têtus et ne veulent absolument pas étayer d'hypothétiques conclusions issues de travaux apparemment rudimentaires, sinon erronés qui annoncent le ralentissement du Gulf Stream et le retour plus ou moins rapide vers une nouvelle aire glacière. Alors pour ceux qui prévoient audacieusement, à l'aide de ces travaux de simulation, le climat qu'il fera en 2050 à Ouagadougou, peut-être feraient-ils mieux d'aller à la pêche...le long des golfes clairs, baignés par le Gulf Stream?
le papier de la NASA sur le sujet et le paru dans Geophys. Res. Lett. qui précise les chiffres mesurés.
Le 29 Mars 2010
Voir aussi : actualités
BP Solar stoppe ses productions de modules photovoltaïques aux Etats-Unis
Par Raymond Bonnaterre le 28 mars 2010 | (0) Commentaires | Permalink
BP Solar avait annoncé en Février 2009 une alliance stratégique avec le chinois JA Solar qui portait sur la fourniture de 175 MW de cellules mono et polycristallines, le volume pouvant être porté ultérieurement à 360MW (). Compte tenu des volumes mis en jeu et de la gestion rigoureuse du Groupe par Tony Hayward, il n'était pas nécessaire d'être grand clerc pour subodorer un retrait programmé de BP Solar de la production des modules photovoltaïques. Ce désengagement en Europe fut confirmé par l'annonce au mois d'Octobre de la sous-traitance de la production de modules auprès du polonais Jabil (LIRE). C'est maintenant la fermeture de l'usine américaine de Frederik dans le Maryland qui est annoncée. BP Solar indique clairement sa volonté de se replier sur les activités commerciales de ce business du photovoltaïque, à partir de fournitures asiatiques.
Ne vous inquiétez pas! BP conserve toujours son tournesol vert comme logo de la Compagnie et c'est bien là l'essentiel.
le communiqué de BP sur le sujet.
Le 28 Mars 2010
Voir aussi : solaire
Dans le cadre de son expansion, Panasonic démarre sa nouvelle usine d'accumulateurs Li-Ion au Japon
Par Raymond Bonnaterre le 27 mars 2010 | (0) Commentaires | Permalink
Ont été reportées ici les grandes ambitions de Panasonic dans le domaine des batteries. Après avoir absorbé le co-leader mondial dans le domaine, à savoir Sanyo, le Groupe nippon veut atteindre plus de 40% du marché mondial des batteries en 2016 (LIRE) qui devrait s'élever alors autour des 30 milliards de dollars (LIRE). Pour atteindre cet objectif Panasonic déploie une politique tous azimuts d'approche du marché allant des équipements portables, aux véhicules électriques ou hybrides et au stockage centralisé ou au niveau de chaque foyer, de l'énergie d'origine photovoltaïque ou autre, dans le cadre de réseaux électriques smarts. Pour cela il lui faut une gamme de produits toujours en pointe par rapport à celles des concurrents et donc en continuelle évolution (LIRE) grâce à la mise en oeuvre de matériaux toujours plus performants. Il lui faut également un outil industriel performant et dimensionné aux objectifs.
C'est dans ce cadre ambitieux qu'il faut inscrire la mise en route d'une nouvelle usine Panasonic de production d'accumulateurs Li-Ion à côté d'Osaka. Cette unité de Suminoé, intégrée de la production des électrodes aux éléments, est en cours de montée en cadence. Elle sait déjà produire des électrodes, en particulier cette nouvelle électrode à base de LiNiO2 dont Panasonic est très fier. A partir du mois prochain, elle va entrer en production de 10 millions d'accumulateurs par mois. A terme, cette première phase d'industrialisation permettra d'atteindre une capacité mensuelle de 25 millions d'accumulateurs.
Cette volonté de croissance de Panasonic dans le domaine des batteries illustre la volonté des industries japonaises de se tenir toujours à la pointe de la technologie. La concurrence pour le leadership entre grandes puissances asiatiques, Japon, Corée, Chine, va dominer l'aventure industrielle de ce siècle sous les yeux médusés d'acteurs occidentaux largement largués et ayant du mal à tout comprendre. Par exemple, on ne peut être que démoralisé devant la platitude, sinon l'indigence, du niveau de réflexion des acteurs français dans le domaine de l'énergie au travers de l'ébauche du programme de recherche de l'alliance ANCRE dont les travaux sont rapportés par l'IFP ().
le communiqué de Panasonic.
Le 27 Mars 2010
Voir aussi : véhicules électriques
Daimler en s'alliant à Nissan va chercher le package technologique EV au Japon
Par Raymond Bonnaterre le 26 mars 2010 | (10) Commentaires | Permalink
Après, aidé de Continental, avoir bidouillé avec ENAX, bureau d'étude créé par l'ancien chef de projet de Sony pour les batteries Li-Ion, après avoir rêvé d'une bien tardive filière germanique des batteries avec Evonik, après divers accords avec le chinois BYD et le coréen SK Energy, il semblerait que l'Etat Major de Daimler soit arrivé à la conclusion que seule une alliance avec un fabricant de batteries japonais devrait lui permettre d'accéder dans les temps à la technologie des véhicules électriques. C'est la principale raison d'une probable alliance annoncée entre Nissan-Renault et Daimler qui va lui donner accès à la technologie des batteries NEC.
Pour posséder la clé de compréhension de ces grandes manoeuvres entre les constructeurs européens et japonais il faut d'abord se convaincre que ce sont les constructeurs de batteries qui donnent leur feu vert aux alliances. Pour l'instant il y a trois Groupes leaders: Panasonic-Sanyo, GS-Yuasa et NEC (TAB.). Le premier, de loin le plus gros des trois, est allié à Toyota sous la marque Panasonic, à Honda et VW sous la marque Sanyo. Le second, GS-Yuasa, est allié à Mitsubishi Motors et Peugeot. Enfin, le troisième, NEC, est allié à Nissan et pourrait fournir Daimler, si un accord est signé. Les alliances se créent sous formes de clusters autour des constructeurs de batteries qui disposent de la technologie de base et de sa nécessaire progression. En retour, elles offrent à ces derniers un puissant levier pour une forte croissance des débouchés et des réductions de coûts associées qui nécessitent de lourds investissements en R&D et en outils de production complexes.
Il reste derrière ces trois Groupes leaders les japonais Toshiba et Hitachi qui malgré leurs noms prestigieux, n'ont jamais été, jusque là, de grands concepteurs de batteries. Bien sûr cette faiblesse devant un marché à venir de dizaines puis de centaines de milliards de dollars les angoisse. Elle illustre la complexité de la maîtrise de cette industrie qui nécessite une connaissance parfaite et longue à acquérir, d'une large palette de technologies, reposant sur un réseau complexe de sous-traitants.
En dehors du Japon, la technologie coréenne semble suivre à grands pas avec LG Chemical qui doit fournir Hyundai et GM, avec Samsung qui allié à Robert Bosch, via leur filiale SB Limotive/Cobasys, founira Samsung et BMW.
Enfin, les grands chinois comme BYD, vont être occupés pour quelques décennies par leur marché intérieur qui devrait s'électrifier à marche forcée, sous la houlette du Parti qui voudra maîtriser les consommations chinoises en produits pétroliers .
Aux Etats-Unis, mis à part Johnson-Controls-Saft qui a récupéré la technologie française des batteries Li-Ion et va fournir Ford, les autres réels constructeurs importants de batteries devraient être essentiellement d'origines asiatiques. A123 Systems allié à Chrysler, constitue le seul concepteur américain ayant, éventuellement, le niveau technologique requis.
Toute la difficulté pour juger de la position relative des divers acteurs dans le domaine des batteries embarquées repose sur leur réelle maîtrise de leurs procédés et de leurs produits. Les annonces parfois flamboyantes ne suffisent pas. Les errements de Daimler pour trouver un partenaire idéal, illustrent ce difficile jugement.
Le 26 Mars 2010
Voir aussi : véhicules électriques
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Le patron de Siemens à la recherche de la solution pour résister face à la concurrence asiatique
Par Raymond Bonnaterre le 25 mars 2010 | (4) Commentaires | Permalink
Ne vous-y trompez pas! L'industrie allemande triomphante c'était avant la crise, avant l'euro trop fort, avant le décollage de l'Asie qui voulait alors s'équiper à tout prix. Alors les grands patrons d'industrie allemands se posent des questions sur comment tenir le coup face à la concurrence américaine et asiatique. C'est le cas de Peter Löscher qui publie une interview dans le Financial Times de ce matin. "Siemens seeks to stead ahead of Asian rivals", annonce le titre. Il cherche à rester devant dans une ambiance de surcapacité de ses clients potentiels et de reprise molle (sluggish). Et pour Löscher il n'y a qu'une approche pour résister: garnir ses offres de prestations de services qui lui assurent une meilleure rentabilité et des revenus récurrents. Assurer la maintenance du parc d'équipements commercialisé semble être la voie à suivre. C'est ce qu'il fait dans les éoliennes offshore dont Siemens est leader mondial. Mais quels que soient les propos rassurants de ce capitaine d'industrie, un examen des entrées de commandes trimestrielles de Siemens, depuis un peu plus de deux ans, illustre parfaitement la chute des commandes observée sur les quatre trimestres consécutifs à cheval sur . Malgré une certaine reprise au cours du deuxième semestre 2009, la tendance n'est pas terrible. Je vous propose donc de remplacer le portrait de PL du Financial Times par cette courbe...c'est beaucoup plus parlant.
l'interview de Peter Löscher.
Le 25 Mars 2010
Voir aussi : actualités