"Qualité Environnementale des Bâtiments", en route vers les indicateurs de performance
L’isolation des bâtiments est devenue un enjeu majeur avec les contraintes écologiques contemporaines. En effet, une bonne isolation est synonyme de nombreux avantages, à la fois sur le plan économique avec une facture de chauffage moindre et sur le plan environnemental grâce à la diminution des émissions de CO2. Lire la suite« Vestas: l'éolien un business qui supporte difficilement l'amateurisme | Accueil | Les créations d'emplois aux Etats-Unis ne permettent pas de réduire le chômage »
Les industries du silicium et des modules photovoltaïques européens dans la Bérézina
Par Raymond Bonnaterre | (11) Commentaires
L'industrie des modules photovoltaïques est une industrie de composant électronique dont l'offre est de plus en plus d'origine chinoise et taïwanaise et dont les débouchés dépendent de subventions de pays le plus souvent trop endettés ou de tarifs électriques imposés hors des prix de marché. Tout est en place pour que ce marché connaisse de formidables coups d'accordéon entre offre et demande entraînant de périlleuses variations de prix artificiellement gonflées en période de pénurie (on a vu du polysilicium à 400$/kg) et complètement déprimées comme aujourd'hui où le silicium est tombé à moins de 40$/kg , le wafer de base à 40 cents/Watt et le module vers les 1,1$/Watt (FIG.).
L'offre de modules à base de Silicium dépasse largement la demande (FIG.). Cette offre devrait dépasser encore plus une demande sans nette croissance en 2012 (FIG.II). A cette offre il faut ajouter celle des technologies concurrentes en couche mince Cd-Te (First Solar et GE) ou CIGS (Showa Shell).
Sans être grand clerc il faut donc prévoir, pour qu'offre et demande se rééquilibrent, la réduction de taille ou la disparition des industries les plus handicapées par des coûts non adaptés ou par la restriction des marchés traditionnels européens. Bien sûr sur la base de ces deux critères se sont les acteurs européens, en particulier allemands, qui sont les plus concernés par une consolidation du secteur.
La baisse des prix des modules devrait relancer la demande mais cet effet sera limité en raisons des coûts de pose des modules et autres coûts de raccordement au réseau qui impactent la rentabilité de l'électricité d'origine photovoltaïque. De plus il est nécessaire d'intégrer que la grande disponibilité de gaz naturel à faible prix va stabiliser pour des décennies les prix moyens du MWh électrique dans les grands réseaux électriques mondiaux. Seules les règlementations "climatiques" continueront à supporter cette industrie toujours trop chère...tant que les électeurs voudront payer.
On a même vu la Chancelière allemande en imaginant un transfert de l'activité vers les territoires grecs. C'est vous dire!
LIRE la présentation des sur ce sujet.
Le 4 Novembre 2011
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Commentaires
Rédigé par : Tonton | 4 nov 2011 15:36:03
Reality check! Ou en bon françois un grand coup de seau à eau glacée...
Et en effet l'accordéon est en marche :
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Rédigé par : Ray | 5 nov 2011 05:26:12
Les cours du polysilicium à 34,5 $/kg risquent d'entraîner la fermeture (provisoire?) de nombreux producteurs chinois.
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Rédigé par : Popeye | 8 nov 2011 19:34:07
Pas un mot sur le dépôt de bilan de photowatt, le "fleuron" français?
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Rédigé par : Ray | 9 nov 2011 05:12:29
Merci pour cette info Popeye qui malheureusement pour les centaines d'employés de l'Usine de Bourgoin s'inscrit dans la logique économique des choses. Le redressement judiciaire leur accorde 6 mois de sursis.
Le débat politique en pleine campagne présidentielle va être gratiné et arrosé de démagogie verte de tous bords.
Quand à un repreneur éventuel, il faut être aveugle ou/et jobard comme les dirigeants de Total, pour acquérir en 2011, en plein bas de cycle, avec forces millions de dollars, une activité photovoltaïque à base de wafers de Silicium (SunPower).
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Rédigé par : Tonton | 9 nov 2011 21:14:12
Dans son rapport médiatisé, l'UFE (EDF, GDF Suez) parle d'un problème de rentabilité des centrales à gaz combinés et que ce ne serait pas une solution d'investissement.
Vu l'importance du gaz dans les prochaines années, je suis dubitatif sur l'argument, si effectivement les centrales ne servent qu'en période de pointe.
Je me demandez ce que que vous en penseriez.
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Rédigé par : Tonton | 9 nov 2011 21:15:00
En tout cas le rapport table sur une augmentation des consommations d'électricité et ça semble un blasphème pour les décroissants...
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Rédigé par : Ray | 10 nov 2011 11:05:16
L'accroissement de consommation d'électricité en France, dans les pays OCDE et dans le monde est une évidence. Il accompagne le développement économique, la croissance démographique et l'urbanisation des populations. L'Allemagne avec une population décroissante et une très forte consommation de gaz fait pour l'instant exception avec des consommations électriques stables.
La rentabilité des centrales à gaz à cycle combiné (TGV pour nos amis Belges pour turbine gaz vapeur) dépend des prix relatifs du gaz et de l'électricité ainsi que du nombre d'heures de fonctionnement dans l'année qui vont être des périodes de pointes ou de semi-pointes et donc très profitables.
Pour celui qui sait acheter siouxement du GNL sur le marché mondial (et non pas du gaz russe indexé sur le baril de pétrole) je n'imagine pas qu'il puisse être en rouge avec une telle centrale en Bretagne ou dans le Sud-est de la France.
En comptant un amortissement de 25$/MWh (pour rembourser un investissement d'un million de dollars par MW pendant 8 ans et 5000 heures par an)il faut ajouter, frais compris, 60 $/MWh avec un prix du gaz à 10$/MMBTU. On arrive donc à un prix de revient de 85$/MWh pour de l'électricité non vendue en heures creuses.
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Rédigé par : Tonton | 14 nov 2011 09:33:34
Merci pour le détail.
5000 heures paraît encore trop élevé pour certaines centrales qui opèrent parfois seulement 20% du temps.
Comment dans ce cas convaincre des investisseurs de construire de tels parcs pour venir en secours d'une part importante d'EnR dans le mix électrique ?
C'est un détail qu'on oublie souvent d'aborder. Mais qui passera sous la table après l'argument proverbial du vent et du soleil après avoir asséné un point Fukushima.
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Rédigé par : Ray | 18 nov 2011 07:56:21
Le Ministre des Finances allemand voudrait réduire les installations photovoltaïques de son pays à 1GW par an à partir de mi-2012. Décidément le photovoltaïque sur fond de probable quasi disparition des industries locales, laminées par les concurrents chinois, n'a plus la cote en Allemagne.
Il faudra dans quelques années étudier ce cas d'école dans les Universités ou "comment une industrie trop largement subventionnée génère une pseudo pénurie, des prix artificiellement élevés et fait naître les concurrents asiatiques qui vont la détruire". La fin de la niche!
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Rédigé par : Tonton | 18 nov 2011 12:42:02
Ce n'est plus un moratoire, c'est de l'euthanasie pure et dure...
Je me rappelle d'une interview de Westerwelle qui fustigeait les subventions du PV en Allemagne : ça n'aura pris que 3 ans aux libéraux pour y arriver.
L'accent sur l'éolien offshore se confirme. Et le gaz, faut-il le rappeler.
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Rédigé par : Ray | 30 nov 2011 05:50:57
Les affaires se dégradent encore chez REC qui a fermé temporairement une partie de ses ateliers norvégiens et qui n'exclut pas la nécessité d'autres mesures plus radicales :
"Since October 1st, market prices for modules, wafers and polysilicon are down approximately 10 percent, 30 percent and 35 percent respectively. In addition to the price pressure, REC is currently experiencing low visibility on sales volumes and inventories are increasing across all product areas. If the solar market is not improving, further adjustments of production levels will be made."
Le prix du polysilicium est passé sous les 30$ le kg.
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