"Qualité Environnementale des Bâtiments", en route vers les indicateurs de performance
L’isolation des bâtiments est devenue un enjeu majeur avec les contraintes écologiques contemporaines. En effet, une bonne isolation est synonyme de nombreux avantages, à la fois sur le plan économique avec une facture de chauffage moindre et sur le plan environnemental grâce à la diminution des émissions de CO2. Lire la suiteGamelle revigorante des cours du maïs à Chicago
D'après la croyance populaire la plus répandue il y a pénurie en maïs dans le monde et les cours vont s'envoler parce que:
- les biocarburants américains enlèvent les tortillas de la bouche des pauvres Mexicains,
- le milliard de cochons chinois et les innombrables volatiles de ce pays ont faim, ils sont au régime jockey...communiste,
- il a trop plu dans le Middle-West américain ce qui a retardé les semailles et ne laissera pas le temps nécessaire aux plants pour arriver à leur pleine maturité,
-les stocks de grains sont au plus bas depuis des décennies,
-le dollar en s'affaiblissant pousse les veuves de Floride à acheter du papier indexé sur des paniers de commodities pour se couvrir contre cette perte de pouvoir d'achat de la monnaie.
Alors le boisseau de maïs qui cotait à Chicago autour des 4 dollars il ya un an, en Juillet 2010, s'est retrouvé à plus de 6 dollars en début 2011 pour aller friser les 8 dollars au mois de Juin (FIG.).
Mais voila dans les faits tout le monde sait que:
- les biocarburants n'utilisent que l'amidon des grains et un tiers environ du maïs utilisé se retrouve sous forme de granulés (DDGs) protéinés sur le marché mondial de l'alimentation animale,
- les éleveurs font varier la composition de l'alimentation de leur bétail en fonction des cours relatifs entre céréales et autres tourteaux. Ils se sont reportés aux États-Unis sur le blé moins onéreux que le maïs. Phénomène de substitution compétitive identique à celui observé dans l'utilisation des énergies primaires.
-il en est ressorti à fin Mai un niveau des stocks de maïs américain moins déprimé que prévu. Ces stocks avaient décru de 3,38 milliards de boisseaux entre Mars et fin Mai 2010, ils n'ont décru que de 2,85 milliards durant la même période en 2011, indiquant une certaine désaffection pour cette céréale jugée trop chère par les éleveurs.
-les red-necks américains qui maîtrisent parfaitement les mécanismes boursiers sur les céréales ont bien profité de la hausse de leurs revenus et en ont décidé cette année de planter plus pour gagner plus. Ils auraient planté du maïs cette année sur plus de 373 mille km2, en progression de 16 500 km2 par rapport à l'an dernier (la surface de trois départements français en plus!) indique l'USDA américain.
-enfin le dollar sponsorisé par le mélodrame grec a provisoirement interrompu sa dégringolade ce qui a fait chuter les cours des commodities: pétrole et maïs compris.
Les analystes de Goldman-Sachs, faisant semblant de tomber de l'échelle, viennent d'annoncer à leurs gogos clients que le cours du boisseau de maïs dans trois mois ce ne serait plus 8 dollars comme initialement prévu mais 5,9 dollars...une paille. Le maïs cotait 5,97 dollars Vendredi affichant un plongeon de 1,9 dollar en trois semaines (FIG.).
De tels évènements boursiers qui reposent sur d'hypothétiques et futurs déséquilibres entre l'offre et la demande, largement intoxiqués par les "nouvelles" diffusées par les acteurs de premier rang sur les marchés, ne peuvent que réjouir l'honnête homme et rendre prudent le pauvre laboureur.
CONSULTER les rapports de fin Juin de l'USDA et sur .
L'article Boomberg sur les .
Le 2 Juillet 2011
Par Raymond Bonnaterre le 2 juillet 2011 | (2) Commentaires
Voir aussi : bio-carburants
Panasonic travaille activement sur des dispositifs thermoélectriques
La récupération d'énergie par des dispositifs astucieux utilisant l'effet thermoélectrique est largement étudiée dans le monde. L'énergie des effluents industriels, des sources d'eau chaude ou des gaz d'échappement des véhicules constituent des sources potentielles d'énergie dont on pourrait récupérer quelques pour-cents. Citons par exemple les travaux du japonais Komatsu qui commercialise un dispositif, ou encore Furukawa qui travaille à l'amélioration des matériaux présentant ces propriétés, tout comme Joseph Heremans dans l'Ohio.
C'est au tour de Panasonic de présenter un composant cylindrique de 10 cm de longueur constitué d'un empilage de matériau thermoélectrique et de séparateur métallique (FIG.) qui permet par une circulation d'eau chaude (90°C) à l'intérieur du cylindre et un refroidissement de sa face externe (10°C) de générer une puissance de 1,3W.
Panasonic affirme qu'il saurait définir un module d'un mètre cube qui pourrait générer une puissance électrique de 10 kW. Mais le japonais n'annonce aucune hypothèse sur les prix de revient de l'ensemble.
LIRE .
Le 1er Juillet 2011
Par Raymond Bonnaterre le 1 juillet 2011 | (1) Commentaires
Voir aussi :
Iberdrola Renovables veut tenter sa chance dans l'appel d'offre de l'éolien offshore français
Le business éolien en Espagne (restrictions budgétaires) et aux USA (concurrence du gaz naturel) s'est fortement rétréci ce qui se répercute sur les prévisions économiques d'Iberdrola Renovables. L'opérateur éolien espagnol traditionnellement présent sur ces deux marchés, après 1,78 GW installés en 2010, prévoit 1,45 GW en 2011 et imagine quelque chose autour de 0,75 GW dont 0,35 GW aux U.S.A. en 2012. La pente n'est pas bonne. Pour préparer l'avenir cette entreprise va tenter sa chance dans l'appel d'offre pour l'offshore français en proposant l'éolienne M5000 d'AREVA pour les deux zones (Saint-Brieuc et Sant-Nazaire) non convoitées par l'alliance GDF-AREVA-VINCI qui concernent les trois autres zones. Les sélections des divers opérateurs devraient débuter en Juillet 2011 pour allouer une première tranche globale de 3GW d'éoliennes sur cinq parc éoliens au large des côtes françaises. Ce sont bien sûr les consommateurs d'électricité français qui seront sollicités pour payer la facture au travers de la Contribution au Service Public qui figure au dos de votre facture EDF.
L'éolienne de 5 MW, M5000 développée initialement par l'allemande Multibrid depuis absorbée par AREVA, est un produit traditionnel déjà commandé en 120 exemplaires dans divers champs offshore de l'Europe du Nord.
LIRE et .
Par Raymond Bonnaterre le 29 juin 2011 | (0) Commentaires
Voir aussi : éolien
Japon: un support tridimensionnel d'aluminium pour les futurs accumulateurs Li-Ion
Les constructeurs asiatiques de batteries disposent d'une formidable avance technologique par rapport à leurs rares et fragiles concurrents européens ou américains. La raison essentielle de cette avance scientifique et technologique repose sur l'existence d'un très puissant cluster asiatique des batteries qui va de la recherche fondamentale dans les Universités japonaises, coréennes ou chinoises, à l'industrie chimique à la compétence inégalée ou à la petite PME qui produit un minuscule composant mécanique d'un coupe circuit intégré. Un exemple nous est donné par Sumitomo Electric qui présente un nouveau support tridimensionnel en aluminium destiné à produire de futures électrodes positives présentant des capacités volumiques bien supérieures à celles produites aujourd'hui sur de vulgaires feuilles d'aluminium laminé.
Ces types de supports, répliques de mousses de polyuréthane, bien connus dans les accumulateurs de type Ni-MH où ils sont en nickel, vont permettre de réduire l'encombrement volumique du collecteur de courant et de réduire les quantités de liants organiques des électrodes. Pour Sumitomo Electric les capacités volumiques des accumulateurs Li-Ion pourraient être multipliées par 1,5 à 3 grâce à ce composant ...et bien d'autres progrès réalisés par ailleurs, ce que pudiquement il ne dit pas.
LIRE sur ce sujet.
Le 28 Juin 2011
Par Raymond Bonnaterre le 28 juin 2011 | (0) Commentaires
Voir aussi : véhicules électriques
Carlos Ghosn: Nissan et Renault réunis vendront 1,5 million de véhicules électriques en 2016
Yokohama: fortes ambitions pour Nissan qui voudrait en 2016 par son plan "Nissan Power 88", capter 8% du marché mondial des voitures dont 10% du marché chinois et afficher un profit opérationnel de 8%. Il prévoit de disposer alors d'une large gamme de 66 véhicules couvrant 92% des segments de Marché. Un point fort tout particulier Nissan veut arriver à produire et commercialiser à cette date 1,5 million de véhicules électriques avec son partenaire Renault.
Rappelons que le plan initial de Nissan était d'atteindre une capacité annuelle de 250 mille véhicules électriques produits à partir de ses trois usines japonaise, américaine (2012) et britannique (2013). Il fallait ajouter à cela les productions de véhicules électriques de Renault. Il est possible de déduire de ces informations l'existence d'une forte volonté du management de Nissan de pousser plus à fond l'aventure électrique...bien sûr on ne peut s'empêcher de penser à la Chine qui sera alors le plus gros marché de Nissan.
LIRE le
Le 27 Juin 2011
Par Raymond Bonnaterre le 27 juin 2011 | (2) Commentaires
Voir aussi : véhicules électriques
Les récoltes de céréales dans le monde défient les prévisions malthusiennes en vogue
Qu'il se dise de grosses bêtises sur les ressources énergétiques de notre planète peut paraître compréhensible, compte tenu de l'incapacité de l'imagination des hommes à quantifier la formidable accumulation de ressources fossiles dans les profondeurs du sol sous les formes les plus diverses durant les 500 millions d'années de vie qui nous ont précédé. Il est beaucoup plus choquant d'entendre proférer, de-ci de-là, de formidables contre-vérités sur la soi-disant inaptitude des paysans du monde à nourrir à l'avenir les populations dans des conditions au moins identiques et sinon meilleures qu'elles ne le sont aujourd'hui, en quantité et en qualité. La croissance des populations sur Terre ne date pas d'hier et elle a même tendance à se réduire.
Je voudrais ici prendre un exemple simple: les productions de céréales dans le monde. Les céréales servent à la fois à nourrir les hommes, les animaux domestiques et d'élevages mais aussi à produire divers produits chimiques, des boissons alcoolisées et des biocarburants. Leur production constitue donc un des grands paramètres déterminants de l'avenir de notre civilisation mondialisée.
Entre 1965 et 2009 la FAO nous enseigne que les récoltes annuelles de céréales dans le monde ont été multipliées par 2,5 pour atteindre 2,5 milliards de tonnes (FIG., courbe rouge) alors que la population mondiale a été multipliée par 2,05 durant la même période. La progression des récoltes de céréales durant ces 45 années a dépassé la croissance de la population, même après avoir défalqué les 81 000 tonnes nettes de maïs américain utilisé à produire du bioéthanol.
Ces récoltes sont le produit des surfaces de terres emblavées et récoltées par les rendements de céréales à l'hectare. Les données de la FAO montrent que les rendements des récoltes mondiales de céréales (FIG., courbe verte) sont passées de 1,5 tonnes à l'hectare en 1965 à plus de 3,5 tonnes à l'hectare en 2009. Affichant une croissance moyenne linéaire de 44 kg/hectare/an, cette progression des rendements, multipliés par 2,38 durant la période, est la raison principale de l'accroissement des récoltes. Les connaissances cumulées du monde paysan, la mise à disposition de nouvelles semences plus adaptées aux conditions locales sont les deux principaux moteurs de la progression des récoltes.
Ces rendements moyens mondiaux sont à rapprocher de ceux des États-Unis ou à ceux de la France qui vers les 3 tonnes à l'hectare en 1965 et vers les 7,3 tonnes à l'hectare en 2009 sont toujours deux fois supérieurs à ceux de la moyenne mondiale. Cela signifie qu'il reste toujours une formidable marge de progression sur ce paramètre déterminant.
Les surfaces cultivées ont peu varié durant la période, entre 6,6 millions de km2 au plus bas en 2002 et 7,1 millions de km2 au plus haut en 2008. Mais ceci ne signifie pas qu'elles ne pourront pas continuer à croître à l'avenir en raison d'immenses surfaces encore disponibles (Amérique du Sud, Afrique et Asie) et de l'excellente rentabilité retrouvée des cultures.
Cette expérience passée récente, l'existence de cours des céréales très attrayants, la demande de matières premières pour les biocarburants assurant aux paysans des débouchés sans risques à prix déterminés pour la totalité de la plante, les progrès attendus dans les semences hybrides adaptées, la vogue des investissements bien souvent injustement décriés dans les exploitations agricoles (accaparement, land use change), ...tout milite pour que cette croissance des récoltes se poursuive et accompagne la croissance des populations dans les années à venir. Koffi Anan s'insurge devant les investissements étrangers dans l'agriculture des pays africains, mais c'est sûrement grâce à eux que les récoltes mondiales vont poursuivre leur croissance et dépasser les 70% attendus d'ici à 2050. Aux dirigeants africains d'élaborer des règles de répartition acceptables par tous et non entachées de pots de vin.
LIRE le résumé des sur le sujet.
Remarque: je persiste à croire qu'il n'est pas dans les attributions de la FAO de prédire une augmentation des cours des produits agricoles au cours des dix prochaines années, pour une raison simple...c'est que l'auteur de ces déclarations n'en sait rien, mais que ses déclarations alimentent à cours terme la spéculation.
Le 26 Juin 2011
Par Raymond Bonnaterre le 26 juin 2011 | (10) Commentaires
Voir aussi : bio-carburants
Charmes et possibles limites d'un avion à motorisation hybride
Un aéroplane équipé d'un moteur à essence de type Wankel de chez Austro Engine qui active un générateur de courant à vitesse et puissance constante (30 kW), un système batterie en tampon de chez EADS qui est en charge de fournir les appels de puissance électrique au décollage et à l’atterrissage, un moteur électrique principal de 70 kW de Siemens actionnant l'hélice tel est en grandes lignes le petit avion biplace de chez Diamond Aircraft présenté au Bourget. C'est une version aéro-écolo avec une réduction annoncée des consommations de carburants de 25% environ, un peu plus réaliste que la libellule suisse électrique recouverte de modules photovoltaïques et remplie de batteries dont on peut tout au plus imaginer un dérivé commercial assurant la publicité estivale locale le long des plages atlantiques.
Peut-on imaginer une version commerciale plus puissante de cet hybride plus crédible? Équipement ou les batteries jouent un rôle majeur dans les phases les plus critiques de décollage et d'atterrissage. C'est l'ensemble batterie, par sa masse et son coût, qui déterminera la faisabilité technique et économique d'un tel concept. Une version bimoteur dans laquelle deux fois 100 kW au moins devraient être fournis pendant une demi-heure, sans alimentation principale, conduit à une grosse batterie de 100 kWh embarquée qui sur la base d'une énergie spécifique de 140 Wh/kg, conduirait à un ensemble batterie de 700 kg. C'est peut-être encore un peu trop lourd et un peu trop cher en comparaison au prix actuel du kérosène...mais les progrès dans le domaine des batteries et dans les prix des carburants pourront-ils peut-être un jour conduire au break-even?
Pour les lecteurs angoissés qui prédisent la fin du kérosène et des haricots d'ici à deux ou trois décennies, je voudrais leur rappeler qu'on fera, si nécessaire, du kérosène avec du gaz, du charbon, du bois, du sucre, de l'huile et même avec du pétrole conventionnel ou associé aux gaz de schistes diaboliques durant encore plusieurs siècles.
LIRE le qui ont travaillé sur ce projet.
Le 25 Juin 2011
Par Raymond Bonnaterre le 25 juin 2011 | (7) Commentaires
Voir aussi : véhicules écologiques
Bras de fer entre Chine et Europe sur les contraintes portant sur les émissions de CO2 des avions chinois
La Chine annonce avoir bloqué une commande émanant d'une compagnie de Hong-Kong de 10 super jumbos Airbus. Elle s'élève à 3,8 milliards de dollars. La raison de ce geste courroucé: la non acceptation par la Chine de se plier à la volonté européenne de faire entrer les émissions de CO2 des avions des compagnies aériennes étrangères dans la règlementation des ETS (emissions trading scheme) à partir du début 2012. Ce premier geste de réaction chinois pourrait être suivi par d'autres mesures du même genre. Le patron d'Airbus, Thomas Enders, avait déjà attiré l'attention de la Commission et de la responsable de l'environnement Connie Hedegaard au début de ce mois sur le caractère irréaliste d'une telle législation ("madness"). Ses craintes étaient apparemment justifiées.
Cet incident et les protestations américaines déjà exprimées pour les mêmes motivations montrent combien les angoisses climatiques européennes ne sont que bien peu partagées par de nombreux pays dans le monde et en particulier par ceux qui émettent le plus de GHG.
Il va falloir atterrir...ou déclarer la guerre à la Chine!
ACCEDER via Google aux infos parues sur le blog du Financial Times avec les titres des papiers:
China blocks billion-dollar Airbus order
Airbus chief warns on emissions policy
Le 24 Juin 2011
Par Raymond Bonnaterre le 24 juin 2011 | (0) Commentaires
Voir aussi : Réchauffement Climatique
Démarrage d'une unité de captage de CO2 à la sortie d'une centrale au charbon en Alabama
Mitsubishi Heavy Industries (MHI) annonce qu'il vient de démarrer une unité de captage de CO2 dans une centrale au charbon de 25 MW en Alabama. Les travaux commencés il ya deux ans de cela en Mai 2009. Cette unité de 500 tonnes de CO2 par jour est capable de capter 90% des émissions de la centrale.
Malgré sa taille modeste cette unité permet de démontrer la maîtrise du procédé de capture du CO2 à la sortie d'une centrale au charbon. MHI affirme dans ce registre avoir en commande 10 unités de capture de CO2 à la sortie de centrales au gaz naturel dont huit d'entre elles sont déjà en production.
L'industriel japonais fort de son expérience acquise dans les usines de production d'urée se positionne comme un des leaders mondiaux dans le captage industriel du CO2. Alstom possède également une solide base technique dans le domaine mais que vers 2015.
Rappelons que les émissions de CO2 des centrales au charbon dépendent du rendement de la centrale et de la nature du charbon utilisé (FIG.). Une centrale avec un rendement de 40% et utilisant un charbon à 4% d'hydrogène émet autour de 0,86 tonne de CO2 par MWh. Pour une centrale de 25 MW les émissions par jour sont donc de 0,86 x 25 x 24 = 516 Tonnes de CO2.
Dans une centrale au gaz à cycle combiné de 60% de rendement les émissions de CO2 dues à la combustion du gaz ne seront que de 0,33 tonne de CO2 par MWh, auquel il faut rajouter le CO2 initialement contenu dans le gaz naturel s'il n'est pas lui même capté. Ces simples considérations montrent qu'il reviendra moins cher au MWh produit de décarboner les gaz d'une centrale au gaz que ceux d'une centrale au charbon. Une unité de captage de 500 tonnes de CO2 par jour peut équiper une centrale au gaz de 65 MW.
Dans tous les cas de figures le coût du captage du CO2 ne sera économiquement acceptable que si le CO2 est revendu au travers d'un vaste réseau de pipelines pour aider à la récupération améliorée du pétrole dans les puits en fin d'exploitation. Ce sera le cas dans le sud des États-Unis.
LIRE .
Le 22 JUin 2011
Par Raymond Bonnaterre le 22 juin 2011 | (8) Commentaires
Voir aussi : énergie fossile
L'USDA prévoit une campagne record pour l'offre et la demande de maïs dans le monde
S'il existe une demande soutenue pour une matière agricole donnée, l'histoire nous apprend que les prix, s'ils sont librement établis, ont tendance à monter incitant les paysans à favoriser cette culture pour améliorer leurs revenus. L'offre par une progression monotone des rendements et une modulation ou un accroissement des surfaces plantées s'adapte ainsi à la demande.
Un exemple simple consiste à comparer les récoltes mondiales depuis 50 ans de blé et de maïs. Sensiblement identiques entre 1960 et 2000 où elles avaient l'une et l'autre triplé durant la période, le monde a vu durant les années 2000 les récoltes de maïs s'accroitre plus rapidement que celles observées durant les décennies précédentes. Ce phénomène s'est déroulé en particulier aux États-Unis, tiré par la demande des distilleries de biocarburants qui vont utiliser en 2011 dans les 120 millions de tonnes de maïs (4,8 milliards de boisseaux) mais restitueront au marché des nourritures animales, sous forme de protéines humides ou sèches, pour près d'un tiers de ce maïs utilisé (DDGs). Les prévisions de l'USDA américaine pour la campagne confirment cette tendance à la croissance des récoltes puisqu'elle prévoit aujourd'hui la meilleure récolte mondiale de maïs à 866 millions de tonnes (335 aux USA) ce qui correspond à une croissance de 5,5% par rapports aux 821 millions de tonnes de l'année précédente.
En parallèle l'USDA prévoit une forte augmentation de la demande de maïs à 872 millions de tonnes (+3%) tirée en particulier par la demande chinoise qui doit nourrir ses milliards d'animaux d'élevage.
Ces données de production et de consommation seront naturellement sujettes à de nombreuses corrections futures en fonction des conditions climatiques et des possibilités de substitutions d'un type d'aliment animal par un autre en fonction des prix de marché. Mais ceci n'empêche pas les Goldman Sachs et autres Morgan Stanley d'agiter le drapeau rouge de la pénurie et de prédire un maïs à 9$ le boisseau, alors qu'il est retombé dernièrement, en phase avec le pétrole et le redressement du dollar, vers les 7$ à Chicago. Les charognards sont toujours là et faire peur au gogo pour qu'il apporte son fric leur est toujours profitable.
LIRE les du mois de Juin. LIRE dans .
Le 21 Juin 2010
Par Raymond Bonnaterre le 21 juin 2011 | (2) Commentaires
Voir aussi : bio-carburants